L’Amérique au bord du gouffre !
L’Amérique est bien au bord du gouffre ! … mais pas pour les raisons invoquées par les innombrables idiots inutiles…
En effet, le taux de croissance du PIB (de 3 à 4 %) était normalement et logiquement supérieur aux gains de productivité (de 1 à 3 %) au XX° siècle (d’un point en moyenne, correspondant à l’augmentation de la population),
Graphique 1 :
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Mais depuis 2001, la situation est inversée : les gains de productivité sont supérieurs au taux de croissance du PIB !
Graphique 2 :
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L’interprétation est la suivante : les entreprises américaines continuent à augmenter normalement leur productivité, surtout pendant les périodes de baisse du PIB, en supprimant des emplois, mais les créations nettes d’activités, donc d’emplois, se font plus rares.
Conséquence : le nombre d’emplois fluctue autour de 130 millions depuis fin 1999,
Graphique 3 :
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Les créations d’emplois de ce printemps n’étaient dues pour l’essentiel qu’aux embauches de temporaires pour effectuer le recensement,
Graphique 3 :
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Le processus de destruction créatrice de Schumpeter est enrayé.
Même ce bon vieux Greenspan en 2007 n’a pas identifié ce problème majeur dans son livre !
A priori, ce phénomène s’explique par de magistrales erreurs de marketing de la part des dirigeants des entreprises américaines (surtout de biens d’équipements) qui n’ont pas su anticiper les besoins (solvables) des pays émergents, en particulier de l’Asie, la balance commerciale américaine est devenue de ce fait très fortement déficitaire (et non à cause de la faiblesse du renminbi).
Par contre, les Allemands (et les petits Suisses !) se sont très bien adaptés à la mondialisation : ainsi, Volkswagen vend maintenant plus de voitures en Chine qu’en Allemagne ! Et la balance commerciale allemande est très fortement excédentaire.
Par ailleurs, les Américains ont arrêté le flux d’immigration issu de l’Europe qui est à l’origine de leur dynamisme. Ainsi par exemple, Monsieur Dupont, de Nemours, en Seine et Marne, particulièrement doué en chimie, ne pourrait plus émigrer aux États-Unis pour développer son entreprise.
L’Amérique n’est pas au bord du gouffre à cause de l’endettement public ni des Américains comme le rabâchent tous les innombrables idiots inutiles de la planète car l’argent y est sain, ce qui est le premier pilier des Reaganomics.
Dans ces conditions, comme l’a fort bien dit ce bon vieux Greenspan : l’argent prêté est de l’argent gagné.
Plus la richesse augmente, plus l’argent en circulation augmente. Dans ces conditions, il est normal, et même indispensable que les dettes augmentent.
C’est simple, tout est simple…
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