Deutsche Bank et Bâle III
Les dirigeants de Deutsche Bank viennent d’annoncer qu’ils voulaient faire une augmentation de capital de 18 milliards d’euros en 2011 !
En faisant l’hypothèse (2011 H+20) que le total des dettes reste au même niveau que fin 2010, en arrondissant l’augmentation des capitaux propres à 20 milliards d’euros par incorporation de bénéfices, le redressement de la banque serait remarquable,
| Deutsche Bank | 2010 Q3 | 2010 Q4 | 2011 H+20 |
| Total des dettes | 1 919,5 | 1 856,8 | 1 836,8 |
| Capitaux propres | 38,5 | 49,2 | 69,2 |
| µ (leverage) | 49,9 | 37,7 | 26,5 |
| Tier (%) | 2,0 | 2,6 | 3,8 |
Sommes en milliards d’euros.
Après ces augmentations de capital, Deutsche Bank sera encore loin de respecter les règles de Bâle III mais la tendance est bonne : elle signifie que ses dirigeants ont bien compris les problèmes qui se posaient et ils les résolvent normalement.
Il en est de même pour d’autres banques allemandes comme Commerzbank.
Contre tous mes détracteurs francophones, je maintiens que ce multiple µ ou véritable ratio Tier calculé comme je le fais, selon les prescriptions de ce bon vieux Greenspan et les règles prudentielles d’endettement de la BRI, dites de Bâle III, est le critère essentiel permettant d’évaluer la santé des banques.
Les seuls capitaux propres à prendre en considération sont ceux qui le sont véritablement, à savoir le capital + les réserves + les derniers bénéfices (normalement, seuls ceux qui seront conservés) moins les minoritaires, tout le reste du passif étant par définition des dettes.
Bien entendu, les dirigeants de nos Gos banques sont contre ainsi que ceux d’UBS et de Crédit Suisse qui font courir un risque systémique aux malheureux contribuables (de leur pays respectif de rattachement) qui sont leurs sauveteurs en dernier ressort.
Pour aggraver la situation actuelle, les dirigeants de la BCE envisagent d’augmenter son taux de base, ce qui renchérit l’euro par rapport au dollar (US$) et fait plonger les cours de nos Gos banques car elles sont de plus en plus vulnérables.
Plus que jamais, le manque de culture économique et financière, monétariste, aura des conséquences particulièrement graves.
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