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Relance : Allemagne / France

Relance : Allemagne / France


L’écart entre l’Allemagne et la France augmente tous les ans, surtout depuis que le chancelier Gerhard Schröder a remis son pays sur la bonne voie du capitalisme libéral des Reaganomics avec en particulier une flat tax et un système de fonds de pension.


Le ministre allemand des Finances Peer Steinbrück (du SPD) a vivement critiqué cette semaine le plan de relance de Sarko en qualifiant de " stupéfiant le passage brutal de plusieurs décennies de politique de l'offre à un keynésianisme grossier ".


La situation de la France commencera à s’améliorer le jour où les dirigeants du PS adopteront le même discours et donc la même politique économique que leurs homologues allemands.


Cet écart entre l’Allemagne et la France se voit très bien dans celui qui sépare les rendements des bons des Trésors à 10 ans (qui jouent le rôle de quasi monnaies) qui augmente,

Graphique 1 :

 

Cliquer ici pour agrandir le graphique.


Les variations brusques et importantes révèlent que la Banque de France et d’autres organismes financiers amis (des banques et des compagnies d’assurance) interviennent pour les diminuer en rachetant des bons français pour limiter les dégâts.


Si la France décidait de sortir de l’euro-système en laissant flotter le franc dans le cadre du système mondial de changes libres, il perdrait au moins 20 % par rapport au DeutscheMark, ce qui permettrait aux entreprises françaises de rester compétitives et donc de maintenir leur activité.


Comme l’euro-système est un système de changes fixés à la fin des années 90 sans qu’il soit possible de modifier les parités entre des pays dont les productivités globales n’évoluent pas au même rythme, les équilibres se font par la perte de compétitivité des entreprises des pays les moins performants qui conduit à leur destruction sans qu’il y ait de création par ailleurs.


De ces faits, la balance des transactions courantes portant sur les biens seuls se détériore de mois en mois, le déficit atteignant  €7,153 milliards en octobre d’après les chiffres publiés par la Banque de France vendredi 12 décembre,

Graphique 2 :

 

Cliquer ici pour agrandir le graphique.


Le déficit est plus élevé que celui qui a été annoncé précédemment par les Douanes.


Par rapport aux exportations, il se monte à 21,6 % contre des excédents qui s’élevaient à 10 % environ en 1997, ce qui montre qu’il faudrait que le franc perde 30 % de sa valeur par rapport au DM pour que l’industrie française reste aussi compétitive qu’elle l’était en 1997,

Graphique 3 :

 

Cliquer ici pour agrandir le graphique.


Cette dégradation de la situation de France par rapport à celle de l’Allemagne en 10 ans montre d’un côté l’échec de la politique économique qui a été décidée sous les gouvernements Jospin et de Chirak (c’est le choc socialiste), et de l’autre la réussite de la politique libérale menée par les Allemands.


Les services ont mieux résisté que l’industrie à ce choc socialiste,

Graphique 4 :

 

Cliquer ici pour agrandir le graphique.


Les dirigeants des entreprises françaises en tirent les conclusions qui s’imposent : ils investissent à l’étranger !


Depuis quelques années, les investissements français à l’étranger se montent à €60 milliards environ par an en moyenne contre €20 milliards d’investissements étrangers en France,

Graphique 5 :

 

Cliquer ici pour agrandir le graphique.


Plutôt que de lancer un plan de €26 milliards de dépenses publiques qui vont augmenter d’autant la dette publique et davantage encore les impôts des Français (à cause des intérêts), Sarko aurait dû prendre les mesures qui s’imposent pour rendre compétitives les entreprises françaises, ce qui aurait incité leurs dirigeants à investir… €60 milliards en France et non pas à l’étranger, et des entreprises étrangères auraient fait de même, ce qui aurait relancé considérablement l’activité en France sans augmenter la dette publique ni les impôts.


