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€URSS crise : l’Italie après les autres…

 

Cliquer sur le lien pour lire cet article sur mon site : €URSS crise : l’Italie après les autres…

 

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques Européennes, Europe

 

La crise en €URSS continue : l’écart entre le rendement des bons à 10 ans du Trésor de l’Italie (7,020 %) vers 11 heures a atteint un record de 304 % par rapport à celui du Bund (1,738 %),

Document 1 :

Heureusement, les Français sont les plus nuls du monde en matière financière, ce qui leur permet de ne pas comprendre les conséquences de ce problème (l’OAT a déjà décroché par rapport au Bund).

Les rendements des bons des Trésors de ces cochons de pays du Club Med qui étaient très proches les uns des autres en 2007 décrochent les uns après les autres du Bund,

Document 2 :

Ces décrochages prennent de plus en plus d’ampleur et ils deviennent vite incontrôlables.

Une fois de plus, il est totalement inutile de mettre des cautères sur une jambe de bois. La seule solution est un éclatement de l’€URSS dont les conséquences seront difficilement rattrapables à cause du surendettement des big banks too big to bail.

Encore un petit rappel : j’observe ces écarts depuis l’automne 2007 en prédisant ce qui se passe actuellement, ce qui est évident pour tout bon monétariste…

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J
<br /> Bonjour,<br /> <br /> Un article d'un intervenant sur Boursorama, il ne fait que confirmer ce que vous vous tuez à nous dire.<br /> <br /> Les banques Triches et de + en +.<br /> <br /> <br /> Posté par milan26 · Suivre boursomarquer · ignorer<br /> article très clair/ phillipe herlin<br /> Auj. à 11:13<br /> Les banques françaises publient en ce moment leurs résultats trimestriels, une certaine" opération vérité" se produit sur la dette grecque, dont la valeur est ramenée à son prix de marché. Ainsi<br /> BNP Paribas annonce une baisse de 71% de son bénéfice net sur le troisième trimestre, à 541 millions d’euros. Mais le groupe s’empresse aussitôt d’ajouter qu’en faisant abstraction de cet élément<br /> exceptionnel, le bénéfice se serait élevé à 1,952 milliards d’euros, en hausse de 2,4% sur le trimestre précédent. Voilà qui semble rassurant.<br /> <br /> Mais lorsque l’on regarde les comptes plus en détail, on découvre un élément pour le moins étonnant, une "réévaluation de la dette propre" qui concourt aux résultats à hauteur de 786 millions<br /> d’euros. Ce mécanisme est couramment utilisé par les banques américaines et européennes, et il est d’une profonde perversité. Expliquons-en le fonctionnement.<br /> Entourloupe<br /> <br /> Si vous voulez emprunter de l’argent, vous allez voir votre banquier. Vous empruntez 100, et vous remboursez au cours du temps 100 + les intérêts : logique. Mais une grande entreprise ou une banque<br /> peut s’y prendre autrement : elle émet des obligations. Elle émet 100 d’obligations sur le marché, elle empoche donc 100 en cash, et s’engage à verser un coupon (les intérêts) tous les ans et à<br /> rembourser les 100 à l’échéance.<br /> <br /> Ces obligations sont cotées sur les marchés financiers (ce sont les "obligations corporates", d’entreprises), tout comme celles des Etats. Mais si les investisseurs doutent de la capacité de la<br /> banque à rembourser les obligations qu’elle a émises, leur prix va chuter. Et l’obligation, au lieu de valoir 100, ne vaut plus, mettons, que 60. Et là commence la stupéfiante entourloupe : la<br /> banque a donc émis, et empoché, 100. L’obligation ne vaut plus que 60, elle la rachète à ce prix, et réalise donc un bénéfice net de 40. C’est magique !<br /> <br /> Mais en réalité ça ne se passe même pas comme cela. Si le prix de sa dette baisse autant, cela signifie que la banque connaît de graves difficultés, et c’est effectivement le cas depuis la crise de<br /> 2008. Les bilans sont remplis d’actifs toxiques et de créances douteuses, et c’est tellement vrai que les banques ne se prêtent plus d’argent entre elles (le marché interbancaire est quasiment<br /> bloqué) et se refinancent auprès de la BCE. Conséquence, la banque n’a même pas les moyens de sortir 60 en cash pour racheter sa dette. Pas grave, elle fait "comme si" et inscrit 40 en recettes<br /> dans son compte de résultat ! Enorme.<br /> Plus tu perds, plus tu gagnes<br /> <br /> C’est comme si la Grèce, constatant que sa dette de 350 milliards d’euros ne cote plus que la moitié sur les marchés, décidait d’inscrire 175 milliards de recettes à son budget. Ca ferait rire tout<br /> le monde, et c’est pourtant ce que font les banques américaines et européennes depuis la crise de 2008 pour enjoliver leurs résultats, et accessoirement verser des bonus au passage.<br /> <br /> Avec ce mécanisme, plus la situation de la banque se détériore, plus elle peut augmenter ses recettes avec de l’argent virtuel. C’est le capitalisme inversé, plus tu perds, plus tu gagnes ! Cette<br /> véritable manipulation est bien sûr avalisée par les "normes comptables internationales", et l’on voit une fois de plus comment la collusion entre le big business, les normes étatiques et<br /> l’ingénierie financière détruisent le capitalisme de l’intérieur.<br /> <br /> Ce procédé devrait être interdit. En réalité, BNP Paribas n’aurait pas dû annoncer un bénéfice de 541 millions d’euros mais une perte de 245 millions d’euros (541 – 786). C’est moins joli bien sûr.<br /> Et cela interdit le versement de bonus aux dirigeants. Très embêtant effectivement. Cela veut surtout dire que la situation réelle des banques dans le monde est bien plus grave qu’elles ne le<br /> disent.<br /> <br /> <br />
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