La situation s’est considérablement dégradée hier lundi 18 avril surtout pour la Grèce et le Portugal qui sont complètement hors normes car la monnaie qui circule dans ces pays est beaucoup trop forte par rapport à leur productivité globale comme le montre l’écart en pourcentage des rendements des bons à 10 ans de leur Trésor par rapport au Bund qui est la référence dans la zone euro,
Graphique 1 :

(cliquer sur les graphiques pour les agrandir)
Le maintien de ces deux pays dans la zone euro n’est dû qu’à l’acharnement des hommes politiques à sauver les apparences pendant encore quelque temps, avant la chute finale et leur sortie de l’euro système (les rendements des bons à 10 ans des Trésors des pays de la zone euro constituent des ersatz de monnaies nationales dont les cours fluctuent librement).
La courbe des taux est inversée (dans ces pays) avec des rendements des 2 ans à 5 ans (à 20 % pour la Grèce !) supérieurs à ceux du 10 ans, ce qui prédit toujours une chute du PIB.
Les prêts accordés à ces pays (des centaines de milliards d’euros) ne servent qu’à retarder et aggraver les échéances inéluctables. D’après des gens de Standard & Poor’s, la restructuration de ces dettes conduirait à un abandon de créances de l’ordre de 15 à 70 % (supporté par les contribuables des pays prêteurs !).
La dévaluation potentielle de l’ersatz de monnaie qui circule en Espagne par rapport au deutschemark rejoint ses tendances normales dans les 80 % après une tentative de la communauté financière et politique euro zonarde de retarder les échéances en diminuant artificiellement ces écarts depuis ces 3 derniers mois,
Graphique 2 :

Il en est de même pour la dévaluation potentielle de la lire italienne par rapport au deutschemark qui rejoint ses tendances lourdes dans les 60 %…
Graphique 3 :

… ainsi que la dévaluation potentielle du franc français par rapport au deutschemark qui est dans les 15 %,
Graphique 4 :

Les chiffres donnés par les marchés sont beaucoup plus éloquents que toutes les déclarations trompeuses des hommes politiques reprises par tous les journaleux et bonimenteurs.
Les big banks européennes (et en particulier les Gos banques françaises qui vont devoir enregistrer de grosses pertes, leurs cours plongent dans cette perspective) font croire à tout le monde que l’Amérique est au bord du gouffre alors que c’est l’euro système qui est en train de sombrer.
Le plus étonnant est que ça marche !