Croissance inflationniste aux Etats-Unis, bloquée en France
La croissance est et sera inflationniste aux Etats-Unis comme elle l’a été de 2004 à 2008 : le CPI:LFE, qui est un indice comprenant des produits types censés représenter les dépenses habituelles des consommateurs (publié vendredi 19 février), montre une baisse de l’inflation mais il n’est pas significatif lorsque la croissance du PIB reprend après une phase récessive.
En effet, le PCE:LFE qui est un indice qui rend compte des variations des prix des dépenses effectives de consommation des Américains a évolué en sens contraire du CPI:LFE fin 2003 et il a bien montré le retour de l’inflation dès le début 2004,
Graphique 1 :
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L’explication est la suivante : après une phase récessive, les dépenses de consommation des Américains sont atypiques. La demande de certains produits augmente, donc les prix augmentent, ce qui alimente l’inflation comme le montre bien cette courbe de tendance du PCE:LFE,
Graphique 2 :
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Dans ces conditions, le maintien des taux de la Fed à zéro ne pourra que renforcer cette croissance inflationniste dans les mois à venir.
Il n’en est pas de même en France : le PMI manufacturier (publié vendredi 19 février) est en légère baisse, ce qui signifie que la croissance du PIB a atteint un palier (2 % en taux annualisé) qu’elle ne peut pas dépasser à cause du poids des prélèvements obligatoires, des dettes et des déficits publics et du manque de culture économique des Français,
Graphique 3 :
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En effet, sauver des zemplois bloque les gains de productivité, donc la croissance.
Il faudrait au contraire laisser faire les marchés, la destruction créatrice de Schumpeter…
Ce scénario rose peut virer au noir avec une aggravation des désordres financiers et monétaires dans la zone euro comme le montre cette courbe de tendance,
Graphique 4 :
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Pire : un tsunami bancaire pourrait se produire…
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