Ces mesures qui devraient être appliquée sont simples : sortir de l’euro-système, restaurer de l’argent sain, éliminer le plus possible les réglementations et les prélèvements obligatoires, ce qui correspond aux 4 piliers des Reaganomics (les frontières étant déjà largement ouvertes, seul ce point est satisfaisant).


Le problème est qu’il n’y a pas un atome d’intelligence économique dans les têtes des dirigeants français ni dans celles de leurs électeurs.


J’ai déjà rappelé à plusieurs reprises que le général de Gaulle disait que les Français étaient des veaux, mais ils ont aggravé leur cas avec l’épidémie d’encéphalite spongiforme.


Ils sont tous atteints, du Président à l’ensemble de la population, y compris les professionnels de la finance et les dirigeants des entreprises (aucun n’a critiqué le plan de Sarko dans un sens libéral !).
C’est effarant !


Autre citation intéressante du Général :

Des chercheurs qui cherchent, on en trouve, des chercheurs qui trouvent, on en cherche !


Pour ma part, moi : je ne cherche pas, je trouve !

(en fait c’est une citation de Picasso, mais je la… trouve très bien)

***


Le choc socialiste créé par Jospin et Martine Aubry et ses 35 heures se voit très bien sur le graphique 5 : les dirigeants des entreprises ont investi massivement, €150 milliards… à l’étranger en 2000-2001 tout en ne faisant rien contre de telles aberrations.


La même équipe dirige le PS et veut faire encore pire que Sarko, ce qui est difficile mais faisable car les Français risquent de porter la gauche au pouvoir après l’échec prévisible de la politique menée par Sarko.


Et une fois de plus, je suis effaré de constater que je suis le seul à ma connaissance à montrer par un tel graphique l’importance des dégâts infligés à la France par Jospin et Martine Aubry !

***


L’écart entre les rendements des bons des Trésors à 10 ans de la Grèce et de l’Allemagne a atteint 190 points de base cette semaine, soit 57,6 %.


Il est peut-être possible d’en tirer la conclusion suivante : quand cet écart dépasse la barre des 50 %, la situation sociale devient explosive, incontrôlable, avec des émeutes, et à 40 % l’Italie n’en est pas très loin avec des grèves et des manifestations importantes.


En France, la situation peut dégénérer très rapidement.

Les pays du Club Med sont au plus mal.

***


La propagande des journaleux et des bonimenteurs n’a vraiment plus aucune limite : aucun d’entre eux n’a commenté, du moins à ma connaissance, ces chiffres du commerce extérieur catastrophiques publiés vendredi 12 décembre par la Banque de France !


Cliquer ici pour lire le communiqué.

 

Pour établir mes graphiques, j’utilise les données sous Excel fournies par la BdF, l’une des deux seules qui existent en France, mais d’un accès et d’une présentation beaucoup moins facilement utilisables que celles de Fred de Saint Louis !


Cliquer ici pour y accéder.


 

***

***

Complément au 16 décembre :


En fait, le ministre allemand des Finances Peer Steinbrück (du SPD) ne critiquait pas expressément Sarko mais Gordon Brown, la dépêche Reuters (en français) sur laquelle je me basais prêtant un peu à confusion.


Comme le plan de Sarko est de la même inspiration, il était lui aussi visé par les critiques de Peer Steinbrück.


La référence à plusieurs décennies de politique de l'offre s’applique évidemment au Royaume-Uni de Margaret Thatcher et non pas à la France !


Merci à l’honorable lecteur de mon blog qui a signalé mon erreur.

