Monnaies, nations, stratégies
Tout est simple…
Une monnaie correspond à une nation, et inversement.
Les Etats-Unis sont une nation, ils ont donc une monnaie. L’argent sain est le premier pilier des Reaganomics. Il n'y a pas (ou plus) de création monétaire grâce à la Fed.
L’Europe est constituée de nations qui auraient dû conserver leurs propres monnaies pour accroitre durablement leur richesse comme elles l’ont fait avant d’adopter l’euro.
Les cumuls de déficits (des balances commerciales et des investissements directs étrangers) augmentent en France (depuis 2004) et dans les autres cochons de pays du Club Med. Ils sont compensés actuellement par les excédents allemands mais cette situation n’est pas durable.
La masse monétaire de la zone euro est hypertrophiée, en particulier à cause des engagements de retraite qui ne sont pas comptabilisés.
Les big banks too big to fail européennes ne respectent pas les règles prudentielles d’endettement.
Ces fondamentaux sont mauvais.
Les 25 ans de prospérité du Tigre celtique ont été anéantis en quelques semaines par les erreurs de quelques dizaines de personnes seulement : les dirigeants de 3 ou 4 big banks à l’échelle de l’Irlande, de la banque centrale (qui n’a pas surveillé correctement le système bancaire) et du gouvernement qui a laissé faire ces dérives.
Au pire, la France peut subir le même sort. Ce serait alors un tsunami aux effets dévastateurs.
Au mieux, les désordres s’accentueront, cette situation pouvant perdurer un certain nombre d’années.
Au début des années 80, les avis étaient partagés : certains étaient persuadés que l’URSS et le communisme sombreraient dans un avenir envisageable. D’autres étaient persuadés que le monde serait toujours partagé entre deux systèmes fondamentalement opposés.
En 1981, certains étaient persuadés que la gauche au pouvoir allait faire sombrer la France, d’autres qu’elle allait mettre fin au chômage.
Dans les années 90, certains étaient persuadés que l’euro renforcerait l’Europe, d’autres qu’il aurait des effets destructeurs.
Les prédictions à terme concernant les problèmes économiques majeurs doivent s’appuyer sur des bases solides pour être fiables et alimenter une stratégie gagnante.
La stratégie américaine est celle d’accentuer le désordre en Europe en se basant sur les erreurs (dues à l’ignorance) de ses dirigeants. Elle est gagnante.
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