Trop c’est trop !
Un plantage de $300 à $500 milliards à la suite de la crise dite des sub-prime, c’était déjà beaucoup mais c’était cependant assimilable par des banques qui avaient dégagé des bénéfices du même ordre de grandeur en 2006.
$700 milliards de pertes supplémentaires potentielles générées par des opérations financières aventureuses qui auraient dû être interdites, c’est trop !
Il n’est pas possible de revenir en arrière, mais il est indispensable, vital même, de suivre le bon exemple donné par les gnomes de Zurich : interdire les ventes à découvert et les produits dérivés de l’immobilier par des lois, des règlements et des autorités réellement compétentes.
Il ne faut pas moins de capitalisme libéral, mais au contraire plus de capitalisme libéral bien ordonné en suivant le bon exemple donné par les petits Suisses.
Malheureusement, les réactions ne vont pas dans le bon sens.
Ça va mal : les rendements des Bills à 1 et à 3 mois sont revenus hier 24 septembre près de zéro, à zéro virgule pas grand chose pour cent,
Graphique 1 :
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Ces baisses sont historiques, c’est à dire que ces rendements ne sont jamais tombés aussi bas.
Il est indispensable de débloquer la situation rapidement car pour le reste, tout est (à peu près) normal comme l’indiquent en particulier les rendements des Notes à 2 et à 10 ans,
Graphique 2 :
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La situation est plus chaotique dans la zone euro,
Graphique 3 :
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Le choc mondial a provoqué un pic pour les rendements des bons du Trésor français.
La situation continue à se détériorer dans l’indifférence et l’inaction totale des Français et des dirigeants politiques et économiques,
Graphique 4 :
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Les erreurs d’analyse économique peuvent avoir des conséquences considérables !
Comme le disaient Milton Friedman et d’autres : c’est pourtant simple…
Quelques petites remarques complémentaires…
Aux États-Unis, les fondamentaux sont bons, l’argent est sain.
Les $700 milliards en question dans le plan Paulson sont des pertes qui n’ont pas un caractère définitif car la situation de beaucoup d’établissements financiers peut être redressée sous certaines conditions.
Pour l’essentiel, cet argent ne circule pas et ne correspond pas à de la création monétaire, ce qui n’est pas le cas des €4 500 milliards d’engagements de retraite non provisionnés en France (fin 2004).
Les gnomes de Zurich sont surtout performants dans les nombreux établissements privés indépendants qui ne sont pas cotés. UBS et dans une moindre mesure Crédit Suisse qui sont bien connus, ne sont pas les meilleurs exemples de la finance helvète !
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