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Manipulations de cours

Manipulations de cours

 

L’écart entre les rendements des bons à 10 ans du Trésor de la France (3,294 %) et de l’Allemagne (3,021 %) est tombé à 9,0 % vendredi soir 30 avril en fin de séance américaine contre 10,8 % la veille,

2010.05.02.FRFDM.gif

Cliquer ici pour agrandir le graphique.

Une telle chute est anormale (dernier point à droite).

Ce qui s’est passé est simple : Sarko & Co savent maintenant que cet écart de rendements est suivi par beaucoup de gens et qu’il révèle la fragilité des nations de la zone euro par rapport à l’Allemagne qui en est la référence.

Ils ont demandé à la communauté financière française (principalement les banques et les compagnies d’assurance) d’acheter des bons du Trésor français, la demande augmentant, leurs prix augmentent et leurs rendements baissent.

En Allemagne, Wolfgang Schäuble a déclaré qu’il recommande lui aussi aux banques (surtout aux banques régionales en grande partie publiques) d’en faire autant (acheter des bons du Trésor, en particulier des Bund et des bons grecs) car, en accordant de l’aide à la Grèce, c’est maintenant l’ersatz de Deutschemark qu’est le Bund qui commence à être attaqué !

Ainsi, tout le marché obligataire public euro-zonard repose sur des bases manipulées par les dirigeants politiques, économiques et financiers, ce qui est très dangereux, suicidaire même.

Le plus étrange est ce qui s’est passé jeudi 29 avril : à 18 heures, l’écart entre les rendements des bons à 10 ans du Trésor de la France (3,327 %) et de l’Allemagne (3,055 %) est tombé à 8,9 % et il était à 21 heures en fin de séance américaine à 10,8 % !

L’explication logique est simple : les 35 heures ! Pas d’heures supplémentaires après la fin de la séance de travail en France, mais les marchés ont repris le dessus pendant quelles heures, lors de la fin de la séance américaine, d’où la montée de cet écart…

De tels écarts de rendements entre 18 heures et 21 heures se sont déjà produits dans le passé, cf. mes billets à ce sujet.

***

 (merci à David salé Student at CEFIMS /University of London de me donner son email !)

