Antiaméricanisme et anti-libéralisme primaire
Tout le monde (ou presque) reprend les idées anti-américaines et anti-libérales primaires colportées par tous les journaleux et bonimenteurs, y compris des lecteurs de mon blog !
L’Amérique est au bord du gouffre… depuis plus de 50 ans. La propagande est encore très efficace en ce XXI° siècle ! On est encore au Moyen Age, au stade pré copernicien de la pensée économique.
Personne, surtout en France (sauf de très rares exceptions) ne prend soin d’aller chercher les bons chiffres et les bonnes séries statistiques pour en faire des analyses justes en en tirant des conclusions pertinentes.
Ainsi par exemple le dernier déficit budgétaire américain de 2007 qui se monte à $162 milliards est certes élevé, mais il est faible par rapport au PIB de $14 074 milliards : 1,15 % alors que l’on s’achemine en France vers les 3 % après avoir éliminé plus ou moins discrètement quelques centaines de milliards d’euros de dettes comme par exemple à la SNCF,
Graphique 1 :
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La relance conçue par les Reaganomics se fait par une baisse d’impôts qui donne davantage de pouvoir d’achat aux Américains : la demande augmentant, la croissance du PIB repart.
Simple et efficace.
Une relance keynésienne se fait par une augmentation des dépenses publiques, ce qui accroît ensuite la pression fiscale et diminue le potentiel de croissance. Erreur fatale.
Idem pour l’inflation : l’indicateur de référence est le PCE:PILFE car il est indépendant des variations très importantes des cours du pétrole.
L’inflation vient de tomber sous la barre des 2 % compte tenu des décimales : à 1,957 % arrondi à 2,0 % !
Graphique 2 :
(cliquer ici pour agrandir le graphique)
La dette publique des États-Unis est couverte en partie par des capitaux asiatiques, détenus en particulier par les banques centrales chinoises et japonaises car ces pays doivent impérativement exporter leurs produits à bas prix (donc avec des monnaies sous-évaluées) dans les pays occidentaux pour entretenir la croissance de leur PIB qui, sans ces mesures, aurait été compromise à cause des dérapages monétaires qui ont eu lieu dans le passé.
Le pourcentage de la dette des États-Unis par rapport au PIB peut revenir rapidement sous la barre des 60 % en appliquant une politique moins laxiste que celle de George W. Bush…
Le dollar est actuellement faible car cela permet de relancer les exportations et de renforcer l’industrialisation des États-Unis comme le montre l’exemple de Boeing, mais il se renforcera avec l’augmentation prévisible des taux de la Fed.
Le système bancaire est solide, les problèmes qui ont éclaté lors de la crise du sub-prime sont en voie de résorption.
L’argent est sain aux États-Unis, et c’est fondamental car cela conditionne tout le reste.
Il est difficile de faire comprendre les rudiments économiques simples aux Français…
Il ne reste plus à espérer qu’il y ait un peu de concurrence : d’autres business économistes qui analysent des séries statistiques pour en tirer des conclusions justes, fiables et utiles ai-je déjà écrit…
Je ne suis peut-être pas le seul à prêcher dans le désert, mais yapa grand monde…
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