Gnomes : confirmation et compléments
Je maintiens, confirme et complète ce que j’ai écrit précédemment à propos des gnomes de Zurich…
Les établissements financiers helvètes sont (relativement) restés à l’écart des trous d’air de la finance mondiale (à l’exception du gros vilain mouton noir qu’est UBS) grâce aux bonnes règles (interdisant les ventes à découvert) qui ont été adoptées par les autorités boursières et aux bons usages de la profession bancaire en ce pays (s’interdisant les investissements aventureux dans les produits dérivés de l’immobilier).
Les autres places financières se sont considérablement développées (au détriment de la Suisse) mais imprudemment sous la pression des professionnels de la finance qui ont multiplié les produits et les règles selon leurs propres intérêts sans contrôle sérieux de la part des organismes d’État.
Ces organismes étatiques occidentaux sont maintenant obligés d’intervenir pour éviter la propagation de ces désordres financiers au reste de l’activité économique car ils sont brusquement placés devant le fait accompli, à savoir une situation très délicate dans la mesure où les pertes de certains établissements financiers sont considérables.
Pour l’instant, les leçons de cette crise purement financière n’ont pas été tirées : les règles et usages suisses n’ont pas été systématiquement transposés dans les grandes places financières mondiales car les groupes de pression financiers sont très puissants, très influents et très compétents ce qui n’est pas le cas des hommes politiques qui devraient pourtant imposer ces mesures dans l’intérêt de tout le monde.
La gauche plurielle internationale propose les pires solutions : leur propre régulation directe, ce qui serait catastrophique car ce sont ces hommes politiques qui sont responsables de dérives financières autrement plus graves.
En effet, pour ne citer que l’exemple de la France, les engagements de retraite non provisionnés se montaient à €4 500 milliards, soit 3 fois le PIB en 2004, comme l’ont très bien analysé les économistes de Work For All.
Plus récemment, l’État a supprimé une centaine de milliards de dettes de la SNCF fin août 2007.
Personne ne s’en est aperçu et personne n’a dénoncé cette gigantesque fraude, en dehors de moi…
Les dirigeants d’UBS ont accumulé les pires erreurs et manquements (qu’ils n’ont même pas déclaré aux autorités suisses) en intervenant sur les places financières américaines et européennes.
Cliquer ici pour lire un rapport à ce sujet transmis par un lecteur de mon blog.
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