Suisse et monétarisme
La masse monétaire M3 augmente beaucoup trop en Suisse : de 6 à 7 % d’une année sur l’autre…
Graphique 1 :
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… surtout depuis l’effondrement financier de fin 2008 (après la faillite de la banque des frères Lehman),
Graphique 2 :
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Cette augmentation de M3 s’explique d’abord par celle de M2-M1 : les petits Suisses augmentent considérablement leurs dépôts dans les caisses d’épargne car ils craignent que leur situation se dégrade à l’avenir,
Graphique 3 :
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Globalement, la trésorerie des entreprises helvètes (M3-M2) varie énormément : elle a considérablement augmenté de 2004 à 2008, et elle s’est effondrée après la faillite de la banque des frères Lehman,
Graphique 4 :
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Cette bulle en M3-M2 aura été mondiale : elle est bien visible sur les données de la BNS et sur celles de la BCE, cf. mes billets à ce sujet. Elle a été bien réelle aussi aux Etats-Unis mais non visible dans les données de la Fed car le bombardier furtif B-2, Ben Bernanke, en a supprimé la publication en arrivant à sa tête.
L’évolution de M3-M2 est exactement inverse de celle de M2-M1 : quand les trésoreries des entreprises se reconstituent (grâce à la reprise de la croissance), les petits Suisses diminuent leur épargne pour dépenser leurs francs, ce qui alimente la croissance du PIB, et inversement, quand les entreprises ont des difficultés, les petits Suisses épargnent davantage car ils redoutent une détérioration de leur situation, ce qui accentue les difficultés des entreprises et donc la baisse du PIB,
Graphique 5 :
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Les variations du PIB sont ainsi amplifiées par le comportement des consommateurs.
L’augmentation de M3 s’explique ensuite par celle de M1 : tout se passe comme si des capitaux (une bonne centaine de milliards de francs) avaient brusquement afflué lors des turbulences financières de 2008 dans ce refuge qu’est l’Helvétie …
Graphique 6 :
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La variation de M1 d’une année sur l’autre a fait un bond prodigieux pendant le plus fort des turbulences,
Graphique 7 :
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Comme la croissance du PIB réel est inversement proportionnelle à la variation de la masse monétaire libre, le maintien de la croissance est fortement compromis par l’excès d’épargne des petits Suisses qui, en craignant que leur situation se détériore, dépensent moins, la demande faiblissant, l’offre faiblit, ce qui correspond à une baisse du PIB,
Graphique 8 :
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Cette dégradation de la situation est d’autant plus regrettable que les droites de tendance montraient un solide redressement de la croissance depuis ces dernières décennies…
Graphique 9 :
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… et surtout depuis ces derniers mois,
Graphique 10 :
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Les petits Suisses réagissent comme les Américains, mais plus radicalement.
Les erreurs historiques du bombardier furtif B-2, Ben Bernanke, ont des répercussions négatives gigantesques au plus profond des vallées helvètes ! … alors que la croissance était revenue après un grand plongeon.
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Ce billet est une actualisation de celui du 7 mars 2008 sur l’Helvétie, cliquer ici pour le lire.
Sources : données de la Banque Nationale Suisse, cliquer ici pour accéder au site.
Cliquer ici pour lire mon billet sur ma loi sur la masse monétaire libre.
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