L’or
Les moindres erreurs d’analyse font mal : l’augmentation anormale des bénéfices des entreprises américaines après le 3° trimestre 2005 était le signe d’un grave dysfonctionnement et non pas celui d’une bonne santé comme le claironnait Alan Greenspan !
La décision de B-2 de ne plus publier les chiffres de M3 complique les analyses car cette information importante a disparu et les autres sources sont insuffisantes et trop tardives.
B-2 a gagné en furtivité, mais le monde a beaucoup perdu en visibilité.
Les cours de l’or sont un autre indicateur de l’anormalité compensant plus ou moins bien la perte due à l’arrêt de la publication des chiffres de M3.
En effet, les cours de l’or ont évolué normalement de 1971 à 2000-2001 (où ils fluctuaient aux alentours de $250) puis à juillet 2005 (à $420) mais ils ont augmenté à un rythme anormalement très élevé à partir d’août 2005 jusqu’au point de retournement du 18 mars 2008 (pour atteindre un record historique à plus de $1 000) lorsque la Fed a baissé son taux de base car les gérants de capitaux ont compris qu’il était préférable de sortir des placements risquant un effondrement, ce qui s’est effectivement passé.
Depuis le point haut du 18 mars 2008, les cours ont baissé logiquement sur une tendance lourde en fluctuant en fonction des circonstances : l’effondrement financier après le 15 septembre 2008 a fait remonter les cours, ainsi que les déclarations d’Henry Paulson à la mi-novembre et surtout l’intervention israélienne dans la bande des Musulmans de Gaza.
L’or a l’avantage et l’inconvénient d’être un indicateur très (trop) synthétique.
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