Argent sain et Europe
J’ai l’impression que de plus en plus de lectrices et lecteurs de mon blog commencent à mieux comprendre ce qu’est l’argent sain…
L’argent sain est le premier pilier des Reaganomics, dixit Arthur Laffer.
Quand j’écrivais cette phrase, peu de gens en comprenaient la signification.
Maintenant, c’est plus clair avec ce qui se passe en Grèce, mais c’est trop tard !
La situation actuelle découle de ce que l’argent n’est pas sain dans la zone euro surtout depuis l’origine, à cause justement de cette monnaie unique qui donne la possibilité aux cancres de prospérer pendant des années sans être sanctionnés rapidement par les marchés.
En France, l’argent n’est pas sain à cause des engagements de retraite qui ne sont pas comptabilisés et à cause du déficit persistant de la balance des transactions courantes caché grâce aux excédents de l’Allemagne.
En Grèce, l’argent n’est pas sain à cause de multiples débordements qui sont mieux connus maintenant.
Ailleurs en Europe, l’argent n’est pas sain pour diverses raisons : dans ces cochons de pays du Club Med et même dans le pays le plus vertueux, en Germanie, du fait entre autres du dépôt dans les banques allemandes d’argent de bons spéculateurs grecs !
Cette création monétaire se voyait dans l’évolution de la masse monétaire de la zone euro et dans les déficits des balances commerciales, cf. mes nombreux billets à ce sujet.
Aux Etats-Unis, les dirigeants économiques et financiers ont une bonne culture monétariste qui leur permet de comprendre ces problèmes. Ils agissent, parfois d’une façon très énergique (cf. l’effondrement financier de 2008-2009) pour maintenir l’argent sain.
Ils savent qu’il ne faut jamais faire confiance aux hommes politiques. C’est la raison pour laquelle la banque centrale doit être totalement indépendante (les hommes politiques ne doivent pas pouvoir exercer sur les membres du Fomc une influence décisive).
Ces derniers jours qui viennent de se passer sont historiques : avant, il y avait un petit espoir de redressement possible avec la sortie de la Grèce de la zone euro.
Maintenant, c’est fini, pour des décennies.
La seule solution est d’en sortir, ce qui peut se faire rapidement en attendant mieux en quelques clics de mulot en investissant dans des actions cotées aux Etats-Unis (dont de pays émergents), sous-évaluées, en croissance, créant de la valeur, cf. mes offres…
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