Balances, USA, Chine...
Le déficit de la balance commerciale des Etats-Unis a été de 497 milliards de dollars en 2010, ce qui est considérable, mais les entrées nettes de capitaux se sont montées à 786 milliards.
Finalement, la balance des paiements est équilibrée par le libre jeu des marchés, les Américains améliorant même leur position nette vis-à-vis de l’étranger.
Les consommateurs des Etats-Unis bénéficient de produits à bas prix importés en particulier de Chine, ce qui permet à l’économie de ce pays de décoller enfin.
Les entreprises américaines sont toujours les plus innovantes du monde, ce qui attire les capitaux du monde entier.
L’équilibre final est le résultat des déséquilibres des balances intermédiaires qui se compensent, tel est le résultat admirable de la politique initiée par les Reaganomics et en particulier de ce bon vieux Greenspan.
Les emplois non qualifiés ont été supprimés en masse aux Etats-Unis, ce qui oblige les Américains à améliorer leur qualification et donc leur productivité tout en décourageant l’immigration sauvage et en contenant l’inflation.
Les Chinois qui ont une faible qualification trouvent facilement des emplois plus productifs.
La balance commerciale chinoise est fortement excédentaire : 183 milliards de dollars en 2010 soit 3,1 % du PIB de 5 879 milliards de dollars (US$), ce qui n’est pas excessif.
La banque centrale de la Chine (People’s Bank of China, PBoC) avait 2 847 milliards de dollars (US$) en devises en réserve fin 2010, ce qui est considérable, et inflationniste.
En effet, les entreprises chinoises qui exportaient étaient obligées de revendre à la banque centrale les dollars qu’elles gagnaient pour récupérer des renminbis.
Les flux réels sortaient donc de Chine alors que les flux financiers entraient, ce qui est évidemment inflationniste !
Les autorités chinoises qui ont très bien compris les leçons des business économistes monétaristes américains, les Reaganomics, ont parfaitement bien réagi en incitant leurs entreprises à conserver leurs dollars pour les investir à l’étranger, ce qui n’est alors plus inflationniste.
Les entreprises chinoises rachètent à bon prix des entreprises mal gérées dans le monde.
Les big banks chinoises s’apprêtent même à racheter à vil prix les cadavres qui se trouvent dans les placards de leurs concurrentes euro-zonardes…
***