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M3 et les idiots inutiles : + les matheux !

M3 et les idiots inutiles : + les matheux !


Ce billet est la suite logique du précédent.


Un certain nombre de personnes prétendent avoir reconstitué la série de M3 pour les États-Unis après 2006 par extrapolation de données antérieures.


NowAndFutures (cliquer ici pour voir leur graphique) arrive aux mêmes résultats que ShadowStats (cliquer ici pour voir leur graphique) en considérant que M3 est fonction de M2 : l’augmentation de M3 amplifierait celle de M2 selon une formule mathématique qui donnait un coefficient de corrélation très élevé avant 2006, les résultats obtenus après 2006 ayant ainsi une quasi certitude de correspondre à la réalité d’après leurs affirmations.


En fait, le problème qui se pose est simple et classique : une corrélation existait effectivement entre M3 et M2, mais cela ne signifie pas qu’il y a une relation de causes à effets entre ces deux séries,

Graphique 1 :

 

Cliquer ici pour agrandir le graphique.


En effet, les variations de M2 correspondent à la réaction des Américains qui font varier leur épargne (M2-M1) et leurs disponibilités (M1) en fonction de leurs anticipations de croissance alors que celles de M3-M2 traduisent l’évolution de la trésorerie des entreprises qui ne dépend pas nécessairement du comportement des consommateurs.


Ainsi, les entreprises américaines ont toujours manqué de trésorerie jusqu’à la fin des années 90 (elles étaient globalement trop endettées et dépendantes des taux d’intérêt), alors que les Américains ont tendance à conserver une épargne représentant globalement 40 à 45 % du PIB en temps normal et de moins en moins d’argent sur leurs comptes courants (l’augmentation de M2 était donc faible, inférieure à celle de la croissance du PIB),

Graphique 2 :

 

Cliquer ici pour agrandir le graphique.


Au début des années 2000, les entreprises américaines ont enfin bénéficié d’une trésorerie confortable, trop abondante même pour certaines d’entre elles.
Ainsi, Microsoft disposait de plus de $50 milliards de disponibilités (cash) dont la rentabilité était quasiment nulle.


Dans ce cas, l’augmentation de M3-M2 est une bonne chose, un signe d’excellente santé alors que l’augmentation de M2 est au contraire un signe de crainte face à l’avenir, et sa baisse un bon signe : celui d’une amélioration à venir de la situation des Américains.


Microsoft comme beaucoup d’autres entreprises américaines a pris les mesures qui s’imposaient : les bénéfices ont été distribués sous forme de dividendes (pour la première fois de son histoire !), qui ont même été globalement en augmentation pour l’ensemble des entreprises américaines (pour atteindre 75 % des bénéfices) qui ont racheté une part non négligeable de leurs actions, ce qui a stabilisé ou fait augmenter faiblement M3-M2 en réalité après 2006.


L’évolution de M3-M2 après 2006 ne peut donc en aucun cas être extrapolée de la période précédente.


Ces sites font là une erreur élémentaire, grossière et évidente.


Par ailleurs, les dérapages qui se sont produits avec la titrisation des emprunts hypothécaires classés en sub-prime et les engagements qui n’étaient pas correctement couverts sur des produits dérivés (CDS) n’auraient peut-être même pas été très visibles dans les chiffres de M3-M2 car ils existaient avant d’avoir été correctement comptabilisés.


Les dysfonctionnements qui se sont produits au cours de ces derniers mois n’ont pas d’antériorité.


Ils ne pouvaient être décelés que par une bonne connaissance de ce qui se passait dans certains établissements financiers (banques et compagnies d’assurance).


Les gens de la Fed ont été bien informés et ils ont parfaitement bien réagi pour faire éclater ces deux bulles qui, sinon, auraient eu ultérieurement des effets catastrophiques.


Il est assez curieux de constater que les matheux et autres scientifiques officiels et autoproclamés considèrent toujours que le résultat de leurs travaux sont justes et fiables car ils sont obtenus à partir de calculs qu’ils qualifient de scientifiques.


En fait, l’économie et la finance ne peuvent jamais être traduites en équations.


Tous les modèles économiques qui ont été conçus par des scientifiques ont échoué.


Seuls les bons raisonnements économiques sont fiables.


Un médecin spécialiste en la matière, consulté à ce sujet, affirme qu’il est difficile et pénible de réfléchir correctement (ce qui demande beaucoup d’efforts) et qu’il est beaucoup plus simple et confortable de répéter ce que tout le monde dit, ce qu’on a l’habitude de dire et envie de dire.


Cette maladie s’appelle le Panurgisme.
Elle n’est pas nouvelle !

 

 

