Paul Volcker : désintégration de l’€ !
Paul Volcker, le prédécesseur d’Alan Greenspan à la tête de la Fed, plus Démocrate que jamais, a eu raison d’évoquer "le grand problème de la désintégration possible de l'euro", mais cela a fait plonger les marchés.
Il a déclaré que "l'euro a échoué et est tombé dans un piège qui était manifeste depuis le début", car la zone euro ne constitue pas une nation, et une monnaie ne peut correspondre qu’à une nation.
Il a ajouté : "L'Europe va au final devoir décider si elle veut être plus ou moins intégrée, et cela remet l'euro en question".
Bien entendu, les hommes (et les femmes) politiques et les citoyens des pays de la zone euro ne veulent pas constituer un gouvernement euro-zonard supranational supprimant la souveraineté des institutions nationales.
Ce sont là des évidences. Ce qui est étonnant, ce n’est pas que Paul Volcker les ai dites, mais que les marchés aient réagi ainsi.
La grosse erreur que les Démocrates sont en train de commettre est d’attaquer constamment les marchés, les banques, les entreprises qui réussissent, de ne pas entretenir l’esprit d’entreprise, l’innovation, la création, le dynamisme du capitalisme libéral, ce qu’a toujours fait et ce qu’aurait fait ce bon vieux Greenspan.
L’euro coule, sombre, c’est inéluctable, mais le problème est de le faire sans trop de dégâts.
Pour l’instant, les dirigeants politiques et économiques des deux côtés de l’Atlantique, commettent beaucoup trop d’erreurs.
C’est inquiétant car tout va bien, aux Etats-Unis, dans les pays émergents et ailleurs, sauf dans la Vieille Europe (à l’exception notable de la Suisse).
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