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C
merci
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L
toujours a propos de ch gave et puisque l'on en est a évoquer vos différences avec lui il y en a une qui me surprend quelque peu chez lui c'est sa condamnation de la fair value...alors qu'a mon sens il s'agit pour les marchés d'une remarquable boussole et d'un vrai garde fou...<br /> <br /> je vs laisse ici l'article en question...<br /> <br /> ------------------------ <br /> Mauvaise humeur<br /> PAR CHARLES GAVE* <br /> | JDF HEBDO | 04.10.2008 .<br /> Nous sommes en plein milieu de l’une des grandes crises financières de l’histoire, et la recherche des boucs émissaires bat son plein. Grâce à Dieu, on l’a trouvé presque immédiatement : le pelé, le galeux, celui dont nous vient tout le mal, c’est bien entendu le marché, et son émanation diabolique, les hedge funds. Tous les méfaits viennent bien sûr de ces entités non réglementées, et donc forcément suspectes. Ce qui nous sauverait donc serait plus de réglementation (j’ai du mal à me souvenir d’une seule fois où les élites françaises ne soient pas arrivées à la conclusion que ce dont nous avions besoin c’était plus de réglementation…). Comme l’aurait dit Cyrano : « Holà, jeune homme, c’est un peu court. » Car, après tout, qui est en train de faire faillite ? Des banques, des compagnies d’assurances, des sociétés de collecte de l’épargne. Et ces entités avaient toutes une caractéristique commune : elles étaient réglementées, voire surréglementées, tout au moins officiellement.<br /> Prenons l'exemple de Fannie Mae, l'immense société hypothécaire que le gouvernement américain vient de nationaliser. Elle était sous le contrôle direct de plus de cinq agences fédérales. La même chose pour WaMu, la plus grande caisse d'épargne, qui vient d'être rachetée en catastrophe par JPMorgan. La réalité est que ces entreprises ont délibérément tourné la législation, si ce n'est dans sa lettre, au moins dans son esprit. Et les régulateurs n'ont rien vu, ou rien voulu voir. Que l'on ne me dise pas qu'il s'agit d'un problème américain. D'après les normes prudentielles que les banques sont censées respecter, le ratio entre leurs fonds propres et la taille de leur bilan doit rester inférieur à 12. D'après un article paru dans le Financial Times la semaine dernière, la Deutsche Bank en est à un ratio de 60 à 1, Barclays est à 55, et Fortis était au-dessus de 50. Quels sont les régulateurs qui ont laissé un tel endettement se développer, et pourquoi l'ont-ils fait ? Qui plus est, où sont les conseils d'administration qui auraient dû ramener à la raison des présidents atteints de folie des grandeurs ?<br /> Certes, il est tout à fait exact que les nouveaux produits, en particulier les fameux credit default swaps (CDS), ou assurances contre la faillite, étaient, par le simple fait qu'ils étaient nouveaux, en dehors du filet réglementaire préexistant. Il est exact, aussi, que c'est M. Greenspan lui-même qui a trouvé bon de ne pas instituer de réserves obligatoires sur ces outils. Et il est tout aussi exact que ce sont ces CDS qui ont fait sauter AIG. Mais, après tout, M. Greenspan n'était-il pas au sommet de la pyramide de réglementation, et n'était-il pas il y a encore dix-huit mois considéré comme un demi-dieu ? Et, pour ajouter l'insulte à l'injure, ce sont bien ces mêmes régulateurs qui ont institué la règle stupide de marked to market, instaurant de ce fait des baisses vicieuses se nourrissant d'elles-mêmes (cf. à ce sujet notre chronique « La récession par la norme »).