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France, Chine, Grèce, €

France, Chine, Grèce, €

Extrait d’une dépêche Reuters : le coût de l'assurance contre un défaut sur la dette publique de la France, tel que le reflète le marché des Credit Default Swaps à cinq ans, est devenu supérieur à celui de la Chine.

 

 

 

Cette évolution est logique car la Chine dispose de 2 500 milliards de dollars (des Etats-Unis) de réserves et la dette de l’Etat sera de l’ordre de 20 % du PIB dans les années à venir contre 100 % pour la France qui avait 400 milliards d’euros de dettes fin 2008.

C’est simple, tout est simple.

Les marchés anticipent très bien la situation à venir dans tous les domaines.

Les CDS sont des réducteurs d’incertitude indispensables et non pas d’abominables spéculateurs (dans un sens péjoratif).

Dans son livre, ce bon vieux Greenspan écrit qu’il a toujours été étonné par la faculté qu’ont les Chinois à assimiler les concepts économiques et financiers, ce qui n’est pas le cas des Européens et en particulier des Français viscéralement antilibéraux !

Depuis un certain nombre d’années, lui et d’autres gens de la Fed, ont aidé et conseillé les autorités chinoises pour qu’elles appliquent correctement leurs enseignements, mais ils ont sagement laissé les Européens baigner et se noyer dans leurs errements.

La vieille Europe est en train de mourir lentement.

***

 

