Dette de la Grèce : 300 milliards € !
Dans un article du Spiegel, cliquer ici pour le lire, l’ancien président de la Buba, Karl Otto Pohl précise qu’un petit, un tout petit pays comme la Grèce, sans base industrielle, ne pourra jamais rembourser 300 milliards d’euros de dettes :
"… ein kleines, ein winziges Land wie Griechenland noch dazu ohne industrielle Basis niemals in der Lage sein wird, 300 Milliarden Euro an Schulden zurückzuzahlen."
… ce qui confirme en l’actualisant mon billet (cf. ci-dessous) dans lequel je rapportais récemment que la dette de la Grèce était de l’ordre de 200 milliards d’euros en valeur comptable de 2006 à 2008 d’après les chiffres de la Banque de Grèce.
Comme je l’ai écrit, ce ne sont pas les déficits des budgets des Etats de ces cochons de pays du Club Med qui sont graves comme le répètent tous les journaleux et tous les bonimenteurs, ce sont les dettes de ces nations par rapport à l’étranger qui sont enregistrées dans les balances des paiements qui sont abyssales et qui vont faire éclater l’euro-système.
A cause de l’existence de cette monnaie unique, la Grèce, mais aussi la France, cf. mes billets à ce sujet, profitent des excédents des balances allemandes commerciales et des capitaux pour ne pas réagir positivement.
Avant l’adoption de l’euro, dans un système de changes libres, ces cochons de pays du Club Med auraient été obligés de réagir face à la baisse de leur monnaie pour éviter de tomber encore plus bas.
Du temps du système de Bretton Woods, ces pays auraient été obligés de dévaluer.
Dans l’euro-système, la seule issue pour ces pays est la sortie de l’euro, en catastrophe, avec une forte dévaluation et dans le plus grand désordre.
Tout le reste n’est que (mauvaise) littérature.
Karl Otto Pohl connait bien ces problèmes de balances des paiements et il est bien informé.
Comment se fait-il que je sois le seul, à ma connaissance, en France et en français, à analyser ces problèmes de balances des paiements ?
C’est pourtant simple, tout est simple.
On ne peut pas vivre longtemps avec des déficits des balances commerciales et des capitaux !
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Par ailleurs, les accords de swaps qui viennent d’être réactivés entre les grandes banques centrales comme lors de l’effondrement financier de 2008, montre que la zone euro était alors passé tout près du crash, mais les Américains (la Fed) avaient œuvré plus ou moins discrètement pour qu’elle ne s’effondre pas car l’économie américaine n’aurait pas pu tenir le choc en 2008-2009.
Maintenant, la croissance étant repartie aux Etats-Unis sur des fondamentaux sains, la Vieille Europe peut couler sans faire trop de vagues aux Etats-Unis !
Go !
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