Dévaluer le franc (français) de 11 % !
Les rendements des bons des Trésors à 10 ans jouent le rôle d’ersatz de monnaies nationales dans la zone euro.
Ils font apparaitre un écart de 11 % des OAT françaises par rapport au Bund,
Graphique 1 :
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Dans le quasi système de Bretton Woods qu’est l’euro système, il faudrait donc dévaluer la monnaie qui circule en France de 11 % par rapport à la monnaie de référence : celle qui circule en Allemagne.
Une dévaluation de 11 %, c’est très exactement celle qu’avait faite Georges Pompidou en août 1969 pour prolonger la croissance du PIB à un haut niveau, celui des 30 glorieuses.
S’il y avait une trace d’un minimum de soupçon d’intelligence économique dans la cervelle de l’histrion ignare qui se trouve encore à l’Elysée (et dans celle de ses collaborateurs), il ferait comme Pompidou, ce qui résoudrait le problème numéro 1 des Français (en faisant repartir la croissance et l’emploi), et assurerait accessoirement sa réélection.
Pour dévaluer la monnaie qui circule en France, il faudrait bien entendu sortir de l’euro système et rétablir le franc français.
Angela Merkel a changé complètement d’avis sur le nucléaire après Fukushima. Elle et notre histrion pourraient parfaitement le faire pour l’euro qu’ils ont soutenu énergiquement jusqu’à présent.
Après une période de fortes turbulences en 2010, la situation se normalise relativement dans la zone euro : les rendements augmentent à la suite de ceux des Treasuries,
Graphique 2 :
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La Grèce est potentiellement complètement sinistrée ainsi que le Portugal avec des écarts défiant l’imagination,
Graphique 3 :
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Il en est de même pour l’Irlande qui est toutefois dans une situation totalement différente des pays du Club Med, car le Tigre celtique a été victime de quelques banquiers qui n’ont pas respecté les règles prudentielles d’endettement (ce qui devrait faire réfléchir les petits Suisses !).
L’Italie est dans une situation proche de celle de l’Argentine en 2001 avec une dévaluation potentielle de l’ordre de 45 à 50 %...
Graphique 4 :
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… et de 55 à 60 % pour l’Espagne,
Graphique 5 :
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Tout peut se passer dans l’avenir proche.
Le plus inquiétant est que le seul scénario plausible de sortie de la politique monétaire de B-2 (la fameuse QE2) est un nouvel effondrement des rendements des Treasuries (après l’éclatement de l’euro système par exemple), ce qui permettrait à la Fed d’amortir le choc en vendant avantageusement la plus grande partie de ce qu’elle en détient.
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