Euro destruction et dévaluations
Les indices PMI manufacturiers sont d’excellents indicateurs de l’activité économique, avec un très faible écart (une quinzaine de jours) entre le moment où ils sont publiés et la réalité, contrairement au PIB.
Les chiffres publiés aux Etats-Unis et en France confirment parfaitement ce que j’en ai déjà écrit : l’écart est important en France par rapport aux Etats-Unis, surtout depuis le 1° janvier dernier,
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Il vient du manque de réactions positives des Français (leur antilibéralisme viscéral) et de l’euro fort.
Lors de la 1° semaine de janvier, l’euro a continué à baisser par rapport au dollar, ce qui a fait plonger les cours de nos Gos banques qui risquaient de plonger davantage encore.
Pour éviter un tsunami bancaire, la communauté financière euro-zonarde et plus particulièrement les gens de la BCE ont fait remonter l’euro (en annonçant vouloir relever le taux de base de la BCE à cause de l’inflation, ce qui ne correspond pas à la réalité observable actuellement).
Les pays du Club Med, dont la France, ne peuvent pas dévaluer par rapport à d’autres pays forts de la zone euro (l’Allemagne, les Pays-Bas) ni par rapport au reste du monde.
Conséquence : les produits industriels des pays du Club Med sont de moins en moins compétitifs sur les marchés internationaux, ce qui fait stagner, voire régresser leur activité manufacturière qui était déjà faible.
Il y a une quarantaine d’années, Georges Pompidou réélu, décidait de dévaluer le franc pour maintenir la croissance à un haut niveau : celui des 30 glorieuses.
Tout le monde savait alors, du président de la République à la ménagère qu’il fallait dévaluer à cause des dérapages habituels français (les augmentations de salaires, la 4° semaine de congés payés, etc.).
Maintenant, plus personne ne sait ce qu’est une balance des paiements, ni ce que sont les conséquences d’une monnaie trop forte.
Il est particulièrement curieux de constater qu’il en est de même ailleurs : plus personne (en Europe) ne se rend compte de la détérioration de la situation due à cette monnaie unique.
L’euro fort condamne plus de la moitié des euro-zonards à subir une croissance faible, un taux de chômage élevé et surtout à être sous la merci d’un effondrement semblable à ce qui s’est produit en Argentine (du fait de la position nette débitrice des pays du Club Med) et d’un tsunami bancaire.
Par ailleurs, des mouvements totalement anormaux affectent la parité euro-dollar et les cours de nos Gos banques depuis quelques jours.
Les bons spéculateurs sont comme les éléphants : jamais victimes d’un tsunami.
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