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Passé, avenir proche, prévisions…

Passé, avenir proche, prévisions…


L’augmentation des bénéfices des entreprises américaines a été trop forte à partir du 3° trimestre 2005 : ils ont alors dépassé les $1 000 milliards (en rythme annuel, triangle jaune),

Graphique 1 :

 

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L’augmentation normale des bénéfices des entreprises américaines devrait être de 7,5 % (d’une année sur l’autre, courbe verte), ce qui signifie que lorsqu’elle est supérieure à la norme (en se rapprochant de la courbe rouge) quelque chose… d’anormal se produit et provoque une augmentation de la masse monétaire qui entraîne une diminution de la croissance du PIB et des bénéfices des entreprises (en se rapprochant de la courbe noire), ce qui était perceptible lorsque la Fed publiait encore les chiffres de M3 : l’augmentation de M3-M2 a accéléré à partir de septembre 2005 (point noir),

Graphique 2 :

 

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M3-M2 qui s’était stabilisé à 25 % du PIB a augmenté anormalement à partir de septembre 2005,

Graphique 3 :

 

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Les bénéfices des entreprises devraient rester au même niveau au 4° trimestre 2008 (qu’au trimestre précédent, soit $1 120 milliards) et commencer à augmenter au 1° trimestre 2009 pour rejoindre au 2° trimestre 2009 leur sommet antérieur atteint fin 2007 aux alentours de $1 200 milliards, mais sans création monétaire (après l’éclatement des bulles des sub-prime et des CDS),

Graphique 4 :

 

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Zoom sur la période postérieure à 1990,

Graphique 5 :

 

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À partir de ces données, comment réagiront les marchés ?


La logique voudrait que le PER global reste aux alentours de 15.


Compte tenu de ces analyses, les marchés évolueront entre une exubérance irrationnelle et la crainte du retour d’une crise pire que celle des années 30…