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B
<br /> Moody's abaisse les notes de neuf banques grecques.<br /> <br /> L'agence de notation financière Moody's a annoncé vendredi qu'elle abaissait la note de solidité financière (BFSR) et de crédit de neuf banques grecques, maintenant une perspective négative, en<br /> raison des pressions sur le secteur bancaire dans le contexte économique grec.<br /> <br /> Moody's pourrait encore dégrader les notes des dépôts et de crédit de ces banques lorsqu'elle réévaluera la note de dette à long terme de la Grèce.<br /> <br /> Les neuf établissements en question sont NBG (Banque nationale de Grèce), Eurobank, Alpha, la Banque du Pirée, Emporiki (filiale du Crédit Agricole), Agricultural Bank of Greece, General Bank of<br /> Greece (filiale de la Société Générale), Marfin Egnatia Bank et Attica, détaille Moody's dans un communiqué.<br /> Moody's avait déjà dégradé la note de BNG, Alpha, Eurobank, la Banque du Pirée et Emporiki le 31 mars.<br /> <br /> L'agence de notation estime que le contexte économique grec a des répercussions sur la solidité du secteur financier local, qui a de plus en plus de mal à avoir accès au marchés interbancaire et<br /> obligataire et s'appuie donc sur le financement de la Banque Centrale Européenne (BCE).<br /> <br /> "La BCE va rester une source de financement pour les banques jusqu'à ce que la confiance revienne sur les marchés. Cela dit, le soutien de la BCE n'est pas illimité, rappelle Moody's.<br /> <br /> Autre difficulté pour le secteur bancaire : la mise en place de mesures pour redresser les finances est positive pour la solvabilité du pays, mais peut avoir un coût sur la croissance à court ou<br /> moyen terme, souligne l'agence de notation, citant pêle-mêle un risque de hausse du chômage, une baisse des revenus et une moindre rentabilité pour les entreprises.<br /> <br /> http://www.romandie.com/infos/news/201004301537040AWP.asp<br /> <br /> <br />
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B
<br /> Nous venons d’apprendre que les Etats européens devraient prêter en tout 120 milliards d’euros à la Grèce.<br /> <br /> Concrètement, qui devrait prêter combien ?<br /> <br /> - 1- L'Allemagne devrait prêter à la Grèce 27,92 % du prêt total.<br /> <br /> - 2- La France devrait prêter à la Grèce 20,97 % du prêt total.<br /> <br /> - 3- L'Italie devrait prêter 18,42 % du prêt total.<br /> <br /> - 4- L'Espagne devrait prêter 12,24 % du prêt total.<br /> <br /> http://www.euractiv.fr/sites/default/files/Eurozonefootingthebill.pdf<br /> <br /> Ce « plan d’aide » pose quatre problèmes insolubles.<br /> <br /> Premier problème : les Etats européens sont eux-mêmes surendettés.<br /> <br /> Deuxième problème : les Etats européens devraient emprunter sur les marchés internationaux, et ensuite re-prêter ces sommes à la Grèce à un taux d’intérêt de 5 %.<br /> <br /> Troisième problème : plusieurs Etats européens devront emprunter à plus de 5 % car ils sont très mal notés par les agences de notation. Exemples : le Portugal doit emprunter à 5,50 %, l’Irlande<br /> doit emprunter à 5,20 %.<br /> <br /> Quatrième problème : ces 120 milliards d’euros prêtés à la Grèce seront à fonds perdus car la Grèce est incapable de rembourser quoi que ce soit.<br /> <br /> Conclusion :<br /> <br /> ce « plan d’aide » n’est pas un plan d’aide. C’est un gigantesque mensonge destiné à rassurer les marchés internationaux.<br /> <br /> C’est du bluff pour faire croire que la Grèce pourra éviter le défaut de paiement.<br /> <br /> <br />
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J
<br /> Cher Jean-Pierre Chevallier,<br /> <br /> Il serait intéressant de faire le même graphique pour des pays réellement comparables soit :<br /> - Chine/USA ou<br /> - Allemagne/Chine<br /> Merci<br /> <br /> <br />
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C
<br /> Bonjour Monsieur Chevallier<br /> <br /> Une petite estimation du PIB 1er trimestre US cette après midi ?<br /> <br /> Merci<br /> <br /> <br />
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C
<br /> <br /> Cf. mes posts à ce sujet<br /> <br /> <br /> <br />
R
