Ralentissement de la croissance
Les derniers chiffres des agrégats monétaires publiés hier jeudi 28 octobre par la Fed confirment ce que je prédisais : la croissance du PIB est en train de ralentir.
En effet, les Américains continuent à augmenter leur épargne : M2-M1 vient de passer la barre des 7 000 milliards de dollars (7 009 milliards exactement),
Graphique 1 :
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Les dollars que les Américains versent dans leurs caisses d’épargne sont autant de dollars qui ne sont pas dépensés, donc produits par d’autres Américains. Une grande partie de cette épargne est donc stérilisée, ce qui provoque une croissance du PIB inférieure à ce qu’elle aurait dû être.
L’augmentation de cette épargne, d’une année sur l’autre, augmente de semaine en semaine : elle est de 2,9 % actuellement,
Graphique 2 :
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Comme la croissance du PIB est inversement proportionnelle à la variation de la masse monétaire libre, cette croissance du PIB d’une année sur l’autre était de 3,0 % au 3° trimestre pour tomber à 2,1 % en ce 4° trimestre, ce qui correspond à une croissance d’un trimestre à l’autre en taux annualisé de 1,5 % pour chacun de ces deux trimestres,
Graphique 3 :
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La croissance du PIB ralentit donc en ce moment (les courbes polynomiales de tendance amplifient les phénomènes à droite),
Graphique 4 :
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A la suite d’une erreur de… mon mulot, l’épargne ne correspond pas à 49 % du PIB mais elle remonte à 47,4 % du PIB ce qui ne change rien au problème posé : elle est beaucoup trop importante,
Graphique 5 :
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Le bombardier furtif B-2, Ben Bernanke, aura été la pire catastrophe depuis la crise des années 30 !
En voulant empêcher qu’une telle crise se reproduise, il l’a en fait provoquée et amplifiée par ses erreurs d’analyses !
Après avoir fait normalement éclater la bulle qui s’était développée en M3-M2 (la crise des sub-prime puis l’effondrement financier qui a suivi la faillite de la banque des frères Lehman) à peu près comme l’aurait fait ce bon vieux Greenspan, B-2 a fait l’erreur monumentale de ne pas inciter les Américains à dépenser leurs dollars pour faire repartir l’activité, ce qui a maintenu une croissance du PIB de 3,0 % seulement alors qu’elle aurait pu être plus élevée.
La deuxième grosse erreur a été de maintenir les taux bas pour une période prolongée. Cette politique avait pour but de favoriser la croissance par l’augmentation des investissements des Américains et des entreprises, mais ils n’ont pas investi logiquement du fait de la faiblesse relative de la croissance. En de telles circonstances, le maintien de taux bas ne sert à rien, surtout pas à relancer la croissance du PIB. Ces taux bas ne font qu’accentuer le désordre aux Etats-Unis et dans le monde.
La troisième erreur est de vouloir mener une politique de rachats massifs de Treasuries sous prétexte d’insuffler des dollars dans le circuit économique, car ces dollars seront réinvestis en valeurs mobilières et non pas dans le circuit de consommation-production. Il aurait fallu inciter les Américains à sortir leurs dollars de leurs caisses d’épargne pour qu’ils les dépensent, ce qui aurait fait repartir l’activité.
Conséquences concrètes : le taux de chômage va augmenter aux Etats-Unis au cours des mois à venir.
Les Républicains ayant regagné du pouvoir ne comprendront certainement pas cette problématique monétariste, ce qui risque d’accentuer le désordre aux Etats-Unis et ailleurs dans le monde, du fait d’une série d’erreurs de B-2 et de ses acolytes, à moins que ce bon vieux Greenspan ou un autre intervienne positivement…
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