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Bénéfices normaux et anormaux

Bénéfices normaux et anormaux


J’ai écrit un billet sur les bénéfices des entreprises américaines le 8 juillet 2008, cliquer ici pour le lire, mais je dois y apporter quelques modifications compte tenu des chiffres qui sont actuellement disponibles et de ce qui s’est passé depuis cette date…


Les bénéfices des entreprises américaines ont considérablement augmenté (anormalement en fait) jusqu’au premier trimestre 2006, puis ils ont baissé depuis le 2° trimestre 2008,

Graphique 1 :

 

(cliquer ici pour agrandir le graphique)


Ils ont considérablement augmenté jusqu’au début 2006 sur une tendance longue de 7,8 % par an,

Graphique 2 :

 

(cliquer ici pour agrandir le graphique)


Cette tendance de 7,8 % était en fait anormale car elle était supérieure à la tendance longue qui est de l’ordre de 7,25 % à 7,5 %,

Graphique 3 :

 

(cliquer ici pour agrandir le graphique)


Cette petite différence change tout : les bénéfices étaient en fait anormaux, c’est à dire supérieurs à la norme à cause de certains dysfonctionnements qui ont alors été mal identifiés.


L’effondrement financier qui s’est produit après le 15 septembre 2008 n’est donc pas anormal (ou extraordinaire) mais un retour (ou un rétablissement) dans les normes !


Les bénéfices réels (normaux) représentent maintenant 7 à 8 % du PIB,

Graphique 4 :

 

(cliquer ici pour agrandir le graphique)


Les entreprises distribuent de plus en plus de dividendes : 75 % de leurs bénéfices, là aussi c’est un record historique,

Graphique 5 :

 

(cliquer ici pour agrandir le graphique)


Les dividendes distribués ont bondi depuis 2003 : ils représentent presque 6 % du PIB, ce qui constitue un record historique là aussi,

Graphique 6 :

 

(cliquer ici pour agrandir le graphique)


Les entreprises ont continué à investir de 7 à 7,5 % du PIB, ce qui est important,

Graphique 7 :

 

(cliquer ici pour agrandir le graphique)


B-2 a malheureusement fait supprimer la publication des chiffres de M3 depuis qu’il préside la Fed.
Cependant, le chiffre constitué par l’addition des cash flows et des dividendes distribués donne une indication intéressante de l’évolution globale de la trésorerie des entreprises américaines qui représente maintenant 16 % du PIB, ce qui est là encore un record historique,

Graphique 8 :

(cliquer ici pour agrandir le graphique)


Malgré la correction qui s’est produite depuis le 15 septembre, tout continue dans les normes et les tendances longues,

Graphique 9 :

 (cliquer ici pour agrandir le graphique)


L’Amérique n’est pas au bord du gouffre ! comme le répètent depuis plus de 50 ans les journaleux ni les bonimenteurs


Les Américains (comme les Chinois), savent que leur richesse et leur bien-être dépendent d’une bonne application du capitalisme libéral.
La Fed et le gouvernement y veillent.

***

 

 