<br /> Une autre vision ?(blog lupus)<br /> A Paris ou à Berlin, les prix ne laissent pas de surprendre le touriste américain. Aujourd’hui, le taux de change est au désavantage du touriste, et une chambre d’hôtel, un simple repas ou une<br /> chemise pour homme, sont plus chers dans ces villes qu’à New York ou à Chicago. Il faudrait, pour que ces biens et services coûtent le même prix qu’aux Etats-Unis, que l’euro cède autour de 15%, à<br /> 1,10 dollar l’euro environ.<br /> <br /> Sur la base de cette arithmétique, on a tôt fait de conclure que l’euro est surévalué et que la baisse amorcée en décembre par cette monnaie va sûrement s’accentuer, mais ces conclusions seraient<br /> erronées. Certaines perspectives indiquent plutôt que l’euro va certainement repasser à 1,60 dollar, son niveau de 2008.<br /> <br /> PLUS DE FELSTEIN EN SUIVANT :<br /> <br /> <br /> Trois raisons expliquent les écarts d’appréciation de notre touriste.<br /> <br /> Première raison, les prix qu’il peut voir sont généralement augmentés du montant de la TVA (taxe sur la valeur ajoutée), appliquée partout en Europe et inexistante aux Etats-Unis. Ôtez le taux de<br /> la TVA – ordinairement de 15% ou davantage – et vous retrouvez les prix américains.<br /> <br /> Deuxième raison, les biens et services qu’achète le touriste ne sont qu’une part infime de l’assortiment de biens et services qui s’échangent au niveau international. La gamme des biens exportés<br /> par l’Europe comprend les équipements, les produits chimiques et une infinité de produits qu’un consommateur n’achète pas directement. Pour être en mesure de savoir si ces prix sont “trop élevés”<br /> par rapport au cours du change du moment, il faut se pencher sur la balance commerciale.<br /> <br /> L’Allemagne, premier exportateur européen, enregistre, au niveau mondial, un excédent commercial record.<br /> <br /> Pour les acheteurs étrangers, l’attractivité de son exportation par rapport au cours du change est telle, qu’en 2009, ce pays a pris la deuxième place du classement des exportateurs mondiaux (après<br /> la Chine). L’excédent de ses exportations sur ses importations au cours des douze derniers mois, avoisine les 200 milliards de dollars et équivaut à près de 6% de son PIB. Et dans l’éventualité<br /> d’une forte appréciation de l’euro par rapport à sa valeur actuelle, la solidité des exportations nettes allemandes ne risque pas de se démentir.<br /> <br /> Au cours du change d’aujourd’hui, les autres pays de la zone euro sont loin d’avoir la compétitivité de l’Allemagne. Tout de même, l’ensemble de la zone euro a enregistré, pour la période des douze<br /> derniers mois, un excédent commercial de plus de 30 milliards. Et avec un euro très bas par rapport à bien d’autres monnaies sur l’année écoulée, la balance commerciale européenne peut encore<br /> progresser dans les mois qui viennent. Pour limiter cette progression, l’euro doit remonter.<br /> <br /> Ce qui m’amène à la troisième raison, la plus décisive du point de vue d’un renforcement considérable de l’euro par rapport à son niveau actuel: la conjoncture économique mondiale exige de la zone<br /> euro qu’elle accuse un vrai déficit de ses comptes courants, afin qu’elle devienne un grand importateur net de fonds en provenance du reste du monde.<br /> <br /> Deux facteurs interviennent ici.<br /> <br /> Primo, les pays producteurs de pétrole et la Chine continueront à exporter plus largement qu’ils n’importent. Ils chercheront à investir leurs bénéfices étrangers nets sur les places financières<br /> étrangères. Une grande part de ces investissements ira sûrement s’écouler vers les Etats-Unis, mais les pays excédentaires voudront diversifier l’investissement de ces nouveaux gains sur<br /> l’exportation nette, et la zone euro est la seule, en dehors des Etats-Unis, à pouvoir leur offrir un marché de capitaux à la hauteur de tels investissements.<br /> <br /> La zone euro ne pourra cependant multiplier les influx de capitaux étrangers que si ses comptes courants sont déficitaires, c’est à dire si ses importations augmentent par rapport à ses<br /> exportations. Et cela demande un euro moins compétitif – plus élevé par rapport au dollar et aux autres monnaies. L’arrivée dans la zone euro des bénéfices nets des exportateurs, de pétrole ou<br /> autre, va faire monter la valeur de l’euro et favoriser les transferts de fonds.<br /> <br /> Secundo, les pays détenteurs de masses énormes de réserves en dollar se déferont d’une bonne part de ces réserves pour des euros. La tendance des Banques centrales d’Asie et du Moyen-Orient à<br /> garder intactes leurs réserves en dollar – tendance motivée par le besoin qu’elles avaient de réserves d’une grande convertibilité pour parer à d’éventuels déficits – n’a plus de raison d’être.<br /> Leurs fonds de roulement, en tant que réserves d’urgence, dépassent largement le niveau requis.<br /> <br /> La Corée du Sud et Taiwan, par exemple, détiennent respectivement 250 milliards de dollars de réserves de change, tandis que celles de la Chine s’élèvent à plus de 2000 milliards de dollars. Dotés<br /> de fonds de roulement très conséquents, ces pays, ainsi que d’autres, entreprennent une diversification de leurs avoirs de réserve sur des titres libellés en euros. Ils illustrent une tendance<br /> appelée à durer et nécessairement synonyme d’une hausse de l’euro face au dollar.