***

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L
bonjour...et merci a vous...<br /> <br /> si la hot money sera source de bien des turbulences l'argent intelligent s'investit déja en masse par la bande , la ou bien sur ou plus personne ne l'attend : les marchés de la grande chine (hong kong, singapour,shangai..)et brésil en tète...a suivre...<br /> coté panurgisme on est gaté et nos amis krugmanisés a outrance, roubinisés (roubiguignolisés...)en extase s'en donne a coeur joie...comme d'habitude ils ont trouvés dans leurs alliés liberticides(en attente du fameux grand soir...) les goldeux von misés et passés a la moulinette hayekienne des appuis inestimables...<br /> autrement dit que dans ce marasme peu avenant et terriblement bonimenteur bien peu d'analystes financiers surnagent et ce sont dailleurs toujours les mème a faire preuve d'un minimum de sang froid de clairvoyance et d'indépendance..<br /> quelques morceaux choisis de ci de la...enfin surtout en suisse...<br /> <br /> tout d'abord michel juvet (a ne pas confondre avec patrick meme s'il connait bien aussi la musica)qui a fort bien compris que hors les bons plans d'angela et de barack point n'était besoin d'attendre de salut...<br /> <br /> ----------------------<br /> michel juvet/bordier 05/01/09 <br /> (suisse)<br /> Les marchés apprécient le réveil des politiques budgétaires et en particulier le changement d’attitude allemand sur le sujet. Personne ne<br /> sait si et quand ces politiques déploieront les effets escomptés, mais elles permettent au moins d’envisager une sortie du tunnel économique.<br /> Le facteur le plus important pour les prochaines semaines réside dans le déplacement des capitaux parqués dans les obligations<br /> gouvernementales: qui a vraiment envie de garder son épargne rémunérée pendant 30 ans à 2.7% (USD) ? Dans les prochaines semaines,<br /> les marchés actions vont profi ter de cet espoir budgétaire et des déplacement de capitaux. MJ<br /> ------------------------------<br /> les eurozonards auraient tord de penser que les grandes turbulences sont seulement réservés aux méchants ricains qui doivent payer pour leurs péchés et faire acte de contrition... <br /> <br /> -----------------------<br /> JULIUS BAR (suisse) <br /> Pas besoin de tourner autour du<br /> pot: les bourses occidentales se<br /> sont globalement affreusement<br /> comportées l’an passé, à quelques<br /> nuances près. Ainsi aux<br /> Etats-Unis, ce sont finalement<br /> les valeurs industrielles du Dow<br /> Jones qui ont le moins reculé en<br /> accusant une perte de 29,42%<br /> sur une année au 4 janvier, tandis<br /> que les actions cotées au S&P<br /> 500 ont enregistré une baisse de<br /> leur valorisation de 33,99%. Les<br /> titres des entreprises technologiques<br /> du Nasdaq ont le plus<br /> souffert de la crise financière et<br /> économique dans ce pays en décrochant<br /> de 34,83% sur la même<br /> période. Les 50 plus importantes<br /> capitalisations européennes du<br /> DJ Euro Stoxx ont baissé de<br /> 40,6%, une chute qui se lit aussi<br /> dans la dégringolade des valeurs<br /> françaises avec une perte de<br /> 38,50% sur le CAC 40, et de<br /> 36,31% sur le Dax allemand. La<br /> Bourse de Londres a finalement<br /> cédé le moins de terrain parmi<br /> les grandes économies d’Europe<br /> avec une perte de 28,14% sur le<br /> FTSE 100 (lire ci-dessous). En guise<br /> de comparaison, le SMI se situe<br /> plutôt dans le bas de la fourchette<br /> en concédant 34,78%.<br /> Parti des Etats-Unis et de sa crise<br /> du subprime, le mouvement<br /> baissier a eut tôt fait de se répercuter<br /> dès l’été 2008 d’Europe aux<br /> pays asiatiques développés dans<br /> un court laps de temps, le Nikkei<br /> 225 décrochant très fortement<br /> de 42,12%, pour un Hang Seng<br /> hong-kongais qui a payé un très<br /> lourd tribu au ralentissement,<br /> voire à la récession mondiale selon<br /> certains, avec la magistrale<br /> destruction de valeur de 45,34%<br /> de son indice.<br /> On est ici bien loin du découplage<br /> des économies pronostiqué,<br /> la crise s’étant très rapidement<br /> en fin de compte<br /> répercutée aux pays les plus développés<br /> d’Asie. De sorte que<br /> toutes les principales places<br /> boursières des pays occidentaux<br /> ont vu leur indice plonger au niveau<br /> atteint autour de 2002<br /> dans le creux qui a suivi l’effondrement<br /> de la bulle Internet.