Piano e sano
Les Américains sont sympas : ils ne font pas couler la zone euro d’un seul coup, tout de suite, comme un vulgaire Titanic, mais lentement, avec précaution, de façon à éviter, pour eux d’abord, les dommages collatéraux, exactement comme ils l’ont fait avec le Japon.
Toute la difficulté est de doser finement le mélange létal : un peu, en goutte à goutte, pas trop fort.
La dose de ce début de joli mois de mai a été trop forte.
L’économie, c’est comme la médecine nous dirait notre ami le docteur Bernard Trémeau : on n’est jamais sûr de rien, il peut toujours y avoir des complications imprévues, des rémissions et des guérisons quasi miraculeuses.
Une fois de plus, c’est James Bullard, le patron de notre ami Fred de Saint Louis qui a été chargé de dire aux marchés qu’il ne fallait pas s’affoler : Aux Etats-Unis et partout dans le monde, la reprise reste en bonne voie, […] les Etats-Unis devraient poursuivre leur redressement cette année et l'année prochaine.
Il s'est déclaré certain que la croissance résisterait aux perturbations qui affectent actuellement les marchés financiers.
Les gens de la Fed soufflent le froid et le chaud, un peu, pas trop, de façon à maintenir des taux très bas pour une période prolongée pour que les entreprises et les ménages en bénéficient, en laissant le désordre se développer dans la zone euro qui sera ainsi durablement affaiblie par les Européens eux-mêmes.
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