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2010 : zone euro plombée

 

2010 : zone euro plombée

 

La BCE a continué hier 2 décembre, comme la veille, à intervenir massivement pour réduire les écarts entre les rendements des bons des Trésors de ces cochons de pays du Club Med et ceux de l’Allemagne, surtout pour les grands pays les plus vulnérables : l’Espagne

Graphique 1 :

2010.12.03.1.SPDM.gif

Cliquer ici pour agrandir le graphique.

… l’Italie

Graphique 2 :

2010.12.03.2.ITADM.gif

Cliquer ici pour agrandir le graphique.

… alors que les rendements des Notes à 10 ans montent, en dépassant la barre des 3 %, entrainant ceux du Bund,

Graphique 3 :

2010.12.03.3.TREASGF.gif

Cliquer ici pour agrandir le graphique.

2010 est une année historique. Elle aurait dû être marquée par l’éclatement de la zone euro avec la sortie de la Grèce puis d’autres pays pour retrouver ce système de changes libres qui a permis dans le passé aux pays européens de bénéficier d’une forte croissance (et de converger). Il n’en a rien été, au contraire…

Au 1° trimestre, Angela Merkel pouvait encore répéter que les Allemands ne paieront jamais les vacances de ces cochons de pays du Club Med.

Sous la pression des autorités françaises dont les Gos banques sont lourdement engagées en Grèce, elle a été forcée de venir en aide à ce pays début mai, ouvrant la voie aux dérives suivantes : bien qu’elle ait eu déclaré que l’argent public de l’Allemagne ne viendrait jamais au secours de banques euro-zonardes en difficulté, elle a été forcée récemment de venir en aide à l’Irlande car… les banques allemandes y sont très fortement engagées.

La BCE est intervenue massivement pour venir en aide à des banques en difficultés et pour réduire les écarts entre les rendements des bons des Trésors de ces cochons de pays du Club Med et ceux de l’Allemagne, d’abord exceptionnellement, ponctuellement et temporairement. Elle est maintenant obligée de poursuivre massivement ses aides qui s’accumulent : ce sont des dizaines et des centaines de milliards d’euros !

Elles reposaient sur les excédents de l’Allemagne (pour l’essentiel), mais ils sont limités. Elles sont maintenant de plus en plus basées sur des emprunts. Elles sont devenues nécessaires pour éviter le défaut de paiement de big banks too big to fail, sous-capitalisées et le défaut de paiement de certains Etats et pays surendettés.

Devant ces faits, il apparaît de plus en plus vraisemblables que les Américains (les autorités) ont volontairement laissé les banques (en général) ne pas respecter les normes prudentielles de façon à pousser à la faute les (dirigeants des) big banks européennes qui ont effectivement profité de ces circonstances pour investir massivement hors de leur pays d’origine, ce qui les a fragilisées.

BNP n’est pas comme Danone : les big banks doivent impérativement respecter des règles d’endettement et croitre en considération du pays dont elles dépendent, sans investir inconsidérément à l’étranger.

Maintenant, c’est trop tard pour réagir correctement. La zone euro (par ses dirigeants) vient de se condamner, non pas à éclater (comme  je le prédisais) mais à se renforcer, ce qui plombe définitivement l’Allemagne, tous les autres pays et leurs entreprises.

C’est un avatar de la stratégie du désordre des Américains qui marche très bien, grâce aux erreurs commises par les Européens.

Les autorités allemandes ne peuvent plus s’opposer aux aides, la France ne fonce plus droit dans le mur à cause des déficits de sa balance commerciale car ils seront durablement couverts par les excédents allemands et il en est de même dans les autres de ces cochons de pays du Club Med.

Ces dérives ont des limites : les réserves de la zone euro sont proches de zéro comme le montrent les accords de swaps qui sont toujours en vigueur, ce qui ne sera pas éternel a déjà prévenu le bombardier furtif B-2 Ben Bernanke.

Pour conserver leur leadership mondial, les Américains ont réussi à affaiblir leurs concurrents les plus redoutables : les Japonais puis les Européens en comptant sur les erreurs de leurs dirigeants.

