Les bénéfices des entreprises américaines augmentent (d’une année sur l’autre) de 10 % environ depuis 20 trimestres, ce qui est supérieur à la norme de 5 à 7 %.
Leurs cours augmentent logiquement, mais moins vite : le PER moyen du SP500 est à 16,9 ce qui correspond à un rendement de 5,9 % (l’EPR en pourcentage). Cette situation est dangereuse car elle est potentiellement inflationniste (comme au début des années 60).
D’une certaine façon, les membres du FOMC ont été obligés d’augmenter leur taux de base à 5,25 % (au dessus de la neutralité) pour que l’écart entre le rendement des actions et des obligations (le 10 ans fluctuait autour de 5 %) soit dans les normes : de l’ordre de 100 points de base (c’est la rémunération de la prise de risques).
Le niveau élevé des taux de base crée un ralentissement de la croissance qui peut devenir négative, ce qui fera baisser les bénéfices, donc les cours des actions (c’est le collapsus annoncé), donc les taux, et en particulier ceux de la Fed. Les membres du FOMC attendront le plus possible pour baisser leur taux de base de façon à faire baisser l’inflation sous-jacente dans la bande de 1 à 1,5 %, au risque de provoquer une récession, mais la croissance repartira par la suite grâce à cette baisse des taux car les fondamentaux sont bons.
Les marchés et les taux sont ainsi plus ou moins bien autorégulés avec des cycles.
Il aurait été possible de les éviter ! Il aurait fallu pour cela qu’Alan Greenspan remonte plus tôt et plus rapidement les taux de la Fed. Le manque de réactivité et d’anticipation de la Fed crée ces cycles qui se succèdent… depuis près d’un demi siècle.
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Le PCE-PILFE de référence est tombé à 1,9 % en juin après avoir culminé à 2,5 % en mars 2007 :
L’inflation est proche de sa norme.
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