Question à la BCE
Le premier pilier de la stratégie de la politique monétaire de la BCE est de contenir la croissance de la masse monétaire M3 en dessous de 4,5 % d’une année sur l’autre.
Cet objectif fondamental est clairement mentionné dans le bulletin de novembre 2000 de la BCE page 41 box 2 (en anglais) : http://www.ecb.int/pub/pdf/mobu/mb200011en.pdf.
Or, cette obligation n’a été respectée que pendant 6 mois depuis la création de l’euro : de février à mai 1999 et en novembre et décembre 2000 !
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Pendant 9 ans, en dehors de ces 6 mois, l’augmentation de M3 a toujours été supérieure à la limite imposée de 4,5 %.
Les dirigeants de la BCE ne respectent pas leur principale obligation. Pourquoi ?
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L’augmentation de M3 doit être inférieure à 4,5 % car cette limite est le résultat de l’addition du taux optimal de croissance du PIB réel de 3,0 % et d’une inflation de 1,5 %.
La croissance optimale du PIB à 3 % est elle-même le résultat de l’addition des gains de productivité qui sont de 2,5 % sur le long terme (par référence au taux observé aux Etats-Unis) et d’une augmentation de la population de 0,5 %.
L’inflation doit être contenue entre des limites supérieures (moins de 2,0 %) et inférieures : plus de 1,0 % car en dessous de ce niveau, les risques déflationnistes sont importants.
Dans l’idéal, l’inflation doit donc fluctuer autour de 1,5 %.
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L’augmentation trop forte de M3 est due aux engagements de retraite qui ne sont pas provisionnés dans la plupart des pays de la zone euro.
De l’argent non gagné circule : M1 représente 43 % du PIB contre 10 % aux Etats-Unis.
La croissance du PIB est donc artificiellement dopée par ces revenus distribués indûment, ce qui crée une bulle qui propulse l’euro à des sommets par rapport au dollar américain et qui entretient l’inflation au dessus de sa limite de 2 %.
Comme les causes réelles et profondes du dérapage de M3 ne sont pas identifiées officiellement par la BCE, les désordres vont s’accentuer à l’avenir.
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Ce premier pilier de la politique monétaire de la BCE valide ma loi sur la masse monétaire libre qui précise la relation entre la variation de M3 et la croissance du PIB.
La variation de la croissance du PIB réel est inversement proportionnelle à celle de la masse monétaire libre qui est la différence entre l’augmentation de la masse monétaire M3 en données courantes et (moins) le taux de croissance du PIB réel.
C’est la variation de cette masse monétaire libre qui est importante : quand elle augmente, la croissance du PIB diminue, et inversement.
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Merci à Paul Vreymans, un des économistes de Work For All, qui a fait remarquer que la BCE ne respectait pas l’obligation qui lui était faite de contenir l’augmentation de M3 sous 4,5 %.
Question subsidiaire : pourquoi suis-je le seul à traiter de ce problème ? … qui est pourtant fondamental pour les Euro-zonards.
La croissance fantastique du Japon des années 60 à 80 a été stoppée par de tels dérapages monétaires, et la zone euro subit le même sort…
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