Euro : suite et… fin !
Bécassine vient encore de faire une gaffe monumentale en déclarant lundi soir que ce week-end dernier (8 et 9 mai 2010), la situation était exactement semblable à celle qui prévalait la veille du lundi 15 septembre 2008 lors de la faillite des frères Lehman.
En effet, sans avoir rien annoncé dimanche, les grandes banques centrales ont réactivé les accords de swap tôt le lundi matin (10 mai), avant l’ouverture des marchés asiatiques, ce qui signifiait que la BCE était sur le point de manquer de dollars dans les heures à venir.
Un nouvel effondrement financier mondial a été évité de justesse !
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Le plan de sauvetage gigantesque de 750 milliards d’euros est en fait dérisoire…
En effet, l’effondrement financier de septembre 2008 a fait passer la dette nette de la France vis-à-vis de l’étranger à 400 milliards d’euros quelques mois plus tard (fin 2008) alors qu’elle était proche de zéro fin 2007, cf. mon billet à ce sujet, données de la Banque de France.
En transposant cette chute à ce qui s’est passé depuis ces dernières semaines dans la zone euro, il est alors vraisemblable que la dette nette de la France ait pu augmenter de 400 milliards d’euros récemment.
400 + 400 = 800 milliards d’euros de dettes nettes pour la seule France.
Dans ces conditions, le plan de sauvetage de 750 milliards d’euros de ces cochons de pays du Club Med est effectivement dérisoire.
Sachant que la France est le moins pire de ces cochons de pays du Club Med, le Titanic est maintenant sur la trajectoire de l’iceberg, toute manœuvre d’évitement est impossible (les déficits publics ne sont qu’une partie de la partie émergée de cet iceberg).
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Le job de Joe le plombier, c’est la plomberie, les tuyaux.
Le boulot des patrons des banques centrales, ce sont les tuyaux financiers et monétaires mais ils ont laissé se développer une fuite gigantesque qui a creusé un trou immense camouflé en surface par les excédents de l’Allemagne.
Le sapeur Camembert fait semblant de prendre le tas de 750 milliards qui n’existent pas pour combler le trou bien réel de quelques milliers de milliards de ces cochons de pays du Club Med.
Il connait bien les lieux : il sait que sous la surface, le trou béant peut s’ouvrir d’un moment à l’autre.
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Les investisseurs qui voient juste et loin, les bons spéculateurs, continuent à sortir leurs billes de l’euro qui a repris sa tendance baissière lourde après un sursaut symbolique lundi matin.
Après le licenciement de quelques dizaines de salariés de la SEC sous addiction au porno, il est à espérer que ceux qui restent en poste fassent normalement le travail pour lequel ils sont payés.
Dans ces conditions, la baisse du chiffre d’affaires en Europe de Coca-Cola, de McDo et autres sociétés cotées aux Etats-Unis sera largement compensée par l’augmentation des ventes dans les pays émergents, ce qui ne devrait pas faire plonger leurs cours.
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