Questions / réponses 15
Merci aux honorables lecteurs de ce blog pour leurs questions et leurs commentaires, voici mes réponses… avec toutes mes excuses car elles sont un peu tardives !
Attention aux mauvaises interprétations ! Quand un lecteur écrit : Les Etats trop endettés émettent des obligations qui font grimper la masse monétaire beaucoup trop vite etc. Non ! les obligations sont des valeurs mobilières, non monétaires, donc leur émission ne peut que diminuer M3 !
J’ai déjà répondu à un autre lecteur lorsqu’il écrit qu’instituer des fonds de pension à hauteur de €2 000 milliards ferait baisser les marchés actions : de toutes façons, les fonds augmentent de $2 000 à $2 000 milliards par an en Europe. Les marchés des valeurs mobilières peuvent absorber sans problèmes ces masses de capitaux dont ils ont besoin.
Par ailleurs, je donne à maintes reprises l’interprétation des niveaux des rendements de l’obligataire public et de leur structuration logique qui est la clé de l’évolution des autres marchés, et c’est ce qui permet d’anticiper leur évolution 6 mois à l’avance comme le font très bien les gens qui opèrent chez Goldman Sachs…
Pour ce qui concerne la structure des agrégats monétaires, j’ai là aussi donné les précisions nécessaires à leur interprétation : c’est catastrophique pour la zone euro et tout bon pour les Etats-Unis ! Toute autre approche, en particulier par la vitesse de la circulation de la monnaie est erronée.
La part de M1 dans la zone euro augmente et elle est de 43 % du PIB contre moins de 10 % aux Etats-Unis où elle décroît ! Cette simple phrase devrait réveiller toute personne dotée d’un minimum d’intelligence économique ! mais l’encéphalogramme des Euro-zonards est désespérément plat…
Par ailleurs, les flux de capitaux entrant et sortant de la zone euro n’ont pas une grande signification : certaines entreprises sont très performantes et justifient des investissements, mais les capitaux peuvent dégager une meilleure rentabilité ailleurs…
Le nouveau paradigme américain repose sur des bases différentes de l’ancien, ce qui est une évidence (!) : comme la population en activité augmentera relativement moins, les créations d’emplois sont et seront plus faibles, mais les gains de productivité seront a priori identiques à ce qu’ils ont été dans le passé… Là aussi, c’est un problème de logique économique.
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Enfin, certains lecteurs aimeraient avoir de meilleures connaissances et de bonnes sources d’informations sur le plan économique et financier car les avis publiés divergent énormément.
Comme je l’ai écrit (et je ne suis pas le seul ni le premier !), l’économie n’est pas une science… Toute information doit être interprétée correctement.
La meilleure solution est l’expérience : qui a fait les meilleures analyses ? c’est à dire, quelles sont les personnes qui ont fait des prédictions qui se sont réalisées quelques mois plus tard en fonction de leurs analyses ? et non pas en fonction d’impressions formulées littérairement.
A ce jeu, ce sont des gens comme Alan Greenspan qui sont les grands gagnants au fil des années, bien qu’il se soit souvent trompé dans le réglage fin de ses décisions. Il suffit alors de comprendre ses méthodes et de les reprendre. Comme je l’ai déjà écrit, et tous les cancres le confirmeront : c’est simple, yaka pomper !
Il se base pour l’essentiel sur l’analyse d’un certain nombre d’indicateurs, en particulier de l’évolution des agrégats monétaires.
Dès septembre 2005, alors que la Fed s’apprêtait à relever son taux de base au dessus de la neutralité de 4,25 %, il était évident pour moi et pour d’autres personnes qu’il y aurait une chute des marchés et de la croissance qui aurait dû se produire au 2° semestre 2006.
Cependant, l’économie américaine est beaucoup plus forte que je ne le pensais, ce qui a permis d’absorber le choc des taux de la Fed à 5,25 %. Comme ce déséquilibre a quand même duré trop longtemps, la crise qui se produit est importante.
Elle a éclaté dans le subprime, ce que je n’avais pas pu deviner ! mais les analystes de Goldman Sachs connaissant bien les problèmes posés, ont bien anticipé l’évolution des marchés. Résultat : $11 milliards de bénéfices avec des bonus de $18 milliards au total, $600 000 par salarié...
La connaissance économique alimente la spéculation gagnante !
Conclusion : n’écoutez jamais, ne lisez jamais les avis formulés par les économistes et autres experts de ce genre ! ni les livres de ces charlatans.
Les sources d’informations primaires sont nombreuses. Les agences de presse comme Reuters donnent de bonnes informations de base qu’il suffit ensuite d’analyser correctement.
L’économie, c’est simple ! a dit Milton Friedman.
Avec Fred Rabeman, maître en analyse technique, je précise que le problème majeur qui se pose n’est pas la crise du subprime, mais la fantastique période de prospérité que s’apprête à connaître la zone Pacifique, de l’Amérique du Nord au Sud, avec l’Asie, la Vieille Europe sombrant dans ses errements monétaires…
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