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Zone euro : États et banques

Zone euro : États et banques


Encore un exemple de la propagande des journaleux et bonimenteurs tous plus incompétents les uns que les autres : les États seraient au bord de la faillite, il n’y aurait plus assez d’argent pour financer leurs déficits et la crise serait donc encore plus grave que celle des années 30…


Tout est parti d’une adjudication du Trésor allemand le mercredi 10 décembre de Schatz (bons à 2 ans) de €7 milliards qui a été tout juste souscrite, alors que les soumissions sont habituellement nettement supérieures à l’offre.


Tous les spécialistes en la matière en ont conclu panurgiquement qu’il n’y avait plus assez d’argent dans le monde pour financer les gigantesques plans de relance en Europe et même aux États-Unis.


Grossière erreur d’analyse au départ : en fait, les banques autorisées à présenter une offre auprès du Trésor allemand ne veulent pas (ou ne peuvent pas) dépenser €7 milliards pour placer ce papier par la suite sur le marché (donc avec un certain délai) car elles sont en très mauvaise posture (elles manquent de trésorerie) alors que les capitaux sont très abondants sur le marché et très fortement demandeurs de bons de Trésors, surtout allemands.


En effet, sur le marché dit secondaire, les rendements du Schatz ont varié comme les Notes à 2 ans des États-Unis : ils ont légèrement monté le mercredi pour redescendre un peu le lendemain, sans aucun rapport avec l’adjudication,

 

Schatz 2 ans

 

US Notes 2 ans

 

Bund 10 ans

 

Mardi 9

 

2,264

 

0,84

 

3,224

 

Mercredi 10

 

2,281

 

0,88

 

3,223

 

Jeudi 11

 

2,213

 

0,77

 

3,220

 


Les rendements du Schatz sont aujourd’hui lundi 15 décembre à 2,11 %, ce qui montre une fois de plus que la demande continue à être très forte.


Aux États-Unis, en deux mois, du 15 septembre au 15 novembre, le Trésor a émis $560 milliards supplémentaires (par rapport aux adjudications normales) de bons à très court terme (des Bills à 1 mois et à 3 mois), ce qui ne les empêche pas d’avoir des rendements au plancher, à zéro virgule zéro pas grand chose pour cent, ce qui signifie que la demande est considérable,

Graphique 1 :

 

Cliquer ici pour agrandir le graphique.


Les capitaux sont très abondants, aux États-Unis et en Europe, et ils sont placés préférentiellement sur les bons du Trésor en attendant que les bourses repartent, comme le montrent bien les rendements de toutes les échéances qui battent des records à la baisse (les prix des bons sont donc aux plus hauts historiques),

Graphique 2 :

 

Cliquer ici pour agrandir le graphique.


Les mêmes journaleux et bonimenteurs prédisaient une situation catastrophique avec des capitaux fuyant les États-Unis qui seraient au plus profond du gouffre, alors que les entrées nettes de capitaux se sont montées à $286,3 milliards en octobre et $142,6 milliards en septembre, largement au dessus du déficit commercial qui est inférieur à $60 milliards.


En fait, une fois de plus, les banques européennes interviennent maladroitement en utilisant les idiots utiles que sont les professionnels de la finance pour essayer de cacher qu’elles sont dans une situation catastrophique.


Cependant, il est possible de déceler certaines de leurs supercheries et d’après certaines de leurs interventions (leurs pressions pour faire adopter en toute urgence l’abandon de l’enregistrement à la juste valeur), en déduire que leur situation réelle est au plus mal.


Avec des dettes qui sont supérieures au PIB de leur pays d’origine, ces banques font courir un risque inacceptable pour l’ensemble de la population qui n’en est pas consciente.


Comme le disent tous les officiels, le Gouverneur de la Banque de France, René Ricol (le patron des comptables), Sarko & co : fermez les yeux, ayez confiance, foncez droit dans le mur !

