Censure et propaganda française
L’AFP, l’Agence Française de la Propaganda censure parfois ses propres dépêches…ce qui est une information encore plus importante car cela révèle l’importance de problèmes que le bon peuple franchouillard ne doit pas connaître sur la situation de son système bancaire…
Samedi 25 avril en début d’après midi, l’AFP a publié une dépêche reprise par toutes les éditions en ligne de la Pravda par les journaleux et les bonimenteurs des finances :
AFP, 25 avril- Le secteur bancaire allemand a accumulé 816 milliards d'euros d'actifs à risques, révèle samedi la presse allemande en citant un rapport confidentiel du Bafin, l'autorité de tutelle du secteur financier.
Sur cette somme, correspondant à des actifs dits "toxiques" ainsi qu'à des titres invendables (dits "illiquides" en raison du climat de méfiance générale), 355 milliards sont détenus par le réseau des banques publiques régionales, les "Landesbanken", selon ce document révélé par le quotidien Süddeutsche Zeitung et l'édition en ligne du magazine Der Spiegel.
La banque Hypo Real Estate (HRE), dont les difficultés ont été à l'origine de la crise financière en Allemagne, et que le gouvernement d'Angela Merkel veut nationaliser pour la sauver, détient quant à elle 268 milliards de fonds risqués.
Les banques privées sont relativement moins concernées : elles totalisent 139 milliards d'actifs à risque, dont 101 milliards pour l'ensemble Commerzbank/Dresdner Bank, qui a bénéficié jusqu'à présent de 18,2 milliards d'euros d'aide publique.
Cette "fuite", qui a provoqué la colère du Bafin - le gendarme de la Bourse a annoncé qu'il portait plainte et a mis en garde contre toute "interprétation erronée" de ces informations - survient alors que la coalition gouvernementale a promis cette semaine de trouver une solution avant les élections de fin septembre pour soulager les banques de leurs actifs dégradés.
Un projet de loi en ce sens, qui pourrait passer par la création de "bad banks", doit être présenté à la mi-mai.
Ce dossier est d'autant plus délicat pour le gouvernement que la charge réelle qui pèsera à terme sur le contribuable est jusqu'à présent la grande inconnue.
Quelques heures plus tard, toutes les éditions en ligne de la Pravda française ont fait disparaître cette dépêche mais l’article de référence reste quand même accessible sur l’édition en ligne du Spiegel, cliquer ici pour le lire.
J’ai de plus en plus l’impression de vivre en URSS avec une différence : les Russes savaient tous que les informations de la Pravda n’étaient que de la propagande tandis que les Français sont persuadés que les journaleux et bonimenteurs des finances les informent correctement et que les gens comme moi ne sont pas crédibles.
Une dépêche de Reuters reprenant un article des Échos a même précisé :
Des responsables français ont souligné à plusieurs reprises que la capitalisation relativement solide des établissements français écartait tout besoin de création d'une "bad bank".
Christian Noyer a fait savoir qu'il n'était pas question de créer une "bad bank" pour y transférer les actifs toxiques.
Conclusion : fermez les yeux, faites nous confiance, laissez nous faire, laissez vous faire disent et répètent les banquiers français.
Yapa d’actifs toxiques dans les banques françaises qui sont bien capitalisées, qu’on se le dise !
L’auteur du blog signé Lupus est manifestement sur la même longueur d’onde que moi, à quelques variantes près, cliquer ici pour lire ses billets.
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