***


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J
Désolé pour le décalage permanent de mes réflexions ! On ne se refait pas !<br /> Le post "Bonne année 2009 ! … un peu grâce à B-2" dans lequel Jean-Pierre écrit "les Américains (en particulier le gouvernement et le bombardier furtif B-2) ont tendu un piège diabolique aux marchés en faisant croire que W. avait donné son accord aux Israéliens pour une intervention militaire en Iran,..." http://www.jpchevallier.com/article-26297203.html se termine par... Zut, erreur, il s'agit plutôt du post "Le beau cadeau de Noël de B-2 !" http://www.jpchevallier.com/article-26071522.html qui se termine par "<br /> Dieux, que la guerre monétariste est jolie !". Ce que je voulais commenter égard à ce post et commentaires fustigeant les matheux.<br /> En faite, il s'agit bien de deux mondes en lutte : l'un qui se veut statique et l'autre qui se cherche en évolution constante. <br /> D'une part le monde de la prairie que l'on veut éternel à l'image des règles coraniques et d'autre part le monde d'esprit agricole source d'évolution permanente.<br /> D'une part le monde des stats, de la gestion statistique, monde qui ne reconnait que la foule, et d'autre part le monde qui reconnait l'importance d'un seul individu susceptible de changer le monde entier...<br /> Curieusement Georges Barbarin avait écrit un ouvrage "Dieu est-il mathématicien ?" écho donc à une compréhension mathématique de l'univers, localement domaine d'excellence des français en matière financière. Mais Georges Barbarin a aussi écrit un manuscrit "Dieu est-il agriculteur ?" dont j'ai une copie...<br /> Donc quand JP écrit Dieux avec un x, je comprend d'une part le dieu de la foule, du panurgisme (de la précipitation vers le niveau zéro maritime) et d'autre part le dieu judéo-chrétien... qui génère des hommes qui sortent du lot et entrainent la foule vers des niveaux de vie supérieurs ne serait-ce que matériellement.
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T
A propos de l'article du NYT, il faut le lire pour saisir la complexité du sujet de même qu'écouter la petite vidéo de D Sanger. Il se joue une partie d'espionnage et d'actions secrètes gigantesque qui nourrira de futurs scénarios si nous sommes encore là. <br /> En effet les israéliens sont persuadés que l'Iran n'a pas arrêté son programme nucléaire militaire et en tout état de cause ne peuvent prendre le risque du doute! Les américains sont partagés à la fois sur la réalité du programme et sur les moyens de l'arrêter. Ils disent le saboter secrètement ce qui est un pis aller bien évidemment car le résultat n'est pas assuré et l'incertitude persiste. Les marchés vont donc connaître d'autres réactions "inexpliquées" car BO va faire face à une situation en pleine évolution. Compte tenu de la situation intérieure et de ses options politiques il est probable qu'il temporise mais sera ce du goût d'Israël?
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C
<br /> Oui !<br /> ... cf ma stratégie du désordre : le problème est de maitriser le désordre dans cette région du monde<br /> <br /> <br />
L
Les infos de Chevallier viennent d'être confirmées par une dépêche AFP du Figaro :<br /> <br /> ==========================================<br /> <br /> Le président américain George W. Bush a rejeté en 2008 une demande secrète d'Israël de mener un bombardement aérien contre le principal complexe nucléaire iranien à l'aide de bombes anti-bunker, rapporte le New York Times (NYT) sur son site internet.<br /> <br /> Le quotidien, qui cite des hauts responsables américains et étrangers s'exprimant sous le couvert de l'anonymat, affirme cependant que le président Bush a autorisé des opérations secrètes destinées à saboter les tentatives présumées de l'Iran de développer des armes nucléaires.<br /> <br /> Selon le journal, la demande avait été formulée par le Premier ministre israélien Ehud Olmert, qui avait réclamé des bombes anti-bunker à haute pénétration ("bunker-busting bombs") et l'autorisation de survoler le territoire irakien pour attaquer le complexe iranien d'enrichissement d'uranium de Natanz (centre).<br /> <br /> Des hauts responsables américains, emmenés par le secrétaire à la Défense Robert Gates, ont convaincu le président que toute attaque contre l'Iran serait contre-productive et conduirait Téhéran à expulser des inspecteurs nucléaires internationaux et à camoufler encore plus son programme atomique, selon le NYT.<br /> <br /> ==========================================<br /> <br /> Comme quoi les médias normaux nous cachent quand même beaucoup de choses ! Heureusement que quelques privilégiés ont accès à ce blog.
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C
<br /> ça fait au moins la 2° fois que "des gens bien informés" confirment + ou - officiellement que W. n'a jamais autorisé les Israéliens à intervenir en Iran...<br /> ce qui confirme une fois de + que l'info était juste !!!<br /> ce qui signifie aussi que je ne suis pas le seul à m'être fait avoir !<br /> et d'autres que moi en veulent beaucoup à W.<br /> <br /> <br />
L
bonjour, un bel exemple de modèle pseudo rationelle et scientifique dans le cadre d'un raisonnement faux : ce sont les modèles économétriques utilisés a partir des stats...<br /> l'université française en matiere d'économie en est friand, mais on retrouve hélas ce syndrome par exemple chez le polytechnicien patrick artus responsable recherche pour la banque NATIXIS...en effet il balance a tous va pour justifier les errements de sa pensée keynésienne de tels modèles qu'il voudrait marqué du sceau de la méthode scientifique...il suffit alors de suivre les résultats de natixis pour mesurer la validité et la plénitude d'une telle démarche...<br /> n'oublions pas non plus qu'a l'origine du scandale et de la faillite d ENRON il y a une modélisation réalisée par de "prestigieux nobels"... enfin il n'y a qu'a voir ce dont sont capableS par la parole les KRUGMAN et autre STIGLITZ pour imaginer les ravages engendrés s'ils se mettaient a penser...
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D
A enfin! Je suis ravi! L'econmie n'est donc pas une science: je suis d'accord avec vous. L'economie en tout cas n'est pas une science exacte. Comme vous le faites, il faut constamment etudier les chiffres, et ne pas croire qu'un seul axiome explique tout. Probleme:<br /> 1) C'est contraire a ce que proclamait Friedman, et qui est la source ideologique encore dominante.<br /> 2) Cela signifie que les axiomes de 'destruction creatrice', 'benefice commun', etc, qui sont dans les billets, soient justifies d'une autre maniere, puisque desormais non dogmatiques...
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