Inflation : B-2 / BCE
Le bombardier furtif B-2, Ben Bernanke, aura réussi l’exploit non seulement de faire éclater la bulle monétaire en M3-M2 qui s’était dangereusement gonflée mais encore de faire revenir l’inflation dite sous-jacente (core, hors produits dont les prix sont volatils) dans les normes : entre 1,0 et 1,5 % mesurées par le PCE:PILFE qui rend compte des dépenses effectives des consommateurs.
La croissance du PIB a été faible jusqu’au 1° semestre 2003 mais l’inflation sous-jacente était alors trop forte : elle n’est tombée qu’à 1,4 % (fin du 1° semestre 2003) pour se maintenir au-dessus des limites à plus de 2 % jusqu’au début 2010 et elle n’est redescendue dans les normes qu’à partir du 2° semestre 2010,
Graphique 1 :
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L’inflation sous-jacente se maintient dans les normes bien que l’autre indice CPI:LFE moins fiable remonte vite (il est construit à partir d’un panier de produits censés représenter la consommation-type des Américains qui peuvent modifier leurs habitudes de dépenses).
Sur la longue période, ces deux indices divergent peu mais parfois d’une façon importante,
Graphique 2 :
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Le bombardier furtif B-2 aura donc réussi l’exploit de faire revenir l’inflation sous-jacente en dessous des normes sans déclencher de déflation, ce que la Fed n’a jamais réussi à faire depuis la guerre, mais en provoquant un taux de chômage important et durable,
Graphique 3 :
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Le problème maintenant est de contenir durablement l’inflation dans les normes malgré les tensions qui s’observent dans le monde sur les prix des produits de base.
Pour l’instant, les entreprises ont des difficultés à augmenter leurs prix à cause de l’importance du chômage, ce qui explique l’absence de résurgences de tensions inflationnistes.
Comme les marchés sont de plus en plus ouverts, la faible inflation sous-jacente américaine se transmet en Europe : elle est stable à 1,1 % dans la zone euro (d’une année sur l’autre) depuis septembre 2010 (jusqu’en février, derniers chiffres publiés, en normes IPCH) selon Eurostat.
De toute façon, les tensions inflationnistes sont faibles actuellement dans la zone euro. Les menaces de Jean-Claude Le Tricheur de remonter le taux de base de la BCE pour lutter contre l’inflation ne sont donc pas justifiées.
Elles ne visent qu’à retenir les capitaux qui, sinon, auraient tendance à fuir dangereusement (pour se réfugier en particulier aux Etats-Unis) ce qui précipiterait la chute des big banks et de l’euro système.
En renforçant l’euro, la BCE accentue les difficultés dans les pays du Club Med (dont la France) qui auraient besoin au contraire d’une dévaluation de la monnaie nationale.
Comme je l’ai déjà écrit, la situation est devenue ingérable dans la zone euro du fait que les fondamentaux ne sont pas bons.
Cliquer ici pour voir les chiffres du taux d’inflation sous-jacente dans un certain nombre de pays d’après Eurostat.
Cliquer ici pour voir les chiffres du taux d’inflation sous-jacente dans les pays de la zone euro d’après le dernier communiqué d’Eurostat.
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