La pire crise depuis 1929
Tous les journaleux et tous les bonimenteurs étaient unanimes : c’est la pire crise depuis 1929, pire qu’en 1929 même ! et elle durera un certain nombre d’années.
La crise est finie ! Même DSK a été obligé de le reconnaître. Le FMI avait une bonne réputation mais les déclarations de l’éléphant socialiste français l’ont ruinée en quelques semaines. Les meilleurs économistes du FMI partent.
Tout redevient normal…
Les variations des agrégats monétaires aux États-Unis sont revenues dans les normes : inférieures à $10 milliards d’une semaine à l’autre.
Les Américains travaillent, gagnent de l’argent, le dépensent et l’épargnent : leur épargne (M2-M1) a augmenté de 7,5 % d’une année sur l’autre au 5 mai dernier,
Graphique 1 :
(cliquer ici pour agrandir le graphique)
Quand la variation de M2-M1 sera inférieure à sa valeur critique de 7 %, la croissance du PIB sera alors supérieure à son potentiel optimal.
M2-M1 augmente normalement dans sa tendance longue,
Graphique 2 :
(cliquer ici pour agrandir le graphique)
La croissance du PIB est pour l’instant a priori au même niveau qu’au cours des deux trimestres précédents : autour de 2,5 % d’une année sur l’autre,
Graphique 3 :
(cliquer ici pour agrandir le graphique)
M2 augmente normalement de 6 %, la valeur critique étant 5 %,
Graphique 4 :
(cliquer ici pour agrandir le graphique)
La Fed maîtrise parfaitement bien la situation : en maintenant son taux de base trop longtemps au-dessus de sa neutralité, elle a créé un fort ralentissement de la croissance (sans récession !) qui a fait baisser l’inflation à un niveau acceptable, ce qui n’est pas le cas dans la zone euro.
La connaissance de ces problèmes monétaires alimente la spéculation gagnante.
Les lecteurs de mon blog peuvent éliminer tous les journaleux et bonimenteurs qui prédisaient la pire crise depuis 1929. Ça fait un peu vide maintenant…
***