Nouvelles normes bancaires
La BRI vient de publier son communiqué sur les nouvelles normes d’endettement bancaire, cliquer ici pour le lire.
Le ratio prudentiel d’endettement, l’ancien Tier 1 d’origine de 8 % que les dirigeants des banques européennes avaient réussi à faire évoluer selon leur convenance, est maintenant de 7 % mais en temps normal, pour pouvoir affronter de nouveau de fortes turbulences financières comme en 2008-2009, ce ratio est majoré de 2,5 % soit au final un nouveau ratio de 9,5 %.
Le nouveau ratio correspond à un multiple (leverage, mon µ) de 10,5 environ.
Il est étonnant de constater que la Bri ne précise pas ce qu’est le dénominateur, qui est sous-entendu le total du bilan (et non le total des dettes, comme cela serait logique, comme l’entend ce bon vieux Greenspan et comme je le calcule habituellement).
Dans ce cas, le nouveau ratio est encore plus contraignant que je ne le pensais puisqu’il correspond à 10,5 % (les capitaux propres devront représenter au moins 10,5 % du total des dettes d’une banque), soit un µ de 9,5 (le total des dettes ne devra pas dépasser 9,5 fois le montant de ses capitaux propres).
C’est une très grande victoire de ce bon vieux Greenspan qui préconise un multiple µ strictement inférieur à 10, et surtout une très grande victoire des victimes des banques que sont les contribuables obligés de sauver ces banques en cas de faillite, et une très grande défaite des dirigeants des banques européennes qui ont quand même obtenu des délais d’application jusqu’en... 2019 !
Les capitaux propres à prendre en considération (au numérateur, soit 7 et 9,5) sont les véritables capitaux propres, c’est-à-dire le capital (common equity, sans les derniers bénéfices !), le reste (au dénominateur, soit 100) étant (sous-entendu) le total du bilan.
Simple, tout est simple, très simple.
Merci à l’honorable lecteur de mon blog qui m’a donné le lien du communiqué de la BRI.
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