Productivité, taux, B-2 et panurgistes
Les gains de productivité ont été exceptionnellement élevés au 4° trimestre 2009 et surtout au 1° trimestre 2010 avec 6,3 % d’une année sur l’autre, sommet qui n’a pas été atteint depuis… 1962 !
Graphique 1 :
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Les gains de productivité ont baissé à… 3,7 % (d’une année sur l’autre) au 2° trimestre, ce qui est encore largement supérieur à la moyenne historique.
Le plongeon du PIB avec les turbulences financières de 2008-2009 a obligé les Américains à augmenter considérablement leur productivité qui est la base de la croissance.
Zoom sur ma période récente,
Graphique 2 :
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Une fois de plus, les gens de la Fed n’obtiennent des gains de productivité qu’en provoquant une chute de la croissance.
Sous la présidence de ce bon vieux Greenspan, les gains de productivité ont été élevés mais la croissance du PIB n’a été négative qu’une seule fois, en 1991, brièvement, pour repartir ensuite.
La grande erreur du bombardier furtif B-2 a été de faire plonger le PIB trop fortement et surtout d’avoir empêché la croissance de repartir immédiatement après.
Les Américains ne peuvent pas supporter un tel choc.
Ce bon vieux Greenspan le savait bien car c’est un homme de marché alors que B-2 n’est qu’un quasi fonctionnaire (un universitaire) incapable de ressentir les aspirations et les attentes des Américains.
Après la baisse des taux à zéro, le 16 décembre 2008, les marchés sont repartis logiquement à la hausse ainsi que les rendements des Treasuries (cf. mes billets à ce sujet).
Les rendements Notes à 10 ans sont repartis au 1° semestre 2009 vers la bande des 4 % et ils auraient dû atteindre les 5 % depuis un certain temps avec une forte croissance du PIB (cf. mes graphiques sur mes billets précédents).
B-2 a réussi à bloquer la hausse du 10 ans à 4 % et il a même profité des désordres de la zone euro pour faire baisser anormalement ces taux à moins de 2,5 % avec l’aide de tous les idiots de la planète.
Ces acrobaties sont dangereuses car elles s’opposent à la logique économique.
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