Balance des paiements française (octobre)
La Banque de France vient de publier les chiffres de la balance des paiements de la France pour le mois d’octobre.
Le déficit de la balance commerciale (compte des transactions courantes pour les biens seuls, rubrique 1,1) a diminué par rapport au mois précédent grâce… aux grèves qui ont bloqué les importations d’hydrocarbures : 3,4 milliards d’euros contre 4,9 milliards en septembre,
Graphique 1 :
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Les chiffres de novembre seront encore plus catastrophiques.
Depuis août 2005, le cumul des déficits des investissements directs augmente : il se montait à 279,7 milliards d’euros fin octobre, ce qui inquiète beaucoup les gens de la Banque de France, et celui de la balance commerciale (1,1) était de 247,7 milliards d’euros depuis août 2004,
Graphique 2 :
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Comme ces déficits augmentent et qu’ils ne sont pas compensés par des excédents de la balance des services ni par des entrées nettes de capitaux (attirés par le potentiel de rentabilité des entreprises françaises comme c’est le cas aux Etats-Unis), la dette nette de la France a augmenté de 32,8 milliards en un mois (elle était de 225 milliards d’euros fin octobre, rubrique 3,3),
Graphique 3 :
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En effet, une balance des paiements est par définition équilibrée. Les déficits de certaines rubriques doivent être compensés par des entrées nettes de capitaux (dans cette rubrique 3,3 autres investissements), c'est-à-dire par une dette nette de la France (en tant que nation vis-à-vis de l’étranger).
Dans ces sombres circonstances, les investissements directs étrangers en France sont tombés à zéro et les investissements directs français à l’étranger sont tombés très bas,
Graphique 4 :
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C’est grave, car les investissements sont les emplois de demain !
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Ces chiffres n’empêchent pas la Banque de France de publier un communiqué victorieux, cliquer ici pour le lire, faisant croire au bon peuple que les déficits baissent et présentant même l’augmentation de la dette nette comme étant positive !
Tous les journaleux et bonimenteurs reprennent cette propagande.
La productivité globale de la France est inférieure à celle de l’Allemagne. Quand une même monnaie unique circule dans ces deux pays, la croissance n’atteint pas son potentiel optimal en France, le chômage y reste à un niveau élevé et les caisses de la maison France se vident de ses réserves. Il en est de même dans ces autres cochons de pays du Club Med.
La situation est encore tenable dans la mesure où les excédents de l’Allemagne couvrent les déficits.
La balance des paiements de la zone euro vis-à-vis de l’étranger présente encore quelques réserves, mais les déficits de ces cochons de pays du Club Med sont cachés dans les comptes globaux.
La mystification tient tant que l’Allemagne continue à payer, mais elle n’est pas tenable à terme.
J’avoue que je ne comprends pas cette incompréhension des problèmes économiques simples et fondamentaux, ni le manque de réactions positives des Français.
On va droit dans le mur…
Autre hypothèse possible : le petit cercle très restreint des dirigeants français au plus haut niveau (de droite comme de gauche) cherche ainsi à obliger l’Allemagne à accepter une union européenne pleine et entière (donc en pérennisant l’euro et le sauvetage de ces cochons de pays du Club Med dont la France) car elle ne pourra pas nous laisser tomber.
En effet, les dommages seraient alors trop importants pour tout le monde dans le monde entier.
Cette solution a l’avantage d’être confortable pour les dirigeants français (de droite comme de gauche) qui ne sont pas obligés de prendre des décisions trop impopulaires.
Un petit rappel : dans un système de changes libres, la valeur de la monnaie ayant cours en France aurait baissé, ce qui aurait rétabli la croissance, l’emploi et les équilibres fondamentaux.
Cliquer ici pour lire mon billet du mois précédent.
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