<br /> Venons-en aux politiques. Qui se souvient que le désastre des subprimes a commencé avec une loi américaine passée par l'Administration Clinton forçant les banques à prêter aux « minorités », faute de quoi elles ne pourraient plus bénéficier de la couverture d'assurance fédérale sur leurs dépôts ? Ce sont les politiques qui ont obligé les banques à prêter à des gens qui ne pouvaient pas rembourser, et nous voyons tous les jours les effets de cette générosité payée avec l'argent des autres. Qui se souvient que les démocrates aux USA ont refusé la privatisation totale de Fannie Mae et de Freddie Mae, tant les bénéfices électoraux et personnels qu'ils retiraient du statut mixte de ces deux institutions étaient importants ? Qui n'a pas été atterré par l'incompétence incroyable de M. Paulson depuis le début de cette crise, prenant des mesures immensément onéreuses à tort et à travers, et ne prenant pas la seule mesure qui s'impose, la suspension de la nécessité de prendre en compte le prix du marché dans la valeur du bilan (market to market ), alors même que le prix d'un actif quand il y a des ventes forcées ne veut plus rien dire ? Qui se souvient que ce sont les politiques qui ont donné tous les pouvoirs administratifs sur lesquels la réglementation repose à des agences de notation de droit privé qui cherchaient à maximiser leurs profits ?<br /> Dans tout cela, on ne voit pas l'ombre d'un hedge fund. Certes, ils ont gagné un peu d'argent ici ou là, en vendant à découvert quelques titres de sociétés qui seraient allées en faillite de toute façon. La réalité, c'est que cette crise a été créée par une compromission constante entre des régulateurs incompétents ou dépassés, des hiérarchies financières devenues folles et que plus personne ne contrôlait et des pouvoirs politiques où l'incompétence le disputait avec la corruption.<br /> Grâce à Dieu, nous sommes rassurés : les mêmes trois groupes qui ont créé le problème se sont exonérés mutuellement de toute responsabilité et nous disent qu'ils vont régler tout ça. Nous sommes sauvés.<br /> C'est demander à Gamelin (généralissime français en 1940) d'être le commandant en chef des forces alliées pour le débarquement en Normandie, ou confier la clé de la cave à vin à un alcoolique
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C
<br /> CG est très bien, c'est grâce à lui que j'ai appris un certain nombre de points importants !<br /> ... mais je ne suis pas d'accord avec lui sur certains autres points,<br /> c'est la vie normale de business économistes monétaristes<br /> ... mais j'ai raison, comme on a pu le constater et comme on pourra encore le constater<br /> <br /> <br />
L
je pense que cet article de ch.gave (j'ai tendance a dire l'excelentissime ch.gave)dans le jdf ne vs aura pas échappé, il y traite de l'exemple grec...<br /> <br /> <br /> <br /> A propos de la Grèce (Ch.Gave) Penser l'impensable<br /> PAR CHARLES GAVE* | JDF HEBDO | 06.12.2008 | Mise à jour : 20H05 <br /> S'il y a une chose que les douze derniers mois m'ont apprise, c'est qu'il ne faut pas hésiter à envisager l'impensable. Qui aurait dit, il y a un an, que les marchés monétaires, d'abord aux Etats-Unis puis partout dans le monde, allaient littéralement se fermer à toute nouvelle transaction après la décision complètement aberrante de Hank Paulson de laisser Lehman faire faillite ? Une dislocation de même nature est peut-être en train de commencer, ailleurs. <br /> Il y a un an juste, les obligations émises par le gouvernement grec offraient un rendement de 4,60 %, tandis que les obligations émises par le gouvernement allemand étaient à 4,31%. Aujourd'hui, les obligations grecques sont à 4,64 %, et leurs consoeurs germaniques à 3,06 %. En un an, l'écart des taux entre la Grèce et l'Allemagne est passé de 29 points de base à 158 points de base. Ce phénomène est incroyablement inquiétant, même si personne n'en parle... Le même phénomène s'est produit d'ailleurs au détriment des obligations italiennes, espagnoles, voire françaises. <br /> Mais revenons à la Grèce. La plus grande industrie en Grèce est celle de l'affrètement maritime, supérieur au tourisme en valeur, et les armateurs se sont endettés comme des fous, en dollars, pour acheter de nouveaux bateaux. Depuis six mois, les cours d'affrètement des bateaux ont baissé de... 93 %. Comment les centaines de millions de dollars empruntés vont-ils être remboursés ? <br /> La Grèce a un déficit de son budget supérieur à 3 % de son PNB, en route vers 4 ou 5 %, et un déficit extérieur égal à 15 % de ce même PNB. Pour financer ces déficits, la Grèce a, en fait, de plus en plus de mal à émettre des obligations et se retrouve dans une situation financière très difficile, pour ne pas dire catastrophique. N'ayant plus de cash, le gouvernement hellénique a été obligé de « faire un rezzou » sur l'argent de la Sécurité sociale grecque, ce qui fait que les hôpitaux se retrouvent privés de seringues ou de bistouris, que les pharmacies ferment, faute d'être remboursées par la Sécu locale, et que le secteur de la santé est en pleine débandade.