Béhaviorisme, monétarisme et croissance
Les Américains réagissent vite par rapport à leur situation et leurs anticipations : la lourde défaite qu’ils ont infligée aux Démocrates lors des dernières élections de novembre leur a redonné espoir.
Ils ont exprimé quelques craintes après les fêtes, mais ils ont vigoureusement réagi dans la semaine se terminant le 24 janvier : ils ont diminué leur épargne (M2-M1) de $42 milliards ! (d’après les chiffres de la Fed publiés hier soir)
Graphique 1 :
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Le montant de leur épargne est maintenant retombé nettement sous les $7 000 milliards,
Graphique 2 :
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L’augmentation (d’une année sur l’autre) de M2-M1 est retombée elle aussi,
Graphique 3 :
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La prédiction que j’ai faite la semaine dernière doit donc être fortement révisée : la croissance du PIB réel devrait être de 2,8 % (d’une année sur l’autre) au cours de ce 1° trimestre 2011, c'est-à-dire de 3,8 % par rapport au trimestre précédent en taux annualisé ! car la variation du PIB réel est inversement proportionnelle à celle de la masse monétaire libre,
Graphique 4 :
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Le bombardier furtif B-2, Ben Bernanke, qui connaissait ces chiffres avant leur publication, a logiquement commencé à admettre hier que la croissance était bien repartie, mais en continuant à justifier le maintien de taux au plancher pour la faciliter.
Cependant, la Fed semble être prête à laisser monter ces taux : les rendements des Notes à 10 ans ont franchi hier la barre symbolique des 3,5 % en attendant de monter davantage…
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