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C
<br /> Déficits: la France prend un risque majeur, selon P.Marini 05/05/2010 14:04<br /> <br /> <br /> <br /> PARIS (AFP) -- Au vu de la crise grecque, la France "prend un risque majeur" si elle continue à ne pas respecter les engagements du programme de stabilité européen en matière de déficits, a estimé<br /> mercredi le rapporteur général UMP de la commission des Finances du Sénat, Philippe Marini.<br /> "La France n'a jamais réalisé son programme de stabilité", qui fixe la limite annuelle des déficits publics à 3% du Produit intérieur brut et celle de la dette publique à 60% du PIB, a-t-il indiqué<br /> lors d'une conférence de presse.<br /> "A partir d'aujourd'hui, si on estime pouvoir continuer, on prend un risque majeur, systémique", a-t-il estimé.<br /> Dans son programme de stabilité transmis fin janvier à Bruxelles, le gouvernement français prévoyait de réduire le déficit public, qui devrait atteindre 8,0% du PIB cette année, à 6,0% en 2011,<br /> puis 4,6% en 2012, pour revenir à la limite autorisée des 3% en 2013.<br /> Mais la Commission européenne, tout en jugeant ces prévisions optimistes, avait regretté que certaines mesures visant à réduire les déficits ne soient pas détaillées.<br /> "La crise grecque contribue à une prise de conscience, on n'a plus le droit au double langage", a affirmé M. Marini.<br /> Pour résorber le déficit public français, la Commission des Finances du Sénat propose ainsi que "toute décision qui affecte le solde budgétaire soit prise en loi de finances ou en loi de<br /> financement de sécurité sociale" uniquement.<br /> "Le tableau de chiffres qu'on envoie à Bruxelles devrait faire l'objet d'un débat au Parlement avec un vote annuel sur le programme de stabilité et de croissance", a aussi lancé Jean Arthuis, le<br /> président centriste de la Commission des Finances.<br /> Mais pour que la France tienne ses objectifs, "l'équilibre des comptes publics" ne suffira pas, "il faudra aussi de la croissance", a souligné M. Arthuis, qui prône une réforme totale de la<br /> fiscalité pour améliorer la compétitivité française.<br /> "De l'ampleur de la réforme des retraites va dépendre l'appréciation que (nos voisins) vont porter sur nous", a-t-il ajouté.<br /> Aux yeux de la Commission des Finances du Sénat, la crise grecque doit servir de leçon à tous les pays de la zone euro: "on ne peut plus envoyer des documents pluriannuels à Bruxelles sans avoir<br /> l'intention de les mettre en oeuvre", a dit Philippe Marini.<br /> Il a jugé "indispensable de mettre en place une autorité européenne des comptes publics", qui permette d'homogénéiser et de comparer les données budgétaires et financières des différents Etats.<br /> "La Cour des comptes de chaque Etat devrait diligenter des missions de contrôle et attester les comptes de chacun", a renchéri Jean Arthuis.<br /> Le fait d'avoir tant tardé à aider la Grèce "rend d'autant plus impératif le succès du plan" qui, s'il échoue, serait le dernier, ont-ils aussi prévenu.<br /> <br /> <br />
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G
<br /> C'est un peu la concrétisation de la conclusion de Guido Hülsmann: comme les eurocrates n'admettront jamais qu'ils se sont si lourdement et tragiquement trompés durant tant d'années, ils choisiront<br /> l'inflation comme remède. L'eurosystème porte en lui le germe de sa propre destruction qui conduira au déclin de la vieille Europe et au renforcement du leadership américain et asiatique.<br /> http://www.euro92.com/edi/biblio/guido2.htm<br /> <br /> <br />
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C
<br /> <br /> Les libertariens radotent depuis des décennies...<br /> <br /> <br /> <br />
Y
<br /> Cette décision est historique et recèle une subtilité qui ne vous aura sans doute pas échappé. En autorisant la BCE à contre-garantir les obligations grecques, on ouvre la porte en douceur à un<br /> changement radical de mission de la BCE: en effet dans les semaines & mois à venir, le même mécanisme va être mis en place pour le Portugal, l'Espagne puis la France. De la sorte la BCE sera<br /> devenue une imprimante à billets (puisque les prêts garantis seront remboursés aux banques quand les Etats seront défaillants). Le tour est joué et les dindons de la farce seront les allemands<br /> !<br /> La sortie de l'Allemagne de la zone euro devient donc le scénario le plus probable à l'heure actuelle... Mais il faudra attendre encore un peu (après les élections je pense).<br /> <br /> <br />
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C
<br /> <br /> ... encore + longtemps...<br /> <br /> <br /> <br />
B
<br /> La banque centrale européenne a annoncé lundi qu’elle allait accepter les titres de dette grecque en garantie de ses prêts, quelle que soit leur notation financière, une mesure inédite qui devrait<br /> soulager la Grèce et les banques de la zone euro.<br /> <br /> La semaine dernière l’agence de notation financière Standard & Poor’s a dégradé la notation de la dette grecque, la ramenant dans la catégorie spéculative, celle des émetteurs d’obligations<br /> "pourries".<br /> <br /> http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?num=d90ab204c4ab15950e55696f1acaccee<br /> <br /> A partir d'aujourd'hui, voici comment va fonctionner l'escroquerie du siècle :<br /> <br /> - Etape 1- La banque XYZ accorde à la Grèce un prêt d'1 milliard d'euros sur 2 ans ; la Grèce doit verser à la banque XYZ un taux d'intérêt de 10 % !<br /> <br /> - Etape 2- La banque XYZ accorde à la Grèce un prêt d'1 milliard d'euros sur 10 ans ; la Grèce doit verser à la banque XYZ un taux d'intérêt de 8,50 % !<br /> <br /> - Etape 3- La banque XYZ se retrouve avec 2 milliards d'euros d'obligations grecques. Autrement dit : la banque XYZ se retrouve avec 2 milliards d'euros d'obligations pourries.<br /> <br /> - Etape 4- Pour se refinancer, la banque XYZ porte toutes ces obligations pourries à la Banque Centrale Européenne. La Banque Centrale Européenne accepte les 2 milliards d'obligations pourries en<br /> garantie. La Banque Centrale Européenne prête 2 milliards d'euros à la banque XYZ à un taux d'intérêt de 1 % seulement !<br /> <br /> - Etape 5- La banque XYZ va maintenant toucher les intérêts que va lui verser la Grèce ! C'est le jackpot !<br /> <br /> En clair :<br /> <br /> A partir d’aujourd’hui, la Banque centrale Européenne accepte en garantie de ses prêts des obligations grecques, c’est-à-dire des obligations pourries.<br /> <br /> La Banque Centrale Européenne est devenue une gigantesque fosse à merde.<br /> <br /> Conclusion : la BCE = la Banque Chiasseuse Empeste.<br /> <br /> <br />
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G
<br /> L'oracle: j'ai bien l'impression qu'il n'est plus temps. Surtout si la BCE se pose en prêteur de dernier ressort (== planche à billets). A plus ou moins longue échéance, pour nos états tels qu'ils<br /> vont, les jeux sont faits. Bien sûr, il va y avoir des manoeuvres dilatoires pour cacher l'impensable, mais le fait est là: Game Over.<br /> <br /> La question ce serait plutôt: comment sauver les meubles à notre niveau individuel? Quels investissements pourraient nous garantir un retour suffisamment intéressants pour mettre sur pied des plans<br /> d'urgence rapidement (comme une exfiltration du territoire européen par exemple...)? Je pensai acheter suffisamment d'or (bcp feront ça dans l'avenir...) qui devrait s'apprécier afin de pouvoir<br /> utiliser ensuite ce pécule pour partir.<br /> <br /> Qu'en pense M. Chevallier? L'or ou les actions sous cotées de sociétés américaines? Je penche pour l'or car si ça s'effondre vraiment, les USA aussi seront mouillés donc...<br /> <br /> <br />
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C
<br /> <br /> L'or est un mauvais placement ! alors que les actions cotées aux US (dont de pays émergents !) sous valorisées de titres en croissance créant de la valeur sont infiniment + intéressantes ! cf.<br /> mes offres...<br /> <br /> <br /> <br />