Crédit Suisse 2° trimestre 2010
La commission d’experts nommée par le Conseil Fédéral (gouvernement en français d’Helvétie) adopte une position proche de celle de ce bon vieux Greenspan en exigeant un niveau minimum de 10% détenu sous la forme de common equity, soit des fonds propres de base de qualité supérieure revêtant la forme de capital libéré, de réserves ouvertes et de bénéfices reportés pour les big banks présentant un risque systémique… ce qui correspond exactement à mes analyses antérieures, cliquer ici pour lire un article bien documenté de Swissinfo.ch à ce sujet.
Avec un µ de 26 UBS est loin de respecter actuellement ces exigences (un µ de 10 au maximum), cf. mon billet à ce sujet, cliquer ici pour le lire.
Il en est de même pour Crédit Suisse,
| Crédit Suisse | 2008Q4 | 2009Q2 | 2009Q4 | 2010Q1 | 2010Q2 |
| Total dettes | 1 123 | 1 057 | 983 | 1 026 | 1 091 |
| Capitaux propres | 32,3 | 36,3 | 48,3 | 47,8 | 46,6 |
| µ | 34,8 | 29,1 | 20,3 | 21,5 | 23,4 |
| Tier d'origine | 2,9 | 3,4 | 4,9 | 4,7 | 4,3 |
Les chiffres sont en milliards de francs… suisses.
Avec les dettes actuelles, il manque environ 90 milliards de francs suisses de capitaux propres (en comptant les minoritaires) à UBS pour respecter les normes et 60 milliards à Crédit Suisse, ce qui n’empêche pas leurs dirigeants de prétendre que tout va bien et qu’ils respecteront les normes quand elles s’imposeront !
En dehors de ces deux moutons noirs, les petits Suisses sont les meilleurs banquiers du monde.
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