Zone euro delenda est (encore !)
L’agrégat monétaire M2-M1 de la zone euro augmentait de 21 % d’une année sur l’autre fin février 2008 (c’est de pire en pire), ce qui signifie que les euro-zonards augmentent de plus en plus leur épargne car ils anticipent une dégradation de leur situation dans un avenir proche…
Graphique 1 :
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Aux États-Unis, l’augmentation de M2-M1 n’est que de 9 %, ce qui est déjà considéré comme beaucoup trop élevé.
L’agrégat monétaire M2-M1 de la zone euro se monte à €3 639 milliards, en augmentation de €50 à €100 milliards par mois depuis le 2° semestre 2007,
Graphique 2 :
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Plus d’épargne, c’est moins de consommation, donc moins de croissance du PIB, ou… plus de création monétaire, ce qui est le cas en France, ce qui est pire.
Comme la croissance du PIB réel est inversement proportionnelle à l’augmentation de la masse monétaire libre M3, la croissance du PIB est proche de zéro dans la zone euro, avec des situations variables d’un pays à l’autre,
Graphique 3 :
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Pour le 4° trimestre 2007, le taux de croissance retenu ici est de 2 % (d’une année sur l’autre) et de 1,5 % pour le 1° trimestre 2008.
L’agrégat M3-M2 (qui représente les trésoreries des entreprises de la zone euro) a diminué de €21 milliards en février, ce qui signifie que les bénéfices des entreprises diminuent, ce qui est inquiétant.
La BCE devrait augmenter ses taux pour ralentir l’augmentation de la masse monétaire M3, donc l’inflation, mais cette décision sera difficile à prendre.
En laissant les taux à 4 %, avec des taux de la Fed à 2,25 %, les capitaux flottants ont intérêt à se placer dans la zone euro, ce qui contribue à renforcer l’euro.
L’euro fort condamne beaucoup d’entreprises à fermer leurs implantations dans la zone euro mais cette destruction n’est pas créatrice.
L’euro, surtout fort, est une grave erreur qui ne supportera pas les chocs actuels.
Zone euro delenda est. Continuer à y rester est un suicide collectif.
Lire mon billet précédent sur la masse monétaire dans la zone euro en janvier
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