Superbe rétablissement de l’Amérique !
Contrairement à ce que tous les bonimenteurs et journaleux répètent, les Américains ont superbement réussi à rétablir une situation économique idéale depuis quelques mois…
En effet, le PER (Price Earning Ratio) est redescendu dans une valeur normale aux alentours de 15 depuis juillet 2007 alors qu’il avait dangereusement trop augmenté au cours des décennies passées,
Graphique 1 :
Cliquer ici pour agrandir le graphique.
L’EPR (l’inverse du PER en pourcentage) qui mesure la rentabilité des capitaux investis en actions, est revenu aux alentours de 6 à 7 %,
Graphique 2 :
Cliquer ici pour agrandir le graphique.
Pour la première fois depuis la fin des années 70, l’EPR est revenu nettement au dessus des rendements des Notes à 10 ans, le placement de référence de pères de famille,
Graphique 3 :
Cliquer ici pour agrandir le graphique.
Depuis que la Fed mène une action énergique afin d’éradiquer l’inflation (c’est à dire depuis 1980), les rendements des Notes baissent, et après les fortes turbulences provoquées par B-2, l’EPR est remonté, ce qui correspond à une situation idéale : la rentabilité des capitaux investis en actions est devenue supérieure aux placements de père de famille qui ne génèrent a priori pas de création de richesses nouvelles puisqu’elles portent sur des dettes publiques,
Graphique 4 :
Cliquer ici pour agrandir le graphique.
Déflatées (c’est à dire diminués de l’incidence de l’inflation par le PCE:PILFE), les variations sont du même ordre qu’en valeurs nominales,
Graphique 5 :
Cliquer ici pour agrandir le graphique.
Ainsi, la rentabilité réelle des investissements en actions (l’EPR) est maintenant de l’ordre de 6 %, nettement supérieure aux rendements réels du 10 ans,
Graphique 6 :
Cliquer ici pour agrandir le graphique.
L’écart entre la rentabilité réelle des investissements en actions (l’EPR) et les rendements du 10 ans est maintenant de l’ordre de 5 points comme à la fin des années 70, mais sans inflation,
Graphique 7 :
Cliquer ici pour agrandir le graphique.
Ainsi, les Américains, c’est à dire la Fed et le gouvernement, ont agi très efficacement pour restaurer une structure idéale des taux : une inflation dans la zone idéale de 1,0 à 1,5 % (qui est certainement atteinte en ce mois de janvier), des rendements réels des Notes à 10 ans dans les 2 % (ces rendements vont remonter prochainement), une croissance du PIB réel dans les 3 % correspondant à l’optimum, et une rentabilité réelle des capitaux investis en actions de l’ordre de 6 %.
Le rétablissement de ces équilibres a été un peu mouvementé…
Comme toujours, les données sont celles de notre ami Fred de Saint Louis, celles du PER sont celles d’un autre Fred : Fred Rabeman (jusqu’en 2005) et celles de Standard & Poor’s pour les trimestres suivants (S&P 500 EARNINGS AND ESTIMATE REPORT).
J’avais consacré un certain nombre d’analyses sur cette structure idéale des taux sur mon ancien blog que Guy Millière
et sa bande de margoulins
ont supprimé sans me prévenir…
***