Erreurs d’analyse et inflation
Tous les moutons de Panurge sont d’accord : la Fed va faire marcher la planche à billets pour imprimer 2 000 milliards de dollars pour relancer la croissance du PIB car les Etats-Unis sont au bord de la déflation, ce qui fait plonger le dollar car plus personne n’a confiance dans cette monnaie pourrie.
Il est difficilement compréhensible que la planète entière fasse de telles erreurs d’analyse économique en ce XXI° siècle !
Comme je l’ai montré dans mes précédents billets, la Fed a racheté aux banques commerciales des titres qui trouvaient difficilement preneur sur les marchés. Ces banques ont donc récupéré des dollars. Il n’y a pas eu de création monétaire dans cette opération comme le montrent les chiffres de M1.
Ces titres arrivent à échéance petit à petit et la Fed récupère des dollars qu’elle s’apprête à utiliser pour racheter maintenant des Treasuries. Là aussi, il n’y a pas de création monétaire dans cette opération comme le montrent les chiffres de M1.
Ce bon vieux Greenspan est bien entendu, comme moi, opposé à ces opérations.
Le maintien du taux de base de la Fed à zéro est une erreur monumentale faite par le bombardier furtif B-2, Ben Bernanke, et ses acolytes, car l’inflation qui ne s’est pas encore manifestée au niveau des biens de consommation, est sur le point de partir : comme en 2003, après une chute du PIB, les prix de détail (mesurés par le PCE:LFE) continuent à baisser, mais les prix de produits de base grimpent comme le montre en particulier le PPI, ce qui se propagera aux prix de détail par la suite,
Graphique 1 :
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Zoom sur le graphique précédant montrant mieux que le PCE:LFE peut augmenter vite,
Graphique 2 :
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Les banques centrales asiatiques ont relevé leurs taux de base : Chine (5,56 %), Australie (4,75 %), Inde (6,25 %) pour contrer les tensions inflationnistes, ce qui est parfaitement justifié.
La croissance du PIB aux Etats-Unis était repartie sur des bases très élevées au début 2010 comme le montrent l’indice PMI manufacturier qui a atteint la zone de 60 de mars à mai, pour retomber un peu par la suite car B-2 a utilisé les problèmes de la zone euro pour faire peur aux Américains, ce qui a fait faiblir la croissance du PIB…
Graphique 3 :
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… qui reste à 56,9 largement au-dessus de sa moyenne historique,
Graphique 4 :
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Ce bon vieux Greenspan n’a jamais compté sur les idiots inutiles pour mener sa politique monétaire. Il a toujours cherché au contraire à améliorer la connaissance des marchés et de ses acteurs.
B-2 est en train d’entrer dans l’Histoire par la mauvaise porte.
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