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JC Le Tricheur : stratégie du bord de l’abime

 

JC Le Tricheur : stratégie du bord de l’abime

 

Un article du Wall Street Journal donne des informations très instructives sur la situation dans la zone euro et à la BCE, cliquer ici pour le lire, et cliquer ici pour lire sa version en français… à lire absolument !

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Le lien pour le texte en français ne marche pas pour une raison mystérieuse. Le lire dans le commentaire mis par un de mes honorables lecteurs.

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C
<br /> La solution à cette crise doit venir des hommes politiques ?????<br /> Pardon mais j’ai plus que des doutes concernant leurs capacités. Et si réellement il n’y avait pas d’autres possibilités, alors permettez- moi d’être très inquiet, car cela signifie qu’il n’y a pas<br /> de solution…<br /> Bon week end et encore merci pour votre blogue<br /> <br /> <br />
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C
<br /> <br /> ... être très inquiet est un doux euphémisme...  <br /> <br /> <br /> <br />
C
<br /> le deuxième lien bug chez moi<br /> <br /> PLUS EUROPE:Trichet poursuit sa stratégie du bord de l'abîme 03/12/2010 16:38<br /> <br /> <br /> <br /> Simon Nixon,<br /> THE WALL STREET JOURNAL EUROPE<br /> <br /> Les observateurs de la crise financière même les plus aguerris ont pu avoir une impression de déjà-vu ces dernières semaines. La crise de la dette souveraine de la zone euro rappelle la débâcle de<br /> Lehman: une lente descente inexorable vers une issue catastrophique que les décideurs semblent impuissants à enrayer.<br /> Le vif rebond des marchés pendant deux jours aura peut-être permis de calmer les esprits. Cependant, ceux qui espéraient que le président de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet,<br /> volerait au secours de la zone euro, jeudi, en présentant de nouvelles mesures hardies ont dû être amèrement déçus. La crise de la zone euro est loin d'être terminée, et les dirigeants européens<br /> vont devoir agir vite pour faire mentir les Cassandre.<br /> La prochaine épreuve importante pour les marchés aura lieu début 2011, lorsque certains pays "périphériques" très endettés, comme le Portugal et l'Espagne, devront refinancer d'importants montants<br /> de dette existante. Il y a fort à parier que cela leur sera beaucoup plus difficile après le sauvetage irlandais, qui a montré qu'il n'était plus possible de faire une distinction entre dette de<br /> l'Etat et dette des banques dans les pays touchés par la crise, puisqu'il s'agit de facto dans les deux cas d'obligations souveraines.<br /> La dette de l'Espagne exprimée en pourcentage de son produit intérieur brut passe de 64% à 119% lorsqu'on inclut les dettes des banques, dont 70 milliards d'euros devront être refinancées l'an<br /> prochain, avec pour plus de la moitié une échéance dès avril, selon Barclays Capital. De ce point de vue, la Belgique et l'Italie ne sont pas non plus en bonne posture. Le problème est que les<br /> craintes sur les risques de crédit ont tendance à devenir autoréalisatrices. Pour un pays de la zone euro avec une dette de 100% du PIB et des dépenses publiques se montant à 50% du PIB, compenser<br /> une hausse de 1% des coûts d'emprunt nécessite de réduire les dépenses publiques de 2%. Or la proposition de l'Union européenne d'attacher des "clauses d'action collective" aux obligations<br /> souveraines, rendant possible une baisse de taux ou une décote sur les titres émis après 2013, fait qu'il est probable que les coûts d'emprunts augmentent encore.<br /> Certains estiment que la BCE doit résoudre la crise. Elle finira peut-être par le faire, mais il s'agira alors d'un acte désespéré. Comme d'autres banques centrales, la BCE a massivement augmenté<br /> la taille de son bilan pendant la crise; ses actifs atteignent maintenant 1.900 milliards d'euros. Mais c'est surtout la composition de ce bilan qui alarme ses responsables.<br /> La BCE a une exposition de 520 milliards d'euros aux banques des pays périphériques de la zone euro, ce qui pourrait constituer un risque de crédit pour la BCE en cas de défaut. En outre, elle<br /> détient 128 milliards d'euros d'obligations souveraines de pays périphériques de la zone euro dans son bilan. Il suffirait d'une faible décote sur ces actifs pour entamer ses 78 milliards d'euros<br /> de fonds propres et de réserves.<br /> Pour le moment, la BCE continue de justifier ses achats d'obligations par l'engagement pris en mai par le Conseil européen de prendre toutes les mesures nécessaires pour stabiliser l'euro. Cette<br /> promesse a été interprétée comme un signe qu'il ne laisserait aucun Etat faire défaut sur sa dette, un message qui a été renforcé lors du sauvetage de l'Irlande.<br /> Mais la BCE ne pourra pas indéfiniment poursuivre sur cette voie, alors que le taux de 8,9% des emprunts d'Etat irlandais et celui de 11,8% des obligations grecques montrent clairement que le<br /> marché pense qu'une décote sur cette dette est inévitable. Pour faire ce que le marché demande, c'est-à-dire orienter davantage sa politique monétaire vers l'achat d'obligations au lieu de l'octroi<br /> de liquidités contre des collatéraux, il faudrait certainement beaucoup plus de garanties sur la qualité de crédit.<br /> C'est pourquoi il faut chercher la solution à la crise au niveau politique.<br /> Seules les autorités budgétaires de la zone euro peuvent résoudre la faille fondamentale de la monnaie unique: la possibilité d'un défaut souverain. Maintenant que le risque de crédit est entré<br /> dans les calculs du marché, le seul moyen de l'en ôter est que les gouvernements européens offrent des garanties explicites contre le défaut sur toutes les dettes souveraines et les dettes des<br /> banques de la zone euro avec pour objectif de réduire les coûts d'emprunt pour les pays très endettés.<br /> L'une des possibilités serait de recourir à un dispositif européen existant, tel que le Fonds européen de stabilité financière, qui peut lever jusqu'à 450 milliards d'euros d'obligations, pour<br /> fournir des garanties sur les dettes des Etats et des banques au lieu de prêter directement aux gouvernements.<br /> Cela constituerait bien sûr un pas important vers une véritable union budgétaire, qui comporte le risque que les pays membres puissent être mutuellement responsables de leurs pertes.<br /> Cela serait donc très difficile à mettre en oeuvre d'un point de vue politique.<br /> Mais la zone euro a déjà fait plusieurs pas importants vers une union budgétaire avec ses nouvelles règles intrusives sur la surveillance budgétaire annoncées en mai. En outre, il ne fait pas de<br /> doute que suivre une autre voie serait bien pire.<br /> -Simon Nixon, The Wall Street Journal Europe<br /> <br /> <br />
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C
<br /> <br /> Ok, merci !<br /> <br /> <br /> <br />