<br /> <br /> Les bourses d’Europe<br /> devraient encore chuter<br /> <br /> Toute la question restant à savoir<br /> si les funestes perspectives<br /> économiques et les avertissements<br /> sur bénéfice communiqués<br /> en cascade par les entreprises<br /> dès l’automne passé, et<br /> probablement encore à venir,<br /> sont entièrement intégrés dans<br /> cette chute faramineuse des<br /> bourses. Et si les marchés ont<br /> déjà subi une baisse identique<br /> de leur valorisation, ou si certaines<br /> places ont encore un certain<br /> «retard» à rattraper. Si Julius Bär<br /> juge que la baisse des bénéfices<br /> sur les marchés internationaux<br /> s’est produite de façon relativement<br /> synchrone, la banque voit<br /> pourtant des différences marquées<br /> sur leur évolution à venir,<br /> particulièrement entre les Etats-<br /> Unis et l’Europe. Dans ce premier<br /> pays, la chute abrupte des<br /> bénéfices a déjà atteint sa tendance<br /> historique, tandis que les<br /> perspectives de leur croissance<br /> sont toujours encore trop optimistes<br /> pour le Vieux-Continent,<br /> mentionne-t-elle dans une récente<br /> étude. Considérant les attentes<br /> du marché, l’institut note<br /> aussi une grande différence entre<br /> le consensus des analystes au<br /> sujet du bénéfice par action qui<br /> l’attend à 75,40 dollars l’an<br /> passé pour les entreprises du<br /> S&P 500, soit une baisse de 10%<br /> par rapport à 2007, et une augmentation<br /> des bénéfices de 9%<br /> l’an prochain, alors que le niveau<br /> de l’indice suggère un recul<br /> bien plus important. La<br /> même réflexion vaut pour l’Europe,<br /> où le taux de croissance<br /> des bénéfices 2008 a été bien<br /> plus révisé à la baisse en Suisse<br /> et en Allemagne (de plus de 30%)<br /> qu’au Royaume-Uni (moins 5%)<br /> et dans la zone euro (moins<br /> 13%), ces deux dernières régions<br /> allant alors vivre une révision<br /> bien plus importante en 2009,<br /> selon Julius Bär. Elle prévoit globalement<br /> pour cette nouvelle<br /> année une baisse de la croissance<br /> du bénéfice des entreprises<br /> de 21% en moyenne.<br /> L’écart de taux retarde<br /> la reprise des actions<br /> Un autre point d’incertitude<br /> concerne l’influence de l’endettement<br /> des entreprises et des mesures<br /> étatiques de relance sur la<br /> rapidité avec laquelle les indices<br /> boursiers vont se reprendre. Lors<br /> de la plupart des précédentes récessions,<br /> les marchés des actions<br /> ont été à nouveau haussiers un ou<br /> deux trimestres avant que les PIB<br /> ne croissent à nouveau.<br /> <br /> AGEFI 5/1/09 <br /> ----------------------------<br /> le mot de la fin (toute provisoire) a philippe rey qui se moque gentiment de ses congéneres roi de la panurge...<br /> ---------------------------------<br /> <br /> philippe rey/agefi <br /> <br /> Beaucoup de monde au sein de la communauté<br /> financière se montre actuellement<br /> favorable aux emprunts d’entreprise,<br /> compte tenu des gros écarts («spreads»)<br /> qui existent par rapport aux emprunts<br /> sans risque dans lesquels ont fui maints<br /> investisseurs, tout en restant, pour<br /> certains d’entre eux, collés à des investissements<br /> peu liquides, dont les hedge<br /> funds. Une pensée qui se dégage de plus<br /> en plus au sein des banques et sociétés de<br /> gestion de fortune est de considérer les<br /> actions faiblement valorisées, mais avec la<br /> possibilité cependant d’une baisse supplémentaires<br /> de ces dernières dans un futur<br /> proche. Aussi convient-il de rester neutre<br /> à l’égard des actions et d’attendre pour les<br /> acheter à des prix plus bas. Un mot d’ordre<br /> est de demeurer patient jusqu’à ce que le<br /> prochain marché haussier démarre, sans<br /> doute plus tard dans le courant 2009. En<br /> d’autres termes, les crises conduisent<br /> invariablement à de grosses opportunités<br /> d’achat, mais pas encore. On fait la fine<br /> bouche; les valorisations boursières ne se<br /> révèlent pas encore suffisamment bon<br /> marché, lancent notamment les analystes<br /> de Morgan Stanley. Dans un marché baissier,<br /> la patience est la reine des vertus, la<br /> préservation du capital la règle numéro<br /> une. A la bonne heure! Mais on aurait<br /> voulu entendre fermement cela déjà en<br /> 2007 ou 2006! Par ailleurs, les réticences<br /> qui existent aujourd’hui envers les actions<br /> font penser à celles que l’on entendait en<br /> 1974 ou en 1979, à savoir deux grands<br /> moments propices à l’achat d’actions!<br /> Savoir si le marché boursier peut encore<br /> baisser ou si les actions ne monteront pas<br /> dans un premier temps n’est pas si important<br /> que d’acheter des actions de sociétés<br /> de qualité qui se négocient à des multiples<br /> bas, pour ne pas dire ridicules pour quelques-<br /> unes d’entre elles. Le tout est d’acquérir<br /> de tels titres tout en se montrant<br /> patient et en gardant la tête froide. Ce<br /> n’est pas parce que les autres sont<br /> d’accord avec vous que vous avez tort ou<br /> raison. Une erreur serait certainement de<br /> croire à un scénario à la japonaise avec un<br /> long marché baissier, à une dépression<br /> économique ou bien de se ruer vers l’or,<br /> sans doute une des rares bulles qui subsistent.