Agrégats monétaires : Fed / BCE
Les derniers chiffres publiés par la Fed le 20 décembre sont rassurants : l’augmentation de l’épargne des Américains (M2-M1)… diminue, ce qui signifie qu’ils ont confiance en l’avenir. Ils vont donc continuer à consommer, ce qui va entretenir la croissance du PIB.
En plein dans les turbulences de la crise du subprime, M2-M1 continuait à augmenter pour atteindre un pic de 9,3 % le 27 août 2007, ce qui était inquiétant.
Graphique 1 :

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Depuis cette date, l’augmentation de M2-M1 est revenue à 7,8 % ce 10 décembre dernier, proche de son point d’équilibre de 7 % (selon le paradigme de ces dernières décennies).
Graphique 2 :

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Comme la croissance du PIB est inversement proportionnelle à la variation de la masse monétaire libre, elle est et elle sera faible, surtout en ce 4° trimestre par rapport au précédent car elle a été exceptionnellement élevée au 3° trimestre 2007(4,9 %).
Graphique 3 :

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La crise du subprime terrifie les milieux financiers mais elle ne remet pas en cause les équilibres fondamentaux qui sont très sains aux Etats-Unis.
Il n’en est pas de même dans la zone euro où l’augmentation de M2-M1… augmente de plus en plus pour atteindre 17 % en octobre 2007 ! C’est une autre dimension ! … ce qui signifie que les Euro-zonards anticipent une détérioration de leur situation à l’avenir. En épargnant moins, la demande baisse ainsi que la croissance du PIB.
Graphique 4 :

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M1 continue à augmenter à un rythme annuel de 7 % dans la zone euro alors qu’aux Etats-Unis son augmentation est nulle, voire négative.
Graphique 5 :

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L’augmentation de M1 et de M2-M1 dans la zone euro est le résultat de la création monétaire provenant pour l’essentiel du non enregistrement des engagements de retraite.
De l’argent non gagné se répand, ce qui est bien visible dans M3 qui augmente de plus en plus, de 12,6 %.
Graphique 6 :
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Cette distribution d’argent non gagné est bien entendu inflationniste.
La crise du subprime est la partie émergée de l’iceberg des crises, la partie immergée, celle de la zone euro est considérablement plus importante. Les dirigeants de la Fed sont calmes et sereins, alors que la fébrilité règne à la BCE…
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