<br /> Pensons donc l'impensable. Qu'est-ce qui se passerait si, d'un seul coup, les acheteurs d'obligations grecques venaient à carrément faire la grève des achats, comme ils l'ont fait pour le papier commercial émis par American Express ou par General Electric ?<br /> Dans des circonstances similaires, dans le passé, le gouvernement grec se serait retourné vers la Banque centrale pour lui dire d'acheter son papier. Immanquablement, ces achats auraient amené à une « monétisation » de la dette grecque, c'est-à-dire à de l'inflation et à la chute de la monnaie. Cette solution est maintenant impossible, puisqu'il est hors de question que la BCE monétise la dette hellénique.<br /> Lorsque l'euro avait été créé, j'avais écrit un livre, paru chez Lafon, intitulé Des lions menés par des ânes, dans lequel j'expliquais du mieux que je le pouvais que l'euro ne pouvait pas marcher et qu'il allait amener à un drame économique sans précédent en Europe. Nous y sommes. <br /> Comme me l'avait dit mon vieux maître Milton Friedman, qui avait eu la gentillesse de me donner une préface pour mon livre : l'euro ne résistera pas à la première récession en Europe.<br /> Il y a deux solutions : soit la Grèce sort de l'euro, mais dans ce cas l'Italie n'est pas loin derrière ; soit la Grèce fait appel au FMI, qui aura beaucoup de mal à traiter un pays qui n'a pas son autonomie monétaire ou de taux de change.<br /> Et que le lecteur qui aurait des obligations italiennes ou grecques ne se fasse pas d'illusions. Il ne sera pas remboursé en euros. La dette grecque est dans la monnaie de l'Etat souverain grec, qui aujourd'hui est l'euro et par un acte du Parlement demain peut être la nouvelle drachme, ou la nouvelle lire, dans le cas de l'Italie...<br /> Il faut donc que le lecteur du JdF qui aurait des parts de fonds gouvernementaux européens (Sicav obligataires) demande au gérant la composition du portefeuille. S'il y a la moindre obligation grecque, espagnole, italienne, il doit vendre. Il n'y a aucun potentiel de hausse et le risque à la baisse est gigantesque.<br /> <br /> *charlesgave@gmail.com
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C
<br /> Je ne connaissais pas cet article de C Gave,<br /> CG est le 1° économiste monétariste français de ces dernières décennies et il a très bien compris qu'on ne pouvait rien faire en France...<br /> Par contre, je ne partage pas l'avis de CG sur la faillite de Lehman...<br /> On n'est pas au PC : des monétaristes peuvent arriver à des conclusions différentes<br /> <br /> <br />
L
déficit commercial, euro, absence de réaction de nos politiques et gaulisme.... il y en a un qui a réagi et j'ai trouvé interessante cette réaction et analyse de dupont aignan si l'on exclu le chapitre sur le protectionisme...<br /> ------------------------<br /> Déficit du commerce extérieur : le chiffre tabou, par Nicolas Dupont-Aignan<br /> 14 décembre 2008Sur les 12 derniers mois le déficit commercial cumulé a atteint 56,2 milliards d’euros. « Cette nouvelle (...) ne suscite que des brèves dans les journaux. Inconsciemment ou non, le sujet est tabou car il révèle l’échec de l’euro et du libre échange intégral, » juge Nicolas Dupont-Aignan.<br /> <br /> <br /> Par Nicolas Dupont-Aignan, 11 décembre 2008<br /> <br /> Le déficit commercial de la France s’est encore creusé en octobre à 7,066 milliards d’euros. Un nouveau record !