Création monétaire en zone €
L’argent n’est pas sain dans la zone euro depuis son instauration et surtout depuis l’effondrement financier de septembre 2008 : M1 se monte à 4 571 milliards d’euros fin mars et représente 52 % du PIB,
Graphique 1 :
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A titre de comparaison, aux Etats-Unis, M1 se monte à $1 700 milliards et représente 12 % du PIB.
Dans la zone euro, M1 qui représentait 28 % du PIB en 1998 aurait dû baisser dans les 10 %.
Cette augmentation de M1 signifie qu’il y a de plus en plus d’argent non gagné sur les comptes bancaires (et dans les portefeuilles) des malheureux euro-zonards alors que cet argent devrait être dans les caisses de leurs fonds de pension pour leur assurer des revenus pendant leur retraite, cf. mes nombreux billets à ce sujet.
Ce qui se passe en Grèce et bientôt dans ces autres cochons de pays du Club Med n’est que la partie émergée de l’iceberg que les bons spéculateurs ont vu venir de loin.
Prêter une centaine de milliards d’euros à l’Etat grec ne fera qu’aggraver la situation en Grèce et dans la zone euro.
La masse monétaire de la zone euro est maintenant supérieure au PIB alors qu’elle aurait dû rester dans la zone des 70 % comme avant l’adoption de l’euro, avec moins de M1 et davantage de M3-M2 (qui correspond globalement à la trésorerie des entreprises),
Graphique 2 :
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La situation est maintenant irrattrapable.
Le job de Joe le plombier, c’est la plomberie, le job des patrons des banques centrales, c’est le maintien des fondamentaux monétaires.
Ces problèmes monétaristes sont simples finalement, tout est simple…
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