***

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L
a quoi sert l'amf ???....souvent je me le demande....consternant, pathétique et affligeant....<br /> -----------------------<br /> <br /> La vente à découvert sur les financières reste interdite<br /> Olivier Auberger | JDF HEBDO | 20.12.2008 | Mise à jour : 20H12 <br /> <br /> Vendredi 19 décembre, l'AMF a enfin communiqué ses intentions sur les valeurs financières cotées à la Bourse de Paris. Leur vente à découvert reste interdite après le 22 décembre, et jusqu'à nouvel ordre.<br /> Cette décision est logique au vu des extensions décidées par les autorités d'autres pays. « En Angleterre, la FSA a maintenu ses mesures jusqu'au 16 janvier. Aux Pays-Bas, la nouvelle date est fixée au 17 janvier », nous explique une juriste du courtier IG Markets. <br /> Une analyse du contexte aide à comprendre la situation pour la France. En effet, la semaine a été marquée par le scandale Madoff et la nécessité pour le gendarme de la Bourse de demander aux banques ou aux assureurs de faire la lumière sur les pertes potentielles de certains de leurs fonds d'investissement. <br /> Autre sujet qui préoccupe l'AMF, la BNP pourrait procéder à une augmentation de capital. A l'heure où l'Etat appelle à la défense des banques françaises et prône leur solidité, le fait que des spéculateurs puissent vendre à découvert la BNP serait mal vécu. <br /> En même temps, il va bien falloir que l'AMF mette fin à l'hypocrisie qui règne sur le marché. Comment se fait-il qu'une grande banque ait proposé à ses clients de continuer à jouer la baisse des valeurs financières ? Cela vous étonne ? Le mécanisme est pourtant simple pour les professionnels des montages financiers. Il faut vendre à découvert l'indice CAC 40 et acheter les valeurs non financières qui le composent. En Grande-Bretagne, la FSA a tapé sur les doigts d'un journaliste pour avoir dit que l'on pouvait procéder ainsi. Cela fait plusieurs fois que nous signalons ce procédé, illégal selon certaines sources. <br /> Par ailleurs, une série de produits dérivés comme les credit default swaps (CDS) échappent à la régulation. Ils permettent pourtant de miser sur un défaut de paiement. Mais l'AMF n'en parle pas car l'organisation des marchés de CDS n'en est qu'à ses balbutiements
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L
a propos de la fair value....<br /> <br /> tout d'abord bravo mr chevalier pour votre blog que je découvre depuis peu et qui est incroyablement interessant, je dirais mème plus passionnant...<br /> au sujet de la fair value et afin d'apporter de l'eau a votre moulin je me permet de poster ici 3 petits articles datant d'octobre 2008...<br /> ----------------------------<br /> UE nouvelles règles sur la "fair value 12:57 12/10/08 <br /> L'UE veut assouplir rapidement les règles sur la "fair value" <br /> <br /> BRUXELLES, 8 octobre (Reuters) - Les autorités de régulation des marchés de l'Union européenne devraient permettre aux banques de s'affranchir immédiatement des règles sur la comptabilité à la "fair value" (juste valeur) pour limiter leurs difficultés dans la crise du crédit actuelle, a estimé lundi la Commission européenne. <br /> <br /> L'industrie financière estime que cette comptabilité en "fair value" ou "mark to market" qui impose une valorisation des actifs financiers à leur valeur de marché, a contraint les banques et d'autres institutions à de lourdes grosses dépréciations d'actifs liées notamment aux produits adossés à des crédits immobiliers. <br /> <br /> Le commissaire européen au Marché intérieur, Charlie McCreevy, va proposer ce changement lié à la "fair value" la semaine prochaine, en vue d'une adoption rapide par les 27. <br /> <br /> Il veut cependant que les banques puissent en profiter avant que cette proposition soit définitivement adoptée. <br /> <br /> "J'espère que les autorités nationales de régulation vont appliquer d'emblée ces nouvelles dispositions, pour que les banques qui le souhaitent puissent utiliser ces nouveles possibilités dans leurs résultats du troisième trimestre", a expliqué McCreevy dans un discours destiné à être prononcé devant le Parlement européen. <br /> <br /> Les banques pourraient ainsi valoriser des actifs non liquides à leur prix d'acquisition plutôt qu'au prix actuel, bien inférieur, ce qui diminuerait le besoin de recapitalisation dans des marchés monétaires quasi-gelés./SDé <br /> --------------------<br /> Une réforme dans l'urgence des normes comptables ne serait pas sans danger <br /> Date: 12/10/2008<br /> Par Véronique DUPONT<br /> <br /> <br /> <br /> WASHINGTON, Oct 12 (Thomson Financial) - L'Eurogroupe devrait appeler à<br /> l'assouplissement du système comptable actuel d'évaluation des actifs à leur<br /> valeur de marché, accusé d'accélérer la chute des Bourses, mais des experts<br /> réunis dimanche à Washington mettent en garde contre une réforme en pleine crise<br /> financière.