Base monétaire : Greenspan / B-2
L’erreur historique du bombardier furtif Ben Bernanke se voit clairement sur le graphique, cliquer ici pour le voir, de notre ami Fred de Saint Louis représentant la base monétaire dite M0 qui a bondi jusqu’à $2 183 milliards le 10 février 2010 alors qu’elle se montait à moins de $900 milliards avant le 10 septembre 2008.
$1 000 à $1 300 milliards ont ainsi été mis à la disposition des banques commerciales par la Fed en pure perte, c’est-à-dire sans relancer la croissance du PIB.
Ce bon vieux Greenspan n’a jamais fait une telle erreur du temps où il présidait la Fed : il intervenait, non pas directement, mais indirectement de façon à ce que les marchés fonctionnent normalement, d’eux-mêmes, en particulier en incitant les Américains à dépenser leurs dollars plutôt qu’à les placer inutilement dans les caisses d’épargne où cet argent (M2-M1) est en grande partie inutilisé, donc stérilisé, retiré des circuits économiques et financiers, ce qui explique que la croissance du PIB a été et est plus faible que ce qu’elle aurait dû être.
Comme je l’ai écrit précédemment, ce sont au moins $2 600 milliards (c’est-à-dire au moins deux fois plus d’argent) qui devraient circuler dans l’économie américaine (correspondant à l’excès d’épargne en M2-M1).
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Le concept de base monétaire M0 n’est pas pertinent a priori car il est hétérogène : il regroupe les billets et les pièces de monnaie qui sont en circulation ainsi que l’argent mis à la disposition des banques commerciales par la Fed.
Or, cet argent presque gratuit dont disposent miraculeusement les banques commerciales n’est pas transformé en billets par la fameuse planche à billets dont tous les idiots inutiles parlent sans arrêt, mais utilisé par ces banques commerciales pour le prêter à leurs clients à des taux beaucoup plus élevés de façon à dégager facilement des bénéfices confortables au lieu de l’emprunter normalement sur les marchés financiers.
Une fois de plus, le rôle de la Fed n’est pas d’intervenir directement sur les marchés en fournissant de l’argent à bon compte aux banques commerciales, mais d’intervenir indirectement sur les marchés pour que les marchés fonctionnent normalement, d’eux-mêmes.
En prenant en considération M0, les innombrables idiots inutiles qui ne comprennent rien et qui confondent tout sont persuadés que la Fed fait marcher la fameuse planche à billets et qu’il y a création monétaire.
Les agrégats pertinents sont M1 (qui comprend les billets et l’argent sur les comptes courants), M2-M1 (l’argent placé dans les caisses d’épargne) et M3-M2 (la trésorerie des entreprises).
Les chiffres de M1 et M2 publiés par la Fed montrent qu’il n’y a pas de création monétaire.
B-2 a fait supprimer la publication des chiffres de M3 en arrivant à la présidence de la Fed, ce qui ne permet plus de suivre l’évolution de M3-M2. Les membres du Congrès devraient commencer leurs travaux en exigeant le rétablissement immédiat de la publication de ces chiffres.
Les résultats publiés par les banques et les entreprises américaines permettent de constater que la bulle qui s’était développée en M3-M2 a été résorbée normalement par la crise des sub-prime et par l’effondrement financier de septembre 2008, ce qui est confirmé par les chiffres de M3 de la zone euro qui évoluent a priori comme aux Etats-Unis.
L’argent est donc sain aux Etats-Unis, il n’y a pas d’argent non-gagné, pas de création monétaire, l’Amérique n’est pas au bord du gouffre, ni l’Hindenburg.
Les seuls problèmes viennent des Démocrates qui ont eu trop de pouvoir : d’Obaba qui a augmenté les déficits publics et de B-2 qui accumule les erreurs historiques.
Les problèmes dureront tant qu’ils disposeront de leur pouvoir de nuisance.
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B-2 s’obstine dans ses erreurs en voulant faire racheter par la Fed une masse considérable de Treasuries. Son acharnement s’explique par le fait qu’il est fondamentalement un universitaire : le prof explique à ses étudiants ce qu’il a appris par ses recherches, et lorsque des étudiants émettent des avis opposés aux siens, le prof corrige les erreurs qu’ils sont censés avoir commises. Le prof a toujours raison !
Le problème est que le président de la Fed intervient sur les marchés où tous les intervenants sont face à des incertitudes. Tout le monde se trompe donc souvent plus ou moins. La solution est de se tromper moins que d’autres, ce que font les bons spéculateurs, ceux qui voient loin et juste.
Ce bon vieux Greenspan savait qu’il se trompait souvent, mais il n’a jamais fait de grosses erreurs : les crises n’ont jamais duré longtemps et elles ont toujours été suivies de reprise de la croissance après avoir résolu correctement les problèmes qui se posaient tandis que B-2 s’obstine dans ses erreurs.
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