Overblog Tous les blogs Top blogs Marketing & Réseaux Sociaux Tous les blogs Marketing & Réseaux Sociaux
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Publicité

€, B-2, QE2

 

€, B-2, QE2

 

Tout le monde, y compris ce bon vieux Greenspan, est contre la politique monétaire (dite QE2, Quantitative Easy, 2° tranche) menée par le bombardier furtif B-2, Ben Bernanke : la Fed a déjà racheté pour plus de 1 000 milliards de dollars de bons du Trésor !

C’est insensé, mais cette politique est sensée quand on prend en considération le scénario d’un tsunami dans la zone euro : dans ce cas, les investisseurs, prenant peur, vendront les actions (réputées risquées) pour se précipiter sur les Treasuries qui sont traditionnellement un refuge en cas de troubles sur les marchés.

La demande augmentant sur ces Treasuries, les prix des contrats auraient pu bondir et inversement les rendements plonger. Pour amortir ces variations qui auraient pu être considérables, la Fed vendra la plus grande partie de ces 1 000 milliards de dollars de Treasuries qu’elle détient… en prévision de cet évènement.

Simple, tout est simple.

Les gens de la Fed connaissent mieux que moi la situation dans la zone euro : les déséquilibres fondamentaux ont atteint un stade insoutenable. Un tsunami peut s’y produire à tout moment, comme début mai 2010 quand deux banques au moins de la zone euro présentant un risque systémique ont été en défaut de paiement comme l’a écrit la BCE dans son bulletin de juin 2010.

Les indices d’actions ont alors plongé aux Etats-Unis en quelques minutes (vers 20 heures françaises, les bourses européennes étant alors fermées) car les autorités américaines n’avaient pas anticipé ce scénario.

Pour éviter qu’un tel krach ne se reproduise, des accords de swaps ont été conclus entre les grandes banques centrales et reconduits, mais ça ne durera pas éternellement a dit tristement comme toujours B-2 avec sa tête d’enterrement (de l’euro).

Les tsunamis ont toujours des conséquences catastrophiques pour ceux qui n’ont pas pris les bonnes décisions auparavant. Les éléphants de Thaïlande s’en sont toujours sortis vivants en rejoignant les collines, les Thaïlandais qui les ont imités aussi.

Les Etats-Unis peuvent supporter le choc d’un tsunami dans la zone euro grâce au rétablissement de leurs fondamentaux dans les normes : leurs big banks respectent maintenant les règles prudentielles d’endettement, les entreprises ont reconstitué elles-aussi leurs capitaux propres, les Américains consomment normalement, etc.

Les gens de la Fed et des autres autorités qui ont concocté la chute de Lehman Brothers sont parfaitement capables d’avoir développé ce scénario qui est ainsi fortement crédible, probable, cohérent et en parfaite concordance avec toutes les données observables.

Cliquer ici pour lire mon article concernant l’annonce banques de la zone euro présentant un risque systémique en défaut de paiement dans le bulletin de juin de la BCE.

***

 

