BPCE 1° semestre 2010
Le ratio d’endettement de BPCE, la banque aux bottes de Sarko, cliquer ici pour lire mon billet sur ses comptes 2009 et cliquer ici pour voir les résultats du 1° semestre 2010, se détériore : le total des dettes (1 073,5 milliards d’euros) représente 21,3 fois (mon µ, leverage) le montant de ses capitaux propres (50,5 milliards d’euros) alors que le maximum à ne pas dépasser est de 12,5.
Tableau 1 :
| BPCE | 2008 | 2009 | 2010 S1 |
| Total dettes | 1 108,5 | 981,0 | 1 073,5 |
| Capitaux propres | 35,2 | 47,8 | 50,5 |
| µ (multiple) | 31,5 | 20,5 | 21,3 |
| Tier d'origine (%) | 3,2 | 4,9 | 4,7 |
Le ratio Tier d’origine est l’inverse de ce µ : les capitaux propres devraient représenter au moins 8 % du total des dettes, ce qui est loin d’être le cas (4,7 %).
Les branquignols de la BNP et les meccanos de la Générale font largement pire, mais ce n’est pas une raison pour s’en réjouir,
Tableau 2 :
| 2010 S1 | BNP | Soc Gen | BPCE |
| Total dettes | 2 169,0 | 1 108,0 | 1 073,5 |
| Capitaux propres | 68,1 | 25,7 | 50,5 |
| µ | 31,9 | 43,1 | 21,3 |
| Tier | 3,1 | 2,3 | 4,7 |
Comme l’a écrit la BCE : plusieurs banques de la zone présentant un risque systémique ont été en défaut de paiement début mai.
Si cela se reproduit et si l’incident ne peut pas être réglé, c’est le tsunami bancaire car la France seule ne pourrait pas supporter le choc. Avant un tsunami, la plage est toujours belle…
Aux Etats-Unis, les big banks ont un total des dettes de 1 500 à 2 000 milliards de dollars. Un défaut de paiement de l’une d’elles serait difficilement rattrapable bien que la population et sa richesse soient considérablement supérieures à celles de la France.
Tant que le pire n’est pas arrivé, ça passe, mais cette situation fait peser des doutes sur la solidité du système bancaire euro-zonard en dépit des déclarations dithyrambiques unanimes après les tests de stress.
Par ailleurs, le manque de capitaux propres des Gos banques françaises limite leur capacité à accorder des emprunts, ce qui pénalise ceux qui veulent investir.
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