<br /> Ceux qui attendent des temps<br /> meilleurs pour investir en actions<br /> maintiendront probablement cette posture<br /> jusqu’à ce que le marché haussier soit déjà<br /> bien enclenché. L’investisseur américain<br /> Jeremy Grantham a longtemps averti que<br /> les actions étaient globalement surcotées.<br /> Désormais, il affirme que celui qui achète<br /> des actions en étant prêt à les garder en<br /> dépôt durant plusieurs années fera une<br /> bonne affaire. Il est vrai avec la capacité de<br /> supporter une volatilité élevée et une<br /> baisse possible à court terme. Le futur<br /> n’est jamais clair; les investisseurs paient<br /> souvent un prix élevé pour un consensus<br /> confortable. Pourtant, l’incertitude, qui se<br /> trouve vraisemblablement à son comble<br /> maintenant, est l’ami de l’investisseur à<br /> long terme.<br /> La crise procure des opportunités<br /> mais avec le risque de trop attendre.....<br /> <br /> 5/01/09<br /> ----------------------------<br /> portez vous bien....
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L
bonsoir petite réaction a chaud concernant votre nouveau billet qui vient compléter votre billet d'hier mais en ouvrant me semble t il la une nouvelle perspective quant a l'évolution des marchés du moins sur une période breve..<br /> l'identification de benefs anormalement élevés des entreprises US en créant un exces de liquidité non absorbé de maniere traditionnelle par les marchés est devenu une source de volatité...cet exces de liquidité ne pouvant s'investir dans des Actifs-bulles spécifiques type immo (subprime) actions avec levier d'endettement (cds et dérivés en général)cette hot money devrait passer d'un actif a un autre exarcerbant les stratégies momentum a la hausse comme a la baisse...on aurait donc une sorte de marché de trading range large et exacerbé dans ses mouvements....<br /> la question que l'on peut se poser alors c'est si cette situation quelque peu inédite(retour a la volatilité) ne tient pas tout bonnement a la structure actuelle des indices boursiers: des financieres trop affaiblies et qui n'assurent plus leur role de stabilisateur de naguere et le poid trop important des entreprises liées aux matieres premieres tres sensibles a la fois a des mouvements et controle de type spéculatif et des news conjoncturelles affectant de maniere court termiste aussi bien la demande que l'offre...<br /> ceci dit, partant de la on peut imaginer alors aisement que la veritable sortie de crise et le début d'un veritable bull market ne pourront se faire qu'avec le retablissement complet du secteur financier us...ceci signifierait pour ce secteur sur le SP500 des progressions sensiblement supérieures aux autres composantes de l'indice...élément important d'appréciation: c'est déja le cas du secteur des banques régionales US comparé aux reste du SP500....
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C
<br /> Toujours très intéressantes, importantes même, vos interventions !<br /> La volatilité est et restera élevée, cf "le temps des turbulences" d'AG...<br /> ... car il y a beaucoup d'argent en attente de placement, et les investisseurs ne comprennent pas les problèmes posés, d'où leurs réactions dans tous les sens<br /> La spéculation gagnante résulte de la connaissance des problèmes éco et fi fondamentaux, et des réactions des panurgistes<br /> <br /> <br /> <br />
Y
Totalement hors-sujet, mais susceptible d'intéresser vos lecteurs, la forte baisse de l'euro observée aujourd'hui est due à la découverte d'un scandale de grande ampleur (35 milliards d'euros) sur des obligations émises par les authorités italiennes dans les années 90. Le montage (relativement compliqué) reposait sur un système d'adossement (dette-placement) censé faire économiser de l'argent aux italiens. Le problème est que la partie placement reposait en partie sur des dérivés qui se sont avérés perdants. Résultat : les italiens vont devoir payer beaucoup plus que prévu et assignent les banques qui sont selon eux, les responsables du désastre (Deutsche Bank, JP Morgan Chase, UBS and Dublin-based Depfa, part of Germany's Hypo Real Estate)<br /> <br /> Viva italia<br /> <br /> En France, il n'y a pas de quoi se vanter non plus, car bon nombre de collectivités locales n'ont pas fait mieux. Dans certaines régions, les départements enregistrent des pertes colossales sur des instruments complexes qui ressemblent fortement à ceux souscrits par les italiens.<br /> <br /> http://www.telegraph.co.uk/finance/newsbysector/banksandfinance/4110163/Italian-bond-scandal-could-ensnare-banks.html
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