<br /> <br /> Le président français Nicolas Sarkozy a jugé cette méthode comptable<br /> "déstabilisante". Chefs d'entreprise, lobbies bancaires et nombre de<br /> responsables politiques réclament eux aussi une modification, voire la<br /> suppression, de cette méthode comptable.<br /> <br /> "Les temps que nous vivons sont dramatiques. (...) Je ne sais pas combien de<br /> temps il faut encore attendre" avant une modification "de nos règles<br /> comptables", a plaidé Hugo Banziger, chef de la gestion de risque chez Deutsche<br /> Bank dimanche à Washington.<br /> <br /> "Il n'y a plus de marché" du crédit, alors la valeur de marché "ne fonctionne<br /> plus", a-t-il ajouté, demandant s'il fallait "attendre que les banques n'aient<br /> plus aucun capital?", lors d'un colloque organisé par la Banque de France en<br /> marge des assemblées annuelles de la Banque mondiale et du Fonds monétaire<br /> international.<br /> <br /> Les autorités américaines ont déjà assoupli fin septembre leurs normes<br /> comptables.<br /> <br /> Le système de juste valorisation (fair value), qui évalue les titres financiers<br /> (actions, obligations, dérivés, etc.) à leur valeur du moment (mark to market)<br /> et non à leur valeur d'achat comme dans les précédents systèmes comptables, a<br /> pour effet d'accélérer les tendances du marché.<br /> <br /> En période haussière, le risque est de créer une bulle qui valorise trop les<br /> actions, ce qui entraîne un gonflement artificiel des marchés et de l'économie<br /> réelle.<br /> <br /> A l'inverse, pendant les périodes de retournement des marchés, ce système<br /> accélère la dévaluation des actifs et donc le plongeon des marchés et la<br /> détérioration des bilans bancaires.<br /> <br /> Mais d'autres experts, comme l'économiste star Nouriel Roubini, professeur à la<br /> New York University, juge dangereux de modifier ce système.<br /> <br /> "Je suis contre. Suspendre la valorisation à valeur de marché pourrait avoir<br /> des effets contre-productifs", a-t-il affirmé. Alors que les marchés sont en<br /> proie à des mouvements de panique, "ce serait comme d'épaissir encore plus le<br /> brouillard dans lequel nous nous trouvons", a-t-il ajouté.<br /> <br /> Il juge aussi qu'il n'existe pas de système alternatif comptable plus<br /> satisfaisant à l'heure actuelle et qu'il faut respecter la "symétrie" de<br /> l'évaluation des actifs à la hausse ou à la baisse, même s'il est légitime de<br /> réfléchir à une réforme à plus long terme.<br /> <br /> "On ne peut pas écouter un messager seulement pendant les périodes fastes et<br /> l'abattre" quand il amène de mauvaises nouvelles, a renchéri Avinash Persaud,<br /> président d'Intelligence Capital Limited.<br /> <br /> Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France, s'oppose aussi à une<br /> modification des règles comptables "au plus fort de la crise", dans un texte<br /> publié à l'occasion du même colloque.<br /> <br /> "Le fait que ces règles de valorisation ne soient pas nécessairement optimales<br /> pour tous les instruments dans toutes les situations de marché ne signifie pas<br /> qu'il faille les modifier au plus fort de la crise", a-t-il averti.<br /> <br /> Cela reviendrait en effet à "pratiquer une tolérance en matière de valorisation<br /> au moment où intervient un processus de repli des valeurs de marché".