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
R
<br /> bonjour.mr Gave écrit ceci:<br /> <br /> "Une politique monétaire a toujours quatre niveaux:<br /> <br /> 1. Restrictive, quand la croissance de l’économie est au dessus de son potentiel et/ou que des tensions inflationnistes commencent à poindre, ce qui veut dire des taux courts au dessus du taux de<br /> croissance de l’économie.<br /> 2. Neutre, quand l’économie croit à son potentiel de croissance, ce qui veut dire des taux d’intérêt légèrement inferieurs au taux de croissance du PNB nominal.<br /> 3. Stimulât ive, si la croissance est très inferieure à son potentiel et/ou si un choc exogène vient à frapper le pays (voir le Japon aujourd’hui). Les taux doivent être à ce moment très en dessous<br /> de la croissance du PNB et des injections de liquidités peuvent être pratiquées;<br /> 4. Très stimulatrice (panique), s’il existe un risque de faillite en chaine de pays ou de banques (souvent liés), du type de celles que nous avons eu dans les années 30 ou que nous avons failli<br /> avoir récemment. Dans ces cas la, les taux d’intérêt réels (taux courts moins taux d’inflation) peuvent et doivent être négatifs (pendant une brève période) et la courbe des taux doit être très<br /> pentue (pendant longtemps) pour que les banques commerciales puissent reconstituer leurs fonds propres. Des injections massives de liquidités doivent être pratiquées.<br /> <br /> Depuis la grande crise de 2008-2009 et la crise de l’Euro en 2010 les deux grandes banques centrales du monde, la BCE et la FED ont été fermement sur le mode « panique », et à juste titre.<br /> <br /> Malheureusement, des taux d’intérêt réels négatifs ont de multiples inconvénients, le premier étant que les taux négatifs permettent aux « canards boiteux » de survivre, ce qui empêche toute<br /> croissance (pas de destruction dans le processus de création destructrice) et le second que l’Etat peut se financer à bon compte, ce qui favorise la hausse du poids de l’état dans l’économie,<br /> toujours une mauvaise chose. Accessoirement les taux réels négatifs amènent toujours à des explosions à la hausse de l’or et des matières premières et souvent à une hausse générale des prix<br /> (inflation).<br /> <br /> Le capitalisme en fait ne peut pas fonctionner si le cout du capital est négatif. Il a besoin d’un cout du capital « discriminant »<br /> <br /> Aujourd’hui, compte tenu des chiffres très satisfaisants de la croissance dans le monde en général et dans le Nord de la Zone euro en particulier, la BCE a décidé de commencer a ramener le curseur<br /> de la politique monétaire de « panique » a « stimulatrice », sans doute en route vers le point « neutre » d’ici quelques mois, et je suis parfaitement d’accord avec cette position qui me parait<br /> très sage. (Pas souvent que je suis d’accord avec monsieur Trichet)<br /> <br /> La Fed de son coté apparaît fermement décidé à maintenir ses taux courts au niveau « panique », ce qui me parait être une grave erreur.<br /> <br /> Ce que je pense n’a cependant guère d’importance.<br /> <br /> La réalité de marché est que les deux grandes banques centrales sont en train d’entrer en désaccord et que dans le passé chaque fois que cela s’est produit nous avons eue une grave crise<br /> financière.<br /> <br /> Si l’on remplace la BCE par la Bundesbank, je peux citer les dates de 1971, 1973, 1979, 1987, 1992, 2008, toutes marquées par des événements fort désagréables sur les marchés, surtout si le dollar<br /> était à l’époque à un niveau artificiellement déprimé, ce qui est le cas aujourd’hui.<br /> <br /> Les USA sur les 12 derniers mois, ex pétrole et ex Chine ont déjà une balance des comptes courants excédentaire. Cette divergence des politiques monétaires risque de faire baisser encore plus le<br /> dollar, déjà hyper compétitif. La pression concurrentielle déjà très forte que l’industrie américaine exerce sur le reste du monde (pensez Airbus contre Boeing) s’en trouverait fortement renforcée,<br /> les matières premières repartiraient à la hausse, aggravant à la fois les tensions inflationnistes et sécessionnistes (stagflation, nous voici), le consommateur serait appauvri partout…<br /> <br /> Bref, comme en 1972, en 1978, en 1987, les USA tiennent le discours, « le dollar est notre monnaie et votre problème » (Conolly secrétaire d’Etat au Trésor en 1972) et prétendent suivre une<br /> politique monétaire fondée sur des critères purement domestiques, en oubliant que le dollar est la monnaie de réserve du monde Ce genre d’attitude s’est toujours retourné contre eux et contre<br /> l’économie américaine, mais ils ont apparemment la mémoire courte et pensent que manipuler la monnaie est plus facile que de prendre des décisions courageuses .Grave erreur s’il en fut…<br /> <br /> Cette attitude est grosse de dangers importants. Pour être honnête, parfois les USA avaient raison (1992, 2008), parfois ils avaient tort 72, 78, 87…) mais la réalité est que les deux banques<br /> centrales dans ces cas la ne peuvent pas avoir raison toutes les deux à la fois.<br /> <br /> Si l’une a raison, l’autre a tort et je sais donc que l’une des deux est en train de faire une erreur monumentale.<br /> <br /> Les erreurs monumentales de politique monétaire ont toujours des conséquences financières importantes<br /> <br /> Attachez vos ceintures…"<br /> <br /> <br /> Daprés vous laquelle des 2 banques fait une erreur ?<br /> (pas question ici de juger l'auteur de l'article)<br /> <br /> <br />
Répondre
C
<br /> <br /> Oui, je ne souhaite pas critiquer C. Gave... qui m'a appris baucoup de "choses".<br /> <br /> <br /> Les gens de la Fed & Co. ont parfaitement bien organisé et maitrisé ce qui s'est passé, et ils continuent à le faire ! (cf. mon dernier article à ce sujet), par contre, ceux de<br /> la BCE font toutes les erreurs qu'il ne faut surtout pas faire !<br /> <br /> <br /> Les erreurs monumentales de politique monétaire ont toujours des conséquences létales, mais on ne meurt qu'une fois  <br /> <br /> <br /> <br />
A
<br /> Bonjour Monsieur Chevallier,<br /> <br /> Vous écrivez,<br /> <br /> "les investisseurs, prenant peur, vendront les actions (réputées risquées) pour se précipiter sur les Treasuries qui sont traditionnellement un refuge<br /> en cas de troubles sur les marchés"<br /> <br /> D'accord, mais je crois que certaines actions Françaises qui travaillent à l'international seront très convoitées (investisseurs Américains et Chinois).<br /> <br /> Tôt ou tard les actions reprendront de la valeur alors que l'immobilier et l'assurance vie seront plombées pour longtemps.<br /> <br /> Cordialement.<br /> <br /> <br />
Répondre