<br /> <br /> Sur les 12 derniers mois le déficit cumulé s’établit à 56,2 milliards d’euros. Là aussi, un record historique !<br /> <br /> Ce désastre commercial résulte de la perte de compétitivité de notre économie mais aussi, et les deux sont liés d’ailleurs, des délocalisations multipliées depuis des années notamment dans le secteur automobile.<br /> <br /> Cette nouvelle, qui aurait dans le passé obligé la France à prendre des mesures radicales (plan d’aide aux entreprises, dévaluation compétitive), ne suscite que des brèves dans les journaux. Inconsciemment ou non, le sujet est tabou car il révèle l’échec de l’euro et du libre échange intégral.<br /> <br /> En effet notre pays à cause de la monnaie unique peut se permettre, en apparence du moins, un tel déficit sans répercussion sur son taux de change. Cependant l’euro n’est qu’un anesthésiant qui ne guérit pas le mal et qui, même, l’aggrave.<br /> <br /> En effet, une part importante de ce déficit est liée à la surévaluation de la monnaie. S’il n’y a pas de crise de change, comme par le passé, la sanction se paye, en destruction de capacité économique, de croissance et d’emplois. Les cercles du pouvoir, complètement coupés du peuple, n’y sont guère sensibles et se rassurent avec le prétendu bouclier européen, mais les ravages du chômage de masse - en retour très rapide depuis 2 mois - n’en sont pas moins dévastateurs.<br /> <br /> Nous sommes ainsi dans la situation du malade qui ne voyant plus la fièvre se croit en bonne santé, alors que la maladie continue de le ronger.<br /> <br /> Avec l’aggravation continue du chômage, il va de soi que la réaction sera sociale et politique. Faut-il connaître des émeutes comme à Athènes pour faire comprendre que l’économie française va, en chantant, tout droit au précipice ! On ne pourra pas continuer longtemps à avoir d’un côté l’euro surévalué, et de l’autre l’absence totale de barrières douanières.<br /> <br /> Soit les Européens décident de se protéger collectivement et ils pourront se permettre de conserver l’euro, soit ils laissent leurs marchés ouverts aux quatre vents et alors, la France, l’Italie et l’Espagne seront amenées, sous la contrainte de l’émeute, à sortir de l’euro et à dévaluer massivement leur monnaie pour affronter la compétition économique mondiale à armes moins inégales.<br /> <br /> Bien évidemment, il serait indispensable aujourd’hui, au-delà de cette problématique européenne cruciale, de renforcer l’appareil productif français - baisse des charges sociales compensées par une réforme de la fiscalité, aides à l’innovation et à la recherche, réforme de l’Etat, amélioration de la formation professionnelle, politique industrielle. Mais tant que les grands (dés)équilibres européens n’auront pas préalablement été corrigés, tout effort national sera gigantesque pour un résultat minime...
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C
<br /> Non !<br /> En fait il est antilibéral et veut un protectionnisme suicidaire<br /> Lui aussi ne comprend rien à rien !<br /> <br /> <br />
L
Attention tout de même : c'est d'abord du plan britannique de Gordon Brown que parlait Steinbruck. Même si, par extension, la remarque s'applique aux autres plans.<br /> <br /> Extrait de Newsweek : <br /> <br /> The Tories took their cue from remarks made in this magazine last week by German Finance Minister Peer Steinbrück, that Britain—and, by implication, other big spenders around the world—was "tossing around billions" in a "breathtaking" switch from supply-side economics to a "crass Keynesianism." Brown, in turn, lashed back at both the Tories and Steinbrück, saying they were out of step with mainstream thinking on what's needed to fight the crisis.<br /> <br /> Article "The German Bonbshell"<br /> http://www.newsweek.com/id/174534
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C
<br /> <br /> Oui !<br /> La dépêche Reuters sur laquelle je me suis basé prêtait à confusion et m'a induit en erreur : c'est surtout le RU qui était visé, plus que la France, effectivement<br /> <br /> <br /> <br />