<br /> <br /> Alors chaque fois que je serai amené à voyager en Europe, je continuerai sans doute à me plaindre des prix, tout en gardant à l’esprit que les prix qui comptent pour le commerce sont plus<br /> compétitifs que ceux que je vois en réglant la note d’un déjeuner. Et je sais également que les pressions complémentaires, destinées à pousser l’Europe à importer des fonds, et à engager les pays<br /> excédentaires à diversifier les placements de leurs avoirs de réserve, contribueront à rendre les voyages en Europe plus chers en termes de dollars.<br /> <br /> Project Syndicate, mars 2010<br /> <br /> EN COMPLEMENT :<br /> <br /> Martin Feldstein Le dollar, une devise à risque ?<br /> <br /> Les responsables chinois et les investisseurs privés partout dans le monde se demandent ouvertement si les investissements en dollars sont menacés. Une grande partie des 2000 milliards de réserve<br /> étrangère du gouvernement chinois étant en dollars, ils ont une bonne raison de se préoccuper de l’évolution de la valeur du billet vert. Les investisseurs qui détiennent des dollars en quantité<br /> moindre et qui peuvent de ce fait se tourner vers d’autres devises plus facilement que la Chine ont raison de se demander s’ils doivent diversifier leurs avoirs de sorte que le dollar y occupe<br /> moins de place, ou même éviter complètement le dollar.<br /> <br /> Leur crainte quant à l’avenir du dollar tient à différents facteurs liés entre eux. Le dollar va-t-il continuer sa baisse entamée depuis longtemps par rapport aux autres devises ? Si la tendance<br /> actuelle se poursuit, l’énorme augmentation de la dette des USA dans la décennie à venir et au-delà va-t-elle générer l’inflation ou même mettre le pays en cessation de paiement ? La croissance<br /> explosive des réserves des banques commerciales va-t-elle entraîner rapidement l’inflation au moment où l’économie redémarre ?<br /> <br /> Il y a beaucoup de sujets d’inquiétude, mais la crainte à l’égard du dollar est exagérée. Commençons par l’évolution négative la plus probable : un taux de change du dollar en chute libre par<br /> rapport aux autres devises. Même après sa légère remontée par rapport à l’euro intervenue récemment, le dollar a perdu 15% de sa valeur comparé à ce qu’elle était il y a 10 ans et 30% de sa valeur<br /> comparé à ce qu’elle était il y a 25 ans, ceci en référence à un panier étendu constitué des principales devises.<br /> <br /> Même si des accès occasionnels de nervosité des marchés financiers mondiaux poussent le dollar à la hausse, je m’attends à ce qu’il poursuive sa baisse par rapport à l’euro, au yen japonais et même<br /> au yuan chinois. Cette baisse est nécessaire pour réduire l’énorme déficit commercial que les USA entretiennent avec le reste du monde.<br /> <br /> Examinons les conséquences d’une baisse du dollar par rapport au yuan pour la Chine. Détenant officiellement 1000 milliards de dollars, une hausse de 10% de la parité yuan-dollar diminuerait de 10%<br /> la valeur en yuan de cet avoir. Il s’agirait là d’une grosse perte comptable, mais elle serait sans conséquence sur la valeur des biens ou des achats que les Chinois pourraient faire aux USA avec<br /> leurs milliards de dollars.<br /> <br /> Les Chinois (ou les Saoudiens ou les Indiens ou qui que ce soit d’autre en dehors de la zone euro) ont de bonnes raisons de s’inquiéter de la baisse du dollar par rapport à l’euro. Quand la baisse<br /> du dollar reprendra, le pouvoir d’achat de leur avoir en dollars sur les marchés européens baissera dans les mêmes proportions. Si l’on ne peut prédire de combien le dollar va chuter, il ne serait<br /> pas surprenant qu’il baisse de 20% au cours des prochaines années par rapport à sa valeur actuelle de 0,7 euro.<br /> <br /> Mais pour un investisseur le plus grand risque est celui d’une inflation qui annihilerait virtuellement la valeur de cette devise. Cela c’est produit dans nombre de pays au cours des années 1970 et<br /> 1980. Au Mexique par exemple, le pouvoir d’achat du peso était 150 fois plus faible en 1990 qu’en 1980.<br /> <br /> Les USA ne connaîtront pas un tel phénomène. De gros déficits budgétaires entraînent une inflation forte dans des pays qui de ce fait sont contraints de créer de la monnaie parce qu’ils ne peuvent<br /> vendre des bons du Trésor à long terme. Ce risque n’existe pas pour<br /> <br /> <br />
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