<br /> <br /> Il y aurait aussi "des problèmes d'aléa moral", l'augmentation du prix des<br /> actifs étant reflétée en période de hausse, mais leur baisse serait masquée en<br /> cas du retournement du marché comme actuellement, a ajouté M. Noyer<br /> ---------------------------<br /> La SEC concède un assouplissement du principe de la « fair value » <br /> Par Benoît Menou le 01/10/2008 <br /> Les banques ne seront plus contraintes d’enregistrer les prix à la casse de leurs actifs illiquides. Un pas jugé timide par certains membres du Congrès <br /> <br /> En ces temps de bourrasques financières, l’autorité américaine des marchés entend faire bonne figure en explorant des pistes salvatrices. Hier, la Securities and exchange commission (SEC) s’est penchée sur le sort de la « fair value », la comptabilisation des actifs en juste valeur de marché. La Commission a publié un communiqué de « clarification » sur le comportement à respecter par les banques.<br /> <br /> <br /> La SEC a avancé hier que les sociétés financières n’avaient pas irrémédiablement à enregistrer les prix qui seraient pratiqués à l’occasion des ventes précipitées au rabais (fire sales) lorsqu’elles estiment que les prix sont difficiles à évaluer. En effet, la réglementation indique que l’application du principe de juste valeur doit être fondé sur une transaction exécutée entre deux acteurs de marché consentants. Or, la SEC a précisé que les liquidations forcées d’actifs et les ventes d’actifs en grande difficultés (distressed) ne constituent pas des transactions en bon ordre.<br /> <br /> Pour la SEC notamment, les indications de prix des courtiers sur des instruments très peu liquides ne constituent pas toujours le juste prix, et les banques sont appelées à faire preuve de leur propre jugement.<br /> <br /> La Commission travaille sur le sujet en collaboration avec l’autorité comptable FASB (Financial accounting standards board), qui devrait proposer dès cette semaine des directives supplémentaires au sujet de la fair value.<br /> <br /> Pour autant, le pas consenti par les autorités pour une relative souplesse des principes comptables a semblé bien timide aux yeux de certains législateurs, pour qui la fair value participe activement à l’aggravation de l’actuelle crise financière. Pour certains groupes financiers et leurs lobbyistes à Washington, le principe serait à remettre totalement en cause, car il implique la comptabilisation de prix « irréalistes ».<br /> <br /> <br /> Le représentant Todd Tiahrt a même affirmé hier que le vote de la Chambre sur le plan Paulson aurait pu être nettement positif lundi s’il avait prévu une suspension unilatérale de l’application du principe de juste valeur.<br /> <br /> <br /> Pour d’autres, comme le Président de la Fed Ben Bernanke, estime que la fair value est indispensable à la préservation d’une certaine confiance dans le marché
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C
<br /> Oui, merci !<br /> J'avais lu certaines de ces infos, mais j'ai eu la flemme d'aller les rechercher !<br /> L'information en France, et peut-être ailleurs, est vraiment de la propagande : toutes ces infos en français sont fausses, pour faire adopter des règles pour permettre aux banques européennes de ne<br /> pas plonger, alors qu'aux US, après le ménage, tout sera propre en ordre<br /> C'est impressionnant ! dans le plus pur style URSS<br /> <br /> <br />
J
Un autre exemple de journaleux propagandistes<br /> <br /> http://econoclaste.org.free.fr/dotclear/index.php/?2008/12/16/1512-chiffres-en-folie
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F
Et l'on nous ment sur les crédits en France?<br /> <br /> Voici ce qu'indique Dominique Thiébaut sur un blog du Nouvel Obs en se basant sur document de la banque de France :<br /> <br /> http://conjoncture.blogs.nouvelobs.com/<br /> <br /> '' depuis le déclenchement de la crise, à l'automne 2007, les banques ont vu exploser leurs marges sur les crédits – notamment immobiliers - qu'elles accordent aux clients ! ''
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J
Ne confondez-vous pas ?<br /> <br /> ce sont les banques US qui ont demandé et obtenu la suspension de cette norme que, sinon, elles auraient dû déjà mettre en place.<br /> <br /> Ce qui leur permet notamment de planquer un maximum de cadavres en "level-3" ; mais la fin de l'année arrive. Le bilan annuel est audité (pas les trimestriels).<br /> <br /> Il suffira de suivre Goldman Sachs et la n°1, JP Morgan-Chase. Cette dernière est engagée pour plus de 43 T$ sur les dérivés ; en hors-bilan : trois fois le PIB US !
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C
<br /> Non !<br /> Cf un article du 7 décembre sur le WSJ qui faisait bien le point sur ce problème, mais la propagande franchouillarde répand exactement l'idée contraire !<br /> <br /> <br />