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L
bonjour et merci a vous pour ce nouveau billet que je me suis efforcé de décripter un peu comme les communiqués de la FED du temps de ce cher ALAN...<br /> au dela de la preuve éclatante de la bonne santé des entreprises US je vois la une confirmation de la surchauffe de l'économie US ( parallelement dailleurs et certainement pas fortuitement les chinois avaient les memes soucis ds le cadre de leur économie) auquel la faillite de LEHMAN le 15 septembre a mis fin de maniere abrupt, la fin de l'adage du too big to fall ayant créer le choc psychologique necessaire a un recalibrage de la croissance sur des bases plus saines et surtout non inflationistes comme c'etait le cas avant le 15 septembre et cela grace au dégonflement de 2 bulles sucessives dans le systeme: les subprimes et les cds...<br /> effectivement si l'on se place du point de vue des agregats monétaires avant le 15 on avait une situation anormale et inédite :une combinaison insolite d'un M1-M2 cad une épargne des ménages trop faible et une M2-M3 cad une tresorerie des entreprises trop forte et qui nous donnait quand mème au final une masse monétaire libre bcp trop faible et génératrice d'une croissance inflationiste a terme....pour faire simple les américains consommaient beaucoup , les entreprises investissaient et distribuaient du dividende selon des normes acceptables mais des benefices anormalement élevées les conduisaient a investir dans des opérations hautement spéculatives et non couvertes(cds et autres dérivés) ce qui conduisait a injecter de l'argent non sain dans le systeme et donc a gonfler artifiellement M3 ce qui a terme est le signe d'un retour a une situation hautement inflationiste...<br /> le lien que vous faites entre benefs anormalement élevés et bulle spéculative inflationiste et bien cette idée me parait des plus interessantes et je puis en appporter une confirmation indirecte au travers du marché brésilien que je m'efforce de suivre...<br /> une petite news avait a l'époque suscité tout mon interet sans que je puisse y apporter la moindre réponse réellement satisfaisante et la lecture de votre billet m'a apporter l'éclairage necessaire ...<br /> <br /> voici la news en question<br /> <br /> Brésil: des entreprises ont perdu jusqu'à 20 mds USD (ministre des Finances) <br /> Date: 27/10/2008 <br /> SAO PAULO, Oct 27 (Thomson Financial) - Le ministre brésilien des Finances,<br /> Guido Mantega, a déclaré lundi à Sao Paulo que les pertes de certaines<br /> entreprises brésiliennes pouvaient atteindre jusqu'à 20 milliards de dollars en<br /> raison de la dépréciation du real depuis l'aggravation de la crise financière<br /> mondiale.<br /> <br /> "Je ne connais pas l'ampleur des pertes. Cela peut être 10, 15 ou 20 milliards<br /> de dollars", a dit M. Mantega, estimant néanmoins que c'était "parfaitement<br /> gérable car ces entreprises ont de l'argent en caisse".<br /> <br /> Des entreprises, telles qu'Aracruz Cellulose, Votorantim (cellulose et papier)<br /> et Sadia (agroalimentaire), ont affiché des pertes importantes après avoir misé<br /> sur la poursuite de l'affaiblissement du dollar par rapport au real brésilien,<br /> alors que le billet vert s'est au contraire fortement apprécié.<br /> <br /> "Les entreprises qui ont été audacieuses sur le marché à terme doivent payer<br /> leur audace et ce ne sera pas le gouvernement qui couvrira leurs pertes", a<br /> assuré le ministre.<br /> <br /> En revanche, M. Mantega a affirmé que le gouvernement "avait l'obligation de<br /> donner du crédit et de la liquidité" aux entreprises, à l'issue d'une réunion<br /> avec le président Luiz Inacio Lula da Silva, celui de la Banque centrale<br /> Henrique Meirelles pour évaluer la crise internationale.<br /> <br /> "L'impact sur le Brésil est toujours le même. Nous avons une forte réduction<br /> momentanée du crédit mais qui est en train d'être résolue par le gouvernement",<br /> a dit M. Mantega, citant notamment le déblocage de 50 milliards de reais (près<br /> de 25 mds USD) des dépôts bancaires obligatoires à la Banque centrale pour<br /> augmenter la liquidité du marché.<br /> <br /> D'autre part, une étude diffusée lundi par le consultant Economatica montre que<br /> les entreprises cotées en bourse des secteurs de la construction civile et de la<br /> celullose avaient été les plus touchées par la crise.<br /> <br /> Depuis le 31 décembre dernier, le secteur de la construction civile, qui compte<br /> une trentaine d'entreprises, a enregistré une perte de 72,3% de sa valeur de<br /> marché et celui de la cellulose et du papier une perte de 67%.<br /> <br /> "Le secteur le moins touché a été celui des télécommunications. Il a subi un<br /> repli de 23,5% de sa valeur de marché au cours de la période", affirme<br /> Economatica.<br /> ----<br /> on n'est pas la dans le cadre de structures bancaires menant des opérations de marché, on est dans le cadre du marché brésilien et d'entreprises industrielles menant des operations de marché non couvertes et identifiés en tant que telle par la banque centrale...<br /> <br /> portez vous bien
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