Taux bas et financement de la croissance
Un petit rappel s’impose à propos des taux bas et du financement de la croissance…
Le taux de croissance du PIB est optimal lorsque les taux sont bas ainsi que l’inflation.
Cette situation est difficile à obtenir. Seuls (ou à peu près), les petits Suisses y parviennent.
Pour cela, il faut un taux de prélèvements obligatoire à l’optimum (autour de 30 % du PIB), un taux d’endettement public faible et des excédents budgétaires publics.
Dans ces conditions, les bons du Trésor en circulation sont peu nombreux, rares donc chers, donc les rendements sont faibles et les capitaux disponibles se placent préférentiellement en actions (qui financent les besoins des entreprises) qui ont alors un rendement élevé.
Les gens de la Fed veulent obtenir ce résultat avec une dette et des déficits publics importants, mais c’est impossible en laissant jouer librement les marchés.
Charles Evans et William Dudley (membres du Fomc) en particulier veulent que la Fed rachète pour 2 300 milliards de dollars de bons du Trésor de façon à faire tomber les rendements des Treasuries sous le taux d’inflation qu’ils veulent faire remonter dans les 2 % !
Des rendements réels des Notes à 10 ans bas (entre 1 et 2 %) n’ont été obtenus que dans les années 60 et 70, ce qui a donné naissance à une inflation catastrophique.
Le bombardier furtif B-2 a eu raison de mettre fin à l’hypertrophie de la masse monétaire qui s’était développée en M3-M2 mais les gens de la Fed ont maintenant tort de vouloir faire baisser artificiellement les taux et de faire repartir l’inflation.
Leur politique monétaire va à l’encontre du fonctionnement normal des marchés alors qu’elle devrait le faciliter.
Cliquer ici pour lire mon billet du 11 juillet abordant ce problème sous un angle un peu différent.
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