***

DSK comme d’autres, soutient qu’il faudrait instituer un gouvernement euro-zonard (ayant autorité sur les gouvernements des pays membres), donc renforcer l’intégration, la zone euro prenant de plus en plus la forme d’une nation aux fondamentaux pourris…

***

 

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R
<br /> ou l'on apprend que la FED soutient également des banques du vieux continent,UBS en tête suivi de la BNP etc...<br /> <br /> !http://www.zerohedge.com/sites/default/files/images/user5/imageroot/gono/CPFF%20Foreign%20Banks.jpg<br /> <br /> <br />
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B
<br /> "Que les pays affichent individuellement une situation budgétaire stable est une condition nécessaire pour résoudre les problèmes [de l'Union européenne]", a déclaré A.Greenspan.<br /> Bref, vive la crise qui oblige nos gouvernants à revenir à une saine maîtrise des dépenses publiques. Dans le cas de la France, il ne reste plus qu'à économiser une petite centaine de milliards de<br /> dépenses inutiles.<br /> <br /> <br />
Répondre
C
<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br />
C
<br /> Greenspan appelle pays européens à suivre l'exemple allemand 03/12/2010 15:31<br /> <br /> <br /> <br /> (Dow Jones)--Les gouvernements européens confrontés à des problèmes de dette devraient prendre exemple sur l'Allemagne, a déclaré vendredi l'ancien président de la réserve fédérale américaine, Alan<br /> Greenspan, lors d'un entretien sur la chaîne de télévision CNBC.<br /> "Que les pays affichent individuellement une situation budgétaire stable est une condition nécessaire pour résoudre les problèmes [de l'Union européenne]", a déclaré A.Greenspan.<br /> "Ils feraient bien de commencer à faire comme l'Allemagne sinon le système va s'effondrer."<br /> Selon l'ancien patron de la Fed, l'Union européenne est confrontée à "un problème terrible". Procéder à des achats d'obligations réduit par la force des choses l'incitation pour les responsables<br /> politiques de ces pays à faire le nécessaire, a-t-il expliqué.<br /> Le problème pour ces pays très endettés de la zone euro n'est pas seulement qu'il leur faut réduire leurs déficits, mais qu'il leur faudra afficher un excédent budgétaire avant que les marchés<br /> commencent à croire qu'ils savent ce qu'ils font, a-t-il affirmé.<br /> <br /> <br />
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C
<br /> <br /> Ce bon vieux Greenspan...  <br /> <br /> <br /> <br />
H
<br /> Bonjour,<br /> <br /> Faut-il donc en déduire que le dernier mot sera, dans notre pays, pour l'incompétence ou bien ce résultat n'augure-t-il pas une catastrophe financière encore plus grande qui touchera tous les pays<br /> européens et sera particulièrement destructrice pour ceux dont les fondamentaux sont pourris?<br /> <br /> <br />
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C
<br /> <br /> Globalement, les fondamentaux sont pourris, et on ne peut rien faire de bon là dessus !  <br /> <br /> <br /> <br />
S
<br /> La Zone Euro se rallie par nécéssité à la solidarité budgétaire. Les plans de sauvetage vont se poursuivre. Les Allemands ont enfin admis que l'explosion de la zone aurait des effets dévastateurs<br /> pour les banques en général et pour les exportateurs allemands en particulier. Ils en tirent les conséquences en assurant la trésorerie de leurs clients déficitaires. On évite le défaut de paiement<br /> dans l'immédiat et on étale les pertes dans le temps car bien entendu les prêts ne seront pas remboursés intégralement.<br /> <br /> Dans les pays du club Med, l'épargne accumulée va être mise à contribution pour restaurer les comptes publics.<br /> <br /> Les dirigeants français auront ils la lucidité d'épargner la fiscalité des entreprises ? Nos voisins anglais l'ont déjà compris puisque leur budget de "maxi-austérité" contient une baisse du taux<br /> d'IS.<br /> <br /> <br />
Répondre
C
<br /> <br /> Il est difficile sinon impossible de faire comprendre qqch de sensé aux Français et encore + à leurs dirigeants : Bécassine a beaucoup insisté pour que l'Irlande remonte son taux d'I/S !<br /> heureusement, elle n'a pas été suivie par les Allemands !  <br /> <br /> <br /> <br />