Turbulences historiques hebdomadaires
Sur les deux premières semaines d’avril, les turbulences sont historiques : dans la semaine finissant au 6 avril, les Américains ont diminué leur épargne de $153 milliards (par rapport à la semaine précédente) pour alimenter leurs comptes bancaires qui ont augmenté de $90 milliards, et au 13 avril ils ont au contraire augmenté leur épargne de $70 milliards qu’ils ont prélevé sur leurs comptes courants (dont les dépôts ont diminué d’autant),
Graphique 1 :
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Des mouvements d’une telle ampleur n’ont été enregistrés historiquement qu’à deux reprises : lors de l’effondrement financier du 15 septembre 2008 (point noir) et à la veille de l’investiture d’Obama (point jaune).
Lors des attentats de 11 septembre 2001, les Américains n’ont augmenté leur épargne que de $50 milliards (par rapport à la semaine précédente),
Graphique 2 :
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Les turbulences sur les marchés financiers augmentent considérablement depuis que le bombardier furtif B-2, Ben Bernanke, a pris la direction de la Fed (triangle jaune).
De telles turbulences étaient importantes mais moins nombreuses au début des années 80 (points bleus) lorsque la Fed (dirigée par Paul Volcker) et le gouvernement de Ronald Reagan ont pris les mesures énergiques qui ont mis fin à l’augmentation de l’inflation en créant une crise dont les conséquences ont été beaucoup plus graves que la récession actuelle,
Graphique 3 :
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L’épargne des Américains est revenue dans sa tendance haussière longue,
Graphique 4 :
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J’avais prédit une baisse de… l’augmentation de l’épargne (M2-M1) des Américains à partir du 30 mars, mais je ne pensais pas que les fluctuations allaient être d’une telle ampleur !
Graphique 5 :
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L’augmentation d’une année sur l’autre de M2-M1 revient dans la zone des 7 % qui correspond à une croissance du PIB réel à son potentiel optimal au 2° trimestre,
Graphique 6 :
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Les billets en circulation augmentent peu au cours de ces dernières semaines : ils restent inférieurs à $850 milliards. La célèbre planche à billets ne fonctionne pas !
Ce sont les dépôts sur les comptes courants qui fluctuent car beaucoup d’Américains hésitent : soit ils augmentent leurs avoirs sur leurs comptes pour payer leurs achats, soit ils augmentent leur épargne de précaution,
Graphique 7 :
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Le comportement des Américains conditionne la reprise de la croissance (c'est le béhaviorisme).
Après avoir atteint leur plus bas le 9 mars, les indices d’actions ont repris.
Les Américains sont optimistes, ils ont confiance en l’avenir et ils sont rassurés par leur nouveau président qui n’y est pour rien dans la reprise de la croissance mais il en est le grand bénéficiaire !
La reprise de la croissance américaine se propagera dans le reste du monde, y compris dans la Vieille Europe, mais à un rythme plus faible et dans un certain désordre…
Seule l’analyse des variations des agrégats monétaires permet d’anticiper correctement l’évolution des marchés, ce